Indiana Jones et le Temple maudit
| Titre original | Indiana Jones and the Temple of Doom |
|---|---|
| Réalisation | Steven Spielberg |
| Scénario |
Willard Huyck Gloria Katz d'après une histoire de George Lucas |
| Musique | John Williams |
| Acteurs principaux |
Harrison Ford Kate Capshaw Ke Huy Quan Amrish Puri Roshan Seth |
| Sociétés de production |
Lucasfilm Ltd. Paramount Pictures |
| Pays de production |
|
| Genre | Aventure, action, fantastique |
| Durée | 118 minutes |
| Sortie | 1984 |
Série Indiana Jones
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Indiana Jones et le Temple maudit (Indiana Jones and the Temple of Doom) est un film d'aventures américain réalisé par Steven Spielberg, d'après un script de Willard Huyck et Gloria Katz, produit et coécrit par George Lucas.
Sorti le , le film est un succès au box-office, avec 333,1 millions de dollars de recettes mondiales, ce qui en a fait le film le plus rentable de l'année.
À sa sortie, l’accueil critique a été mitigé : le film a été critiqué pour sa violence et son ton plus sombre, ainsi que controversé pour sa représentation de l’Inde. Avec le temps, l’opinion critique s’est améliorée, saluant notamment son intensité et son imagination.
À la suite des plaintes sur certaines scènes violentes (et à des critiques similaires visant Gremlins, produit par Spielberg et sorti deux semaines plus tard), Spielberg a suggéré à la MPAA d’ajuster son système de classification : cela a conduit, dans les deux mois, à la création du classement PG-13. Le film a été nommé à l’Oscar de la meilleure musique originale et a remporté l’Oscar des meilleurs effets visuels.
Ce film est en fait une préquelle du premier, Les Aventuriers de l'arche perdue, sorti en 1981, et dont l'histoire se passe un an plus tard, en 1936. Un troisième film, Indiana Jones et la Dernière Croisade, est sorti en 1989.
Synopsis
[modifier | modifier le code]En 1935, à Shanghaï, Indiana « Indy » Jones (Harrison Ford) tente de conclure un échange avec le gangster Lao Che (Roy Chiao), mais il est trahi, empoisonné, et s’enfuit de justesse avec Wilhelmina « Willie » Scott (Kate Capshaw), une meneuse de revue, et Demi-Lune (Ke Huy Quan), un jeune garçon débrouillard. Après avoir embarqué sur un avion piégé, ils survivent à un crash et se retrouvent en Inde, dans un village misérable dont les enfants ont été enlevés et la pierre sacrée volée. Indiana accepte d’aider les habitants et remonte la piste jusqu’au palais de Pankot.
Accueilli par Zalim Singh, le jeune maharadjah et son entourage, il comprend vite qu’on lui cache quelque chose. En explorant les souterrains du palais, Indy, Willie et Demi-Lune découvrent une secte des Thugs dirigée par le grand prêtre Mola Ram (Amrish Puri), qui pratique des sacrifices au nom de Kâlî et utilise les enfants comme esclaves dans une mine pour retrouver les pierres de Sankara. Indy et Willie sont capturés. Indy est placé sous emprise par une potion, tandis que Willie est destinée au sacrifice. Grâce à Demi-Lune, Indy reprend ses esprits, déjoue le rituel, libère les enfants et récupère les pierres. S’ensuit une fuite haletante à travers les mines, puis un affrontement final sur un pont suspendu, où Mola Ram est vaincu. De retour au village, Indy rend la pierre sacrée et les enfants, tandis que sa relation avec Willie se conclut sur une note romantique.
