Louis-Simon Dereure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Louis-Simon Dereure
Simon Dereure.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Arme
Condamnation

Simon (dit Louis-Simon) Dereure est né le à Lapalisse (Allier)[1] et mort le à Paris (XVIIIe arrondissement)[2]. Personnalité de la Commune de Paris, il est élu maire adjoint du XVIIIe arrondissement de Paris en .

Biographie[modifier | modifier le code]

Ouvrier cordonnier comme son père, il s'installe à Paris en 1863, où il fonde une chambre syndicale. En 1869, il participe au congrès de Bâle de l'Association internationale des travailleurs. En 1870, il est condamné à trois ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'État.

La proclamation de la République le , le libère. Il est membre du Comité de vigilance et du 61e bataillon de la Garde nationale du XVIIIe arrondissement, dirigé par le maire Georges Clemenceau. Après le soulèvement du 31 octobre 1870 auquel il prend part, il est élu le 5 novembre maire-adjoint du XVIIIe arrondissement aux côtés de Clemenceau, élu maire.

Il participe au soulèvement du 22 janvier 1871 contre le Gouvernement de la Défense nationale. Le il est élu au Conseil de la Commune par le XVIIIe arrondissement. Il siège à la commission des Subsistances et à celle de la Justice (). Le , il est nommé Commissaire civil auprès du général Jaroslaw Dombrowski. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Pendant la Semaine sanglante, il combat sur les barricades, il parvient à se réfugier en Suisse, mais est condamné à mort par contumace par le 4e Conseil de Guerre en .

Établi à New-York dès 1871, il milite dans l'Association internationale des travailleurs et au congrès de La Haye en 1872, il vote l'exclusion de Bakounine et est élu au Conseil de l'Internationale. Revenu en France après l'amnistie de 1880, il adhère au Parti ouvrier mais échoue à toutes ses tentatives pour devenir député. Il demeure cordonnier et célibataire jusqu'à sa mort.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection Champs, 1978
  • Jules Clère, Les Hommes de la Commune[3], Édouard Dentu, Paris,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de l'Allier, état-civil numérisé de Lapalisse, naissances 1823-1842, acte N°72 de l'année 1838, cliché 472.
  2. Archives de Paris, État-civil numérisé du XVIIIe arrondissement, registre des décès de l'année 1900, acte N°3086.
  3. Lire la version numérisée sur le site Gallica.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]