Armand Antoine Jules Arnaud

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Armand Antoine Jules Arnaud
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Armand Antoine Jules Arnault ou Arnaud (né le à Lyon - mort le à Paris) était une personnalité de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armand Antoine Jules Arnaud est employé de chemin de fer et adhère à l'Association internationale des travailleurs. En 1869 il s'établit à Paris et devient journaliste à La Marseillaise d'Henri Rochefort, où il entreprend, notamment, une campagne remarquée contre la compagnie de chemin de fer où il était employé et qu'il avait quitté dans des conditions difficiles.

Pendant le Siège de