Réplique culte

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Une réplique culte est une phrase célèbre et populaire provenant d'une œuvre de fiction, et qui est souvent citée, devenant culte.

La réplique culte peut être une phrase fétiche si elle est employée plus d'une fois par sa source. En général, un film culte donne souvent l'occasion d'avoir des répliques cultes.

Impact sociologique[modifier | modifier le code]

Ces répliques sont à la source d'un phénomène sociologique de mode, de nombreuses personnes reprenant les répliques, et parfois les détournent principalement dans le domaine humoristique et publicitaire[réf. nécessaire].

Quelques répliques cultes au cinéma parmi les plus célèbres[modifier | modifier le code]

Cinéma américain[modifier | modifier le code]

Autant en emporte le vent

« Franchement, ma chère, c'est le cadet de mes soucisFrankly, my dear, I don't give a damn. »

— réplique de Rhett Butler (Clark Gable) dans Autant en emporte le vent (1939).

Certains l'aiment chaud

« Eh bien... personne n'est parfait ! — Well... nobody's perfect! »

— réplique de Osgood Fielding III (Joe E. Brown) dans Certains l'aiment chaud (1959).

Citizen Kane

« Bouton de rose ! — Rosebud! »

— réplique de Charles Foster Kane (Orson Welles) dans Citizen Kane (1941).

Die Hard

« Yippee-ki-yay, pauvre con ! — Yippee-ki-yay motherfucker! »

— réplique de John McClane (Bruce Willis) dans la série de films Die Hard ; cette réplique est répétée dans tous les épisodes (depuis 1988).

Fight Club

« La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight ClubThe first rule about fight club is you don't talk about fight club. »

— réplique de Tyler Durden (Brad Pitt) dans Fight Club (1996).

Forest Gump

« Maman disait toujours, “la vie, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber” — Mama always said life was like a box of chocolates, you never know what you're gonna get. »

— réplique de Forrest Gump (Tom Hanks) dans Forrest Gump (1994).

James Bond

« Bond ... James Bond. »

— réplique de James Bond (Sean Connery) citée pour la première fois dans James Bond 007 contre Dr. No (1962).

« Vodka Martini, mélangée au shaker, pas à la cuillère — Vodka Martini, shaken, not stirred (en). »

— réplique de James Bond (Sean Connery) citée pour la première fois (dans cette version précise) dans Les diamants sont éternels (1956).

Jurassic Park

« — Dieu crée les dinosaures. Dieu détruit les dinosaures. Dieu crée l'homme. L'homme détruit Dieu. L'homme crée les dinausaures — God creates dinosaurs. God destroys dinosaurs. God creates man. Man destroys God. Man creates dinosaurs.
— Les dinosaures mangent l'homme. La femme hérite du monde — Dinosaurs eat man. Woman inherits the earth.[1] »

— répliques des Dr Ian Malcolm (Jeff Goldblum) et Ellie Sattler (Laura Dern) dans Jurassic Park (1993).

L'Arme fatale

« Je suis trop vieux pour toutes ces conneries ! — I'm too old for this shit (variante : « J'ai passé l'âge de ces conneries ! — I'm too old for this...). »

— réplique de Roger Murtaugh (Danny Glover) dans le film L'Arme fatale (1987).

Le bon la brute et le truand

« Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses — You see, in this world there's two kinds of people, my friend: those with loaded guns, and those who dig. You dig[2],[3]. »

— réplique de Blondin, alias « le Bon » (Clint Eastwood) dans Le bon la brute et le truand (1966).

Le Parrain

« Je vais lui faire une offre qu'il ne peut pas refuser — I'm going to make him an offer he can't refuse. »

— réplique de Vito Corléone (Marlon Brando) dans Le Parrain (1972).