Fiche technique
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Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Indiana Jones and the Temple of Doom
- Titre français et québécois : Indiana Jones et le Temple maudit
- Réalisation : Steven Spielberg
- Scénario : Willard Huyck et Gloria Katz, d'après une histoire de George Lucas
- Musique : John Williams
- Direction artistique : Roger Cain et Alan Cassie
- Décors : Elliot Scott
- Costumes : Anthony Powell
- Maquillage : Connie Reeve, Peter Robb-King et Tom Smith
- Photographie : Douglas Slocombe et Paul Beeson (prises de vues additionnelles)
- Son : Ben Burtt, Gary Summers, Randy Thom
- Montage : Michael Kahn
- Production : Robert Watts
- Production déléguée : George Lucas et Frank Marshall
- Production associée : Kathleen Kennedy
- Sociétés de production : Lucasfilm Ltd. LLC, présenté par Paramount Pictures
- Sociétés de distribution : Paramount Pictures (États-Unis, Québec), Cinema International Corporation (France)
- Budget : 28 millions de $[1],[2]
- Pays de production :
États-Unis - Langues originales : anglais, sinhala, hindi
- Format : couleur (DeLuxe)
- Version 35 mm — 2,39:1 (CinemaScope / Panavision) — son Dolby stéréo
- Version 70 mm — 2,20:1 (Panavision 70) — Son stéréo 6 pistes
- Genre : aventure, action, fantastique
- Durée : 118 minutes
- Dates de sortie :
- États-Unis, Canada : [3]
- France :
- Belgique :
- Classification :
- États-Unis : des scènes peuvent heurter les enfants - accord parental souhaitable (PG - Parental Guidance Suggested)
- France : tous publics (conseillé à partir de 10 ans)[4],[5]
- Belgique : tous publics (Alle Leeftijden)[6]
- Québec : 13 ans et plus (13+ / 13 years and over) requalifié en 2003 tous publics - déconseillé aux jeunes enfants (G - General Rating)[3]
Distribution
[modifier | modifier le code]- Harrison Ford (VF : Francis Lax) : Indiana Jones
- Kate Capshaw (VF : Béatrice Delfe) : Wilhelmina « Willie » Scott
- Ke Huy Quan (VF : Jackie Berger) : Demi-Lune[a]
- Amrish Puri (VF : André Valmy) : le prêtre Mola Ram
- Roshan Seth (VF : Roger Mollien) : Chattar Lal, le premier ministre
- Philip Stone (VF : Jean Berger) : le capitaine Blumburtt
- Roy Chiao (VO : Ron Taylor ; VF : Henry Djanik) : Lao Che, le mafieux chinois à Shanghaï
- David Yip : (VF : Jacques Chevalier) Wu Han, serveur au Club Obi Wan
- Ric Young : Kao Kan, le plus jeune fils de Lao Che
- Dan Aykroyd (VF : Julien Thomast) : Art Weber, un employé de l'aéroport de Shanghaï
- D.R. Nanayakkara : le chaman du village
- Dharmadasa Kuruppu (VF : René Bériard) : le chef du village
- Raj Singh : Zalim Singh, le jeune maharadjah de Pankot
- Pat Roach : le chef des gardes de la mine
- Nizwar Karanj : la victime du sacrifice
- Bill Reed : le frappeur du gong / l'assassin Thug dans la chambre d'Indy (non crédité)
- Kathleen Kennedy : une danseuse / une missionnaire (caméo non crédité)
- George Lucas : un missionnaire (caméo non crédité)
- Frank Marshall : un touriste à l'aéroport / un missionnaire (caméo non crédité)
- Anthony Powell : un missionnaire (caméo non crédité)
- Steven Spielberg : un touriste à l'aéroport / un missionnaire (caméo non crédité)
- Vic Armstrong : le cascadeur qui double Harrison Ford
- Source et légende : Version française (V. F.) sur Voxofilm[7]
Production
[modifier | modifier le code]Genèse et développement
[modifier | modifier le code]Spielberg a raconté que, lorsque George Lucas lui a proposé Les Aventuriers de l’arche perdue, Lucas lui a dit qu’en réalisant le premier film il devrait en faire une trilogie — alors qu’en réalité, ils ont dû inventer les histoires suivantes au fur et à mesure. Tous deux ont expliqué le ton plus sombre du Temple maudit par leur état d’esprit après des ruptures amoureuses, Lucas voulant aussi un “deuxième volet” sombre comme pour L’Empire contre-attaque.
