Cheval de guerre (film)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l’adaptation cinématographique. Pour le roman de M. Morpurgo, voir Cheval de guerre.
Page d'aide sur l'homonymie Pour un article historique sur le sujet, voir Cheval durant la Première Guerre mondiale.
Cheval de guerre
Titre original War Horse
Réalisation Steven Spielberg
Scénario Lee Hall
Richard Curtis
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Entertainment
DreamWorks SKG
Reliance Entertainment
Touchstone Pictures
The Kennedy/Marshall Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Guerre
Drame historique
Durée 146 minutes
Sortie 2011

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Cheval de guerre (War Horse) est un film américain de Steven Spielberg sorti à la fin de l'année 2011 aux États-Unis. Il s'agit de l'adaptation du roman War Horse de Michael Morpurgo, lui-même fondé sur son propre livre pour enfants Cheval de guerre publié en 1982 en Grande-Bretagne.

Ce film rend notamment hommage aux huit millions de chevaux sacrifiés durant la Première Guerre mondiale.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le jeune Albert vit avec ses parents dans une ferme louée dans le Devon, en Angleterre. Son père achète à prix d'or (30 guinées) un magnifique cheval, fasciné par cet animal hors du commun. La mère accepte mal ce cheval, un demi-sang, qui, a priori, ne pourra pas tirer la charrue, dit-elle. Albert parvient à apaiser le cheval. Ensemble, ils réussissent à labourer un champ. Un vrai exploit très important pour eux car ils avaient promis au propriétaire de leur ferme de labourer le champ pour y faire pousser des navets afin de régler leur dette. Dès son arrivée à la ferme, Albert reconnaît le poulain qui est né dans un pré au-dessus du village. Mais en ces temps de Première Guerre mondiale, l'animal est vendu à la cavalerie britannique et envoyé au front, il passe donc du champ de labour au champ de bataille. Albert se voit alors obligé de s'engager à son tour, et vit une aventure atypique, côtoyant des soldats au front, il découvre l'horreur de la guerre. Une petite fille, vivant avec son grand-père, trouve Joey et Toptorm, son compagnon, tous deux échappés. Elle essaye d'apprendre à Joey à sauter, essaye de le monter, car elle n'a pas peur. Malheureusement, les Forces Allemandes arrivent et réquisitionnent de la nourriture et des ustensiles au grand-père. Pendant ce temps, la petite fille est partie cacher les deux chevaux dans sa chambre.

Le lendemain, elle rencontre à nouveau les soldats allemands qui emportent les chevaux pour les utiliser dans les combats. Le grand-père, très malheureux, est bien décidé à les retrouver. Durant son périple, Joey ne laisse personne indifférent, car, par sa présence et son comportement, il donne espoir aux soldats qui l'entourent. Les deux amis, Albert et Joey se retrouveront après bien des souffrances.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur Voxofilm[3] et Version québécoise (V. Q.)

Production[modifier | modifier le code]

Spielberg et son rapport à la pièce[modifier | modifier le code]

  • Ému par la pièce Cheval de guerre tirée du roman éponyme de Michael Morpurgo, auteur britannique de littérature jeunesse, Steven Spielberg décide de porter à l’écran cette émouvante histoire d’amitié entre un jeune garçon et son cheval[4].
  • C'est Kathleen Kennedy, la productrice attitrée de Steven Spielberg depuis 1982, qui lui a vanté les mérites de la pièce, qui a tout de suite plu à Steven Spielberg, lequel a immédiatement décidé d'en faire un film. Kathleen Kennedy a elle-même découvert la pièce en allant la voir avec ses enfants.
  • Steven Spielberg avoue ne pas monter à cheval, bien qu'il en possède une douzaine, notamment pour le plus grand plaisir de sa fille de 14 ans et de sa femme.

Tournage[modifier | modifier le code]

Castle Combe.
  • Ce film nécessite 400 personnes qui travaillent sur le plateau. Plus de 300 chevaux sont utilisés pour le film dont 14 pour Joey.
  • Steven Spielberg a instauré une organisation très stricte pendant le tournage, il dirige le plateau de façon très précise, l'improvisation y est proscrite, et le timing réglé telle une horloge suisse.
  • Le film est tourné à Castle Combe, un petit village situé à quelques kilomètres de Bristol en Grande-Bretagne, dans le comté de Wiltshire, considéré selon les touristes qui s'y rendent comme étant « le plus beau village d'Angleterre ». Steven Spielberg a décidé d'y tourner car le village paraît encore d'époque, et la nature y est laissée sauvage, ce qui offre de très bonnes conditions pour tourner un film d'époque, ici sur la Première Guerre mondiale. D'ailleurs, des scènes de films récents, tels que Wolfman et Stardust, et plus ancien, L'Extravagant Docteur Dolittle, y ont été tournées.
  • L'équipe de tournage a utilisé les services du Longcross Studios

Scénario[modifier | modifier le code]

À mille lieues des films à effets spéciaux, Steven Spielberg renoue avec une vraie esthétique picturale, aussi simple que travaillée. En effet, le film est structuré autour d'épisodes, de tableaux qui racontent de petites histoires qui, mises côte à côte, forment un récit plus large. Le décor est donc acteur à part entière du film. Bien plus, il permet de traduire ce qu'éprouve et ce que vit le cheval[5].

Grâce à cette structure en épisodes, le spectateur est transporté au gré des rencontres et des expériences que fait le cheval, permettant à Spielberg d'aller au-delà du conflit et des notions de « bon » ou de « méchant » en faisant de la guerre une absurdité.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations et récompenses[modifier | modifier le code]

Six nominations lors de la 84e cérémonie des Oscars (26 février 2012) :

Analyse[modifier | modifier le code]

Inexactitudes historiques[modifier | modifier le code]

Le film perpétue une idée fausse : lorsque Joey est blessé en 1918, un médecin affirme : « Il n'y a pas de vétérinaires. Il ne reste quasiment plus de chevaux. ». Si le cheval n'est plus employé par la cavalerie en 1918, on s'en sert toujours comme animal de traction. Les belligérants emploient en fait plus de chevaux à la fin de la guerre qu'au début[6].

Le casque allemand (Stahlhelm M 1916) ne peut pas être porté en 1914. Il n'est apparu qu'au début de 1916.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Compagnies de production - Internet Movie Database
  2. Dates de sortie - Internet Movie Database
  3. « Fiche doublage V. F. du film » sur Voxofilm, consulté le 22 mars 2012
  4. « Le cheval de guerre par Steven Spielberg », blog clic-cheval.com.
  5. Émilie Combes, « Le Genre Humain », le 27 février 2012, analyse et critique de Cheval de guerre, à lire sur L'Intermède.
  6. Gene Tempest, Spielberg à cheval, in : L'Histoire, no 372, février 2012, p. 31.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]