L'Inspecteur Harry

« Je sais ce que tu penses : « Est-ce qu'il a tiré six fois ou seulement cinq ? » En fait, pour te dire la vérité, dans tout ce bordel, j'ai perdu le compte moi aussi. Mais ceci est un 44 Magnum, le plus puissant soufflant jamais créé au monde, un calibre à vous arracher la tête. Tu ne dois te poser qu'une question : « Est-ce que je suis chanceux ? » Alors, ordure, tu l'es ou pas ? — I know what you're thinking. 'Did he fire six shots or only five?' Well, to tell you the truth, in all this excitement I've kinda lost track myself. But being this is a .44 Magnum, the most powerful handgun in the world, and would blow your head clean off, you've got to ask yourself one question: 'Do I feel lucky?' Well, do ya, punk?[4],[3]. »

— réplique de Harry Callahan (Clint Eastwood) dans L'Inspecteur Harry (1971).

Pulp Fiction

« La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du malin. Béni soit-il, l'homme de bonne volonté qui au nom de la charité se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d’ombre, de la mort et des larmes car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J'abattrai alors le bras d’une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’Éternel quand, sur toi, s'abattra la vengeance du tout puissant — The path of the righteous man is beset on all sides by the inequities of the selfish and the tyranny of evil men. Blessed is he, who in the name of charity and good will, shepherds the weak through the valley of darkness, for he is truly his brother's keeper and the finder of lost children. And I will strike down upon thee with great vengeance and furious anger those who would attempt to poison and destroy my brothers. And you will know my name is the Lord when I lay my vengeance upon thee. »

— réplique de Jules Winnfield (Samuel L. Jackson) dans Pulp Fiction (1994).

Sixième Sens

« Je vois des gens qui sont morts — I see dead people. »

— réplique de Cole Sear (Haley Joel Osment dans Sixième Sens (1999)).

Spartacus

« Je suis Spartacus ! »

— réplique des esclaves lorsque les Romains demandent à Spartacus de se dénoncer, dans Spartacus (1960).

Star Wars

« Que la force soit avec toi — May the force be with you »

— réplique de plusieurs personnages dans la saga Star Wars, notamment dans Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (1977).

« Je suis ton pèreI am your father[3]. »

— réplique de Dark Vador à Luke Skywalker dans Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque (1980).

Taxi driver

« C'est à moi que tu parles ? — You talkin' to me? »

— réplique de Robert De Niro dans Taxi Driver (1976).

Terminator

« Je reviendrai — I'll be back »

— réplique du Terminator (Arnold Schwarzenegger) dans le 1er Terminator (1984).

« Hasta la vista, baby »

— réplique du Terminator dans Terminator 2 : Le Jugement dernier (1991).

The Big Lebowski

« Personne ne m'appelle Lebowski. Vous devez vous gourer. On m'appelle le Duc, mec — Nobody calls me Lebowsky. You got the wrong guy. I'm the Dude, man. »

— réplique du Duc (The Dude) (Jeff Bridges) dans The Big Lebowski (1998).

Titanic

« Je suis le roi du monde ! — I'm the king of the world![5] »

— réplique de Jack (Leonardo DiCaprio) dans Titanic (1997).

Cinéma français[modifier | modifier le code]

(Note : Les films Les Tontons flingueurs (1963), Le père Noël est une ordure (1982) ou Les Bronzés (1978) sont également parsemés de répliques cultes.)


Drôle de drame

« Moi j'ai dit bizarre ? Comme c'est bizarre ! »

— réplique de Louis Jouvet dans Drôle de drame (1937).

Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

« J’ai bon caractère mais j’ai le glaive vengeur et le bras séculier. L’aigle va fondre sur la vieille buse[6]. »

— réplique de Charles Le Téméraire (Bernard Blier) dans Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages (1968).

Hôtel du Nord

« Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? »

— réplique d'Arletty dans Hôtel du Nord (1938).

La Grande vadrouille

« Merci messieurs, c'était très bien ! C'était très bien ! [...] Vous, vous, c'était bien là-bas. Vous, c'était bien ... heu ... enfin c'est, comme ci comme ça. Dites moi, vous, on ne vous a pas entendu, on ne vous entend jamais ! Vous n'arrêtez pas de bavarder ; faites attention, faites très attention ! Écoutez, j'ai une conception personnelle de l'ouvrage, ce n'est pas assez triomphal, pas assez orgueilleux !, de l'orgueil bon sang ! [...] C'est de la bouillie tout ça ! C'était pas mauvais, c'était très mauvais ! Voilà, exactement ! Alors reprenons, au 17 !, hop ! allons ! »

— réplique de Stanislas Lefort (Louis de Funès) dans La Grande vadrouille (1966).