Pour éviter de réutiliser les nazis, Lucas situe l’intrigue un an avant le premier film Les aventuriers de l'arche perdue. Le développement a connu plusieurs pistes abandonnées : poursuite sur la Grande Muraille, vallée de dinosaures, Roi singe, ou bien même un château hanté en Écosse — finalement remplacé par un temple démoniaque en Inde. Lucas pose alors les bases : une secte, esclavage d’enfants, magie noire et sacrifices. Lawrence Kasdan refuse d’écrire le scénario, jugé trop “méchant”, et Lucas engage Willard Huyck et Gloria Katz, notamment pour leur connaissance de la culture indienne (avec Gunga Din comme influence).
Beaucoup de scènes emblématiques viennent d’anciennes idées ou brouillons du premier opus (bagarre à Shanghaï, évasion de l’avion, raft, course en wagonnets). L’ouverture en numéro musical vient aussi d’une autre idée de Lucas. Pour introduire la secte et “tenir” le public, ils choisissent la scène du banquet volontairement répugnante (insectes, “cervelles de singes”, etc.). Le scénario est écrit très vite sous pression, subit plusieurs réécritures, change de titre (Temple of Death vers Temple of Doom), et certaines scènes prévues sont coupées (dont une avec un serpent autour de Willie). Enfin, Harrison Ford récupère plusieurs répliques initialement destinées à Demi-Lune.
Attribution des rôles
[modifier | modifier le code]L'actrice Sharon Stone est pressentie pour le rôle de Willie, finalement interprété par Kate Capshaw[8].
Ce film est l'occasion des retrouvailles entre deux grands acteurs indiens, Roshan Seth et Amrish Puri, qui avaient tourné deux ans plus tôt aux côtés de leur compatriote Ben Kingsley dans Gandhi de Richard Attenborough.
Tournage
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Le script ayant déplu aux autorités indiennes, celles-ci refusent de donner une autorisation de tournage sur leur territoire. Le tournage commence donc à Kandy au Sri Lanka, le , à proximité d'un endroit où une société d'ingénierie britannique était en train de construire un barrage. Pour la construction du pont suspendu au-dessus de la gorge, l'équipe du film fait donc appel à cette société. Le tournage se poursuit aux studios d'Elstree à partir du . Aussi, pour simuler le sectionnement du pont par le coup de sabre d'Indy, des pétards ont été placés au centre des cordages.
Durant le tournage, l'acteur principal Harrison Ford souffre de problèmes de disques intervertébraux, au point même de se faire une hernie discale en jouant la scène du corps à corps entre Indy et un thug dans la chambre du palais. L'acteur est rapatrié d'urgence aux États-Unis pour une hospitalisation de six semaines. Le réalisateur Steven Spielberg continue malgré tout les prises de vues avec le cascadeur Vic Armstrong. Le réalisateur filme notamment la scène de la bagarre opposant Indy et le colossal assaillant Thug qui finit écrasé par le concasseur, le héros n'étant filmé que de dos et de loin (pour ne pas révéler le visage d'Armstrong à l'image). Lorsque Harrison Ford revient sur le plateau, Steven Spielberg filme quelques gros plans de son visage pour rendre la scène plus crédible[9].
L'acteur indien D. R. Nanayakkara, ne parlant pas anglais, se contente de répéter les répliques que Spielberg lui souffle. Ce détail est marqué par le fait que le personnage effectue une pause entre chaque phrase[réf. nécessaire].
Pour le tournage de la scène de la course en wagonnet dans la mine, les ingénieurs du son enregistrent les bruits à l'intérieur de l'attraction Big Thunder Mountain de Disneyland[10].
Pour les scènes extérieures du Palais de Pankot, l'équipe s'est inspiré directement du fort d'Amber de la ville de Jaipur au Rajasthan.
Musique
[modifier | modifier le code]Musique préexistante
[modifier | modifier le code]Bande originale
[modifier | modifier le code]La bande originale rassemble la musique du film de 1984, composée et dirigée par John Williams, interprétée par la Hollywood Studio Symphony, avec des orchestrations de Herbert W. Spencer et Alexander Courage. Sortie en 1984 (CD, vinyle, cassette), elle a été rééditée en 2008.
La première édition vinyle, limitée à environ 40 minutes, ne contenait pas plusieurs morceaux du film. Après l’édition étendue du premier opus en 1995, l’espoir d’une version plus complète s’est concrétisé en via Concord Music Group, dans un coffret de 5 CD réunissant aussi les bandes originales des autres films Indiana Jones.
| Titre | Durée | |
|---|---|---|
| 1 | Anything Goes | 2:49 |
| 2 | Indy Negociates | 3:58 |
| 3 | The Nightclub Brawl | 2:31 |
| 4 | Fast Streets of Shanghai | 3:39 |
| 5 | Map / Out of Fuel | 3:22 |
| 6 | Slalom on Mt. Humol | 2:24 |
| 7 | Short Round's Theme | 2:28 |
| 8 | The Scroll / To Pankot Palace | 4:24 |
| 9 | Nocturnal Activities | 5:54 |
| 10 | Bug Tunnel / Death Trap | 3:29 |
| 11 | Approaching the Stones | 2:39 |
| 12 | Children in Chains | 2:42 |
| 13 | The Temple of Doom | 2:59 |
| 14 | Short Round Escapes | 2:21 |
| 15 | Saving Willie | 3:35 |
| 16 | Slave Children's Crusade | 3:23 |
| 17 | Short Round Helps | 4:50 |
| 18 | The Mine Car Chase | 3:41 |
| 19 | Water! | 1:55 |
| 20 | The Sword Trick | 1:04 |
| 21 | The Broken Bridge / British Relief | 4:47 |
| 22 | End Credits | 6:20 |
Accueil
[modifier | modifier le code]Accueil critique
[modifier | modifier le code]| Site | Note |
|---|---|
| Metacritic | 57/100[11] |
| Rotten Tomatoes | 84 %[12] |
| Périodique | Note |
|---|
Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film obtient un score de 84 % d'avis favorables, sur la base de 68 critiques collectées et une note moyenne de 7,10/10 ; le consensus du site indique : « Il est peut-être trop "sombre" pour certains, mais [Indiana Jones et le Temple maudit] reste un spectacle d'aventure ingénieux qui présente l'une des meilleures équipes de réalisateurs d'Hollywood sous forme vintage »[12]. Sur Metacritic, le film obtient une note moyenne pondérée de 57 sur 100, sur la base de 14 critiques collectées ; le consensus du site indique : « Avis mitigés ou moyens »[11].
En 2008, le magazine Empire classe le film à la 233e place de sa liste des « 500 meilleurs films de tous les temps »[13].
Jacques Lourcelles, dans son Dictionnaire du cinéma juge le film supérieur au précédent opus, Les Aventuriers de l'arche perdue, mais regrette que la plupart des idées aient été empruntées aux films d'aventures exotiques tels que le pratiquait autrefois Hollywood, avec simplement un humour plus moderne visant à rendre le spectateur complice des péripéties. Il note l'absence de consistance des personnages, indiquant que leur seule raison d'être est d'échapper à mille morts, typique du cinéma de Spielberg, caractérisé par « une impuissance peu commune à faire vivre des personnages » en dépit de sa « perfection artisanale »[14].
Box-office
[modifier | modifier le code]Le film rapporte 333 107 271 $ au box-office mondial, dont 179 870 271 $ aux États-Unis[1]. C'est le troisième film à avoir réalisé le plus de recettes en 1984 aux États-Unis, derrière Le Flic de Beverly Hills et SOS Fantômes[15]. En France, le film réalise 5 683 254 entrées[16].
| Pays ou région | Box-office | Date d'arrêt du box-office | Nombre de semaines |
|---|---|---|---|
| 179 870 271 $ | 19 | ||
| 5 683 254 entrées | - | -
| |
| 333 107 271 $ | - | - |
Distinctions
[modifier | modifier le code]Entre 1984 et 2019, le film Indiana Jones et le Temple maudit est sélectionné 21 fois dans diverses catégories et a remporté 7 récompenses[17],[18].
Récompenses
[modifier | modifier le code]1984
[modifier | modifier le code]1985
[modifier | modifier le code]- British Academy Film Awards : meilleurs effets visuels pour George Gibbs, Michael J. McAlister, Dennis Muren et Lorne Peterson
- Goldene Leinwand : Golden Screen[b]
- Oscars : meilleurs effets visuels pour George Gibbs, Michael J. McAlister, Dennis Muren et Lorne Peterson
- Young Artist Awards : meilleur jeune acteur dans un second rôle dans une comédie musicale, une comédie, une aventure ou un drame pour Jonathan Ke Quan
2019
[modifier | modifier le code]- Inscription au temple de la renommée des meilleurs films de l'OFTA
Nominations
[modifier | modifier le code]1984
[modifier | modifier le code]1985
[modifier | modifier le code]- Saturn Awards :
- British Academy Film Awards :
- Japan Academy Prize : meilleur film étranger
- Oscars : meilleure musique originale pour John Williams
Sélections
[modifier | modifier le code]1984
[modifier | modifier le code]- Festival du cinéma américain de Deauville : premières - hors compétition[18]
Éditions en vidéo
[modifier | modifier le code]En France, le film Indiana Jones et le Temple maudit est sorti en DVD le [19], puis sort en Blu-ray le [20]. Le film est également sorti en VOD le [4].
À la suite des évolutions techniques afin d'améliorer la qualité d'image et de sons, le film sort dans une édition SteelBook 4K Ultra HD + Blu-ray le [21], puis ressort en simple 4K Ultra HD le [22].
Adaptation
[modifier | modifier le code]Le film a fait l'objet d'une adaptation en bande dessinée par l'éditeur de comic books américain Marvel Comics, scénarisée par David Michelinie et dessinée par Jackson Guice. Elle a été éditée en France par Carrère-Lafon en [23].
Analyse
[modifier | modifier le code]Références à d'autres œuvres
[modifier | modifier le code]- Le début du film se déroule au « Club Obi-Wan », un clin d'œil évident au personnage d'Obi-Wan Kenobi de la trilogie Star Wars du réalisateur George Lucas, ami de Spielberg.
- Après avoir découvert la bande dessinée Les Aventures de Tintin de Hergé aux cours d'interviews à l'occasion de la promotion européenne de son film Les Aventuriers de l'arche perdue[24],[25],[26],[27],[28], le réalisateur Steven Spielberg s'inspirera de cette œuvre pour ce film :
- par exemple, le personnage de Demi-Lune est inspiré de celui de Tchang de Hergé. Spielberg s'inspire également des personnages du Maharadjah de Rawhajpoutalah et du Fakir de Hergé[29].
- Mayapore et Pankot sont des noms de lieux fictifs qui apparaissent aussi dans plusieurs romans de l'écrivain britannique Paul Scott : The Birds of Paradise (1962), ainsi que ceux composant Le Quatuor indien (en) (écrits entre 1965 et 1975). Situés dans une province indéterminée du nord de l'Inde, Mayapore y désigne une grande ville, tandis que Pankot est le nom d'une station de montagne.
- Les séquences de sacrifice s'inspirent de celle du film de la Hammer La Déesse de feu (She), où Ursula Andress sacrifie des esclaves dans un puits de lave.
Erreurs et incohérences
[modifier | modifier le code]- Dans un plan du film, on aperçoit l'avion emprunté par Indiana Jones en train de survoler la Grande muraille de Chine, tandis qu'apparaît une carte présentant le trajet effectué par le vol : l'avion quitte Shanghai en direction de Chongqing et poursuit sa route en direction de l'Inde. Si on se réfère à cet itinéraire, il est impossible que l'avion ait pu survoler la Grande Muraille, laquelle se situe à plusieurs milliers de kilomètres au Nord du trajet indiqué.
- L'avion emprunté par les héros (un Ford Trimotor), ne peut pas se délester de son carburant comme le font malicieusement les pilotes. Cette manœuvre ne sera possible que dans les années 1950 sur les avions de ligne.
- La secte des Thugs, représentés dans le film en tueurs sanguinaires, n'a que peu de rapports avec la secte d'assassins ayant écumé l'Inde du XIIIe au XIXe siècle : étant donné que leurs croyances leur interdisaient de faire couler le sang, ils étranglaient leurs victimes à l'aide d'un roomal (un bout de tissu censément arraché à la tunique de la déesse Kali). L'un d'eux cependant effectue ce geste sur Indiana Jones dans la chambre du palais.
- Les chauves-souris vampires géantes du film sont en réalité des roussettes frugivores (mangeuses de fruits). Les véritables chauve-souris vampires sont minuscules et ne vivent qu'en Amérique du Sud.
- Les fusils utilisés par la troupe de soldats de l'armée des Indes à la fin du film sont des Lee Enfield n° 4 ce qui est incohérent avec l'action du film qui se déroule en 1935 puisque ce modèle fusil n'a pas été produit avant 1941.
Représentation de l'Inde
[modifier | modifier le code]La représentation de l’Inde a été vivement critiquée : le film a même fait l’objet d’une interdiction temporaire en Inde, avant d’y être diffusé plus tard en vidéo. Aux États-Unis, un petit groupe a aussi protesté contre l’image d’Indiens présentés comme démunis ou maléfiques[30].
La scène du banquet a particulièrement choqué, car les plats montrés (serpents, “soupe d’yeux”, scarabées, “cerveaux de singe”) ne correspondent pas à la cuisine indienne. La chercheuse Yvette Rosser note que certains enseignants l’ont parfois prise au sérieux, au point que des élèves rapportaient des références à ces “plats” en classe. Le film a aussi été accusé de raconter une histoire de “sauveur blanc”, où Indiana apparaît comme le héros occidental venant sauver un village incapable d’agir seul[31].
Des acteurs ont nuancé la polémique : Roshan Seth (Chattar Lal) explique que la scène du banquet devait être une blague sur les clichés occidentaux, mais que l’humour était trop subtil et a été mal perçu. Amrish Puri qualifie la controverse de “ridicule”, rappelant que le film relève de la fantaisie (lieux inventés, enchaînements invraisemblables) et que l’Inde produit elle-même des récits imaginaires similaires dans son folklore et son cinéma[32].
Autour du film
[modifier | modifier le code]- La scène de repas au palais du maharadjah peut renvoyer au film Octopussy (qui se passe également en Inde), dans lequel figurait un plat à base de tête de mouton.
- C'est pour ce film que fut créée la classification américaine PG-13 (« déconseillé aux mineurs de 13 ans ») par la Motion Picture Association of America (MPAA)[33]. On y voyait notamment un cœur palpitant arraché d'une poitrine et le héros frapper un jeune garçon.
- Une attraction de Disneyland Paris, Indiana Jones et le Temple du Péril est inspirée du film.
- Dans la version française, Harrison Ford est doublé par le comédien Francis Lax. Ce dernier devient ainsi la seconde voix d'Indiana Jones (après avoir été celle de Han Solo dans la saga Star Wars) succédant à Claude Giraud (dans Les Aventuriers de l'arche perdue) puis précédant Richard Darbois qui doublera les trois films suivants (La Dernière Croisade, Le Royaume du crâne de cristal et Le Cadran de la Destinée).
- C'est sur le tournage de ce film que Steven Spielberg tombera amoureux de Kate Capshaw, qu'il épouse sept ans plus tard[34].
- Pat Roach, qui joue le rôle du chef des gardiens de la mine qui finit happé par le concasseur lors de sa bataille contre Indy, jouait déjà dans Les Aventuriers de l'arche perdue, dans les rôles du sherpa colossal dans la taverne de Marion au Népal, puis celui de l'énorme mécanicien allemand chauve et moustachu devant l'avion.
Références dans d'autres œuvres
[modifier | modifier le code]- La cage de la scène du sacrifice humain sera réutilisée dans le téléfilm L'Aventure des Ewoks.
- Dans Rick et Morty, saison 2 épisode 10, les invités peuvent déguster de la cervelle de singe, en référence au film[35].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- (en) « Indiana Jones and the Temple of Doom », sur Box Office Mojo (consulté le )
- ↑ « Budget du film Indiana Jones et le Temple maudit », sur JP box-office.com (consulté le ).
- « Indiana Jones et le Temple maudit », sur cinoche.com (consulté le ).
- « « Indiana Jones et le Temple maudit – Classification » » (fiche film), sur Allociné (consulté le ).
- ↑ « Visa et Classification - Fiche œuvre Indiana Jones et le Temple maudit », sur CNC (consulté le ).
- ↑ « Indiana Jones et le Temple maudit », sur cinebel.dhnet.be (consulté le ).
- ↑ « Fiche du doublage français du film » sur Voxofilm, consulté le 30 novembre 2014
- ↑ (en) « The People Who Were Almost Cast », Empire (consulté le ).
- ↑ Documentaire Indiana Jones : Créer la trilogie, 2003.
- ↑ (en) The Imagineers, Disneyland: An Imagineer's-Eye Tour , p. 38
- (en) « Indiana Jones and the Temple of Doom Reviews », sur Metacritic, CBS Interactive (consulté le ).
- (en) « Indiana Jones and the Temple of Doom (1984) », sur Rotten Tomatoes (consulté le )
- ↑ (en) « The 500 Greatest Movies of All Time », Empire (consulté le ).
- ↑ Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, tome 3, « Les films », Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1992, p.741-742
- ↑ (en) « 1984 Domestic Grosses », sur Box Office Mojo (consulté le ).
- ↑ « Indiana Jones et le Temple maudit », sur JP's Box-Office (consulté le ).
- ↑ « « Indiana Jones et le Temple maudit - Distinctions » » ((en) récompenses), sur l'Internet Movie Database (consulté le ).
- « Palmares du film Indiana Jones et le Temple maudit », sur Allociné (consulté le ).
- ↑ « Sortie en DVD », sur dvdfr.com (consulté le ).
- ↑ « Sortie en Blu-ray », sur dvdfr.com (consulté le ).
- ↑ « Sortie en SteelBook 4K Ultra HD + Blu-ray », sur dvdfr.com (consulté le ).
- ↑ « Sortie simple 4K Ultra HD », sur dvdfr.com (consulté le ).
- ↑ « Série VF : Indiana Jones et le temple maudit », comicsvf.com (consulté le 16 avril 2021).
- ↑ Philippe Lombard, « Tintin, Hergé et le cinéma », revueversus.com, 12 octobre 2011.
- ↑ « Les Mystères de Tintin (4) : Steven Spielberg et Tintin », gemini.neetwork.net, 6 octobre 2011.
- ↑ Daniel Couvreur, « L'innocence perdue des premiers Tintin », Le Soir.be, 21 octobre 2011.
- ↑ « L'homme de Rio », louvreuse.net, 26 octobre 2011.
- ↑ « "Les Aventures de Tintin, Le Secret de la Licorne" : Tintin le reporter, "égérie" de Spielberg », revueversus.com, 25 octobre 2011.
- ↑ « Tintin et Spielberg, 1983 », sur toutlecine.com, .
- ↑ « 9. Indiana Jones and the Temple of Doom: anything goes », dans The Cinema of Steven Spielberg, Columbia University Press, , 102–112 p. (lire en ligne)
- ↑ (en-GB) « We need to talk about Indiana Jones and the Temple of Doom… », sur Little White Lies (consulté le )
- ↑ Bharat Dhiman, « Sonic Authority and Actor Training: Amrish Puri and the Call for a Multicultural Vocal Pedagogy », Voice and Speech Review, , p. 1–5 (ISSN 2326-8263 et 2326-8271, DOI 10.1080/23268263.2025.2566604, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Anthony Breznican, « PG-13 remade Hollywood ratings system », Seattle Post-Intelligencer (consulté le ).
- ↑ Frédéric Seront, « La love story de Steven Spielberg et Kate Capshaw sur le tournage d'Indiana Jones et le temple maudit »
, sur sudinfo.be, (consulté le ).
- ↑ « Rick & Morty : 20 références que vous avez probablement manquées », sur hitek.fr, (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Indiana Jones and the Temple of Doom : Official Collectors Edition, Paradise Press, , 64 p. (ISBN 0880130040, lire en ligne), résumé et histoire de la création du film.
- (en) J. W. Rinzler (en) et Laurent Bouzereau (préf. Steven Spielberg et George Lucas), The Complete Making of Indiana Jones: The Definitive Story Behind All Four Films, Del Rey / Ebury, , 300 p. (ISBN 9780345501295).
- James Luceno (trad. de l'anglais, préf. Shia LaBeouf), Indiana Jones : l'encyclopédie absolue [« Indiana Jones: The Ultimate Guide »], Nathan, , 143 p. (ISBN 9782092520628).
- The Steven Spielberg, vol. 1, Ynnis / Rockyrama, coll. « Rockyrama Classic », , 159 p. (ISBN 9782376970309).
- Romain Dasnoy (préf. Paul Freeman), Indiana Jones, explorateur des temps passés, Third, , 336 p. (ISBN 9782377843220)
- La Saga Indiana Jones, Mad Movies Classic, , 132 p. (ISBN 9782490308712).
- François Rey, Carnet de l'aventurier du Dr Jones, Ynnis, , 192 p. (ISBN 9782376974031).
- Olivier Bousquet, Arnaud Devillard et Nicolas Schaller (préf. George Miller), Spielberg, la totale : Les 48 films, téléfilms et épisodes TV expliqués, EPA, , 504 p. (ISBN 9782376710714).
Liens externes
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- (en) Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à la bande dessinée :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Film Indiana Jones
- Film américain sorti en 1984
- Film d'aventure américain
- Film d'action américain
- Film fantastique américain
- Film en anglais américain
- Film réalisé par Steven Spielberg
- Film avec une musique composée par John Williams
- Film de Paramount Pictures
- Film tourné au Sri Lanka
- Film tourné aux studios d'Elstree
- Film tourné à Stockton (Californie)
- Film tourné à Macao
- Film tourné dans le Hertfordshire
- Film tourné en Floride
- Film tourné en Californie
- Film tourné dans l'État de Washington
- Film tourné en Chine
- Film tourné en Arizona
- Film tourné en Angleterre
- Film se déroulant en Inde
- Film se déroulant à Shanghai
- Film se déroulant dans les années 1930
- Film sur l'enlèvement d'enfant
- Film sur l'esclavage
- Film sur le parachutisme
- Préquelle au cinéma
- Film avec un Oscar des meilleurs effets visuels
- Film nommé aux Oscars