La Guerre des boutons

« Si j'aurais su, j'aurais pas v'nu ! »

— réplique de Petit Gibus (Martin Lartigue) dans La Guerre des boutons[7] (1962).

Le Magnifique

« Lorsque je vois une abeille porter le pollen de fleurs en fleurs et perpétuer ainsi la vie, j'ai presque les larmes aux yeux. »

— réplique de Bob Sain-Clar (Jean-Paul Belmondo) à Tatiana (Jacqueline Bisset) dans Le Magnifique (1973).

Le Quai des brumes

« T'as d'beaux yeux tu sais ! »

— réplique de Jean Gabin dans Le Quai des brumes (1938).

Les Valseuses

« On est pas bien là ?… à la fraîche, décontractés du gland ? »

— réplique de Gérard Depardieu dans Les Valseuses (1974).

Les Visiteurs

« Mais qu'est-ce que c'est que ce binz ? »

— réplique de Christian Clavier dans Les Visiteurs (1993).

Marius

« Tu me fends le cœur ! »

— réplique de César (Raimu) dans la scène de la partie de cartes de Marius (1931).

Nous ne vieillirons pas ensemble

« T’as jamais rien réussi et tu ne réussiras jamais rien. C’est tout. Et tu sais pourquoi ? Parce que t’es vulgaire. Irrémédiablement vulgaire. Et non seulement t’es vulgaire, mais t’es ordinaire en plus. […] Ton seul orgueil c’est ta médiocrité[6]. »

— réplique de Jean Yanne à Marlène Jobert dans Nous ne vieillirons pas ensemble (1972).


Cinéma italien[modifier | modifier le code]

Une journée particulière

« Ce n'est pas le locataire du 6e étage qui est anti-fasciste. C'est plutôt le fascisme qui est anti-locataire du 6e étage. »

— réplique de Gabriele (Marcello Mastroianni) dans Une journée particulière (1977).


Répliques cultes à la télévision[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Les Inconnus

« Cela ne nous regarde pas ! »

— réplique multiple des Inconnus dans le sketch parodiant l'émission Stade 2, lors de l'émission La Télé des Inconnus, sur France 2.

Les Nuls

« — Oh, mais je manque à tous mes devoirs. Tu veux un whisky ?
— Oh, juste un doigt.
— Mais, tu ne veux pas un whisky avant ? »

— réplique finale de Gérard Darmon à Chantal Lauby dans le sketch du roman photo « Nous Quatre », lors de l'émission Les Nuls L'émission, sur Canal+.


Répliques cultes au théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Jurassic Park (1993) Quotes » sur IMDb.com (consulté le 27 juillet 2015).
  2. Au hasard des répliques…, sur le site http://www.grand-ecart.fr (consulté le 25 juillet 2015).
  3. a, b et c « Les 100 répliques-cultes de l’histoire du cinéma », Jean-Laurent Cassely, Slate.fr, 11 juin 2015 (consulté le 26 juillet 2015).
  4. Au hasard des répliques…, sur le site http://www.grand-ecart.fr (consulté le 25 juillet 2015).
  5. (en) « Titanic (1997) Quotes » sur IMDb.com (consulté le 27 juillet 2015).
  6. a et b Au hasard des répliques…, sur le site http://www.grand-ecart.fr (consulté le 25 juillet 2015).
  7. Cette réplique ne figure pas dans le roman de Louis Pergaud dont le film est l'adaptation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références
  1. « Les dialogues cultes du cinéma français », sur Amazon.com (consulté le 25 juillet 2015).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

[vidéo] (en) The 100 Most Iconic Movie Lines of All Time sur YouTube (chaine officielle de CineFix (en)) (consulté le 26 juillet 2015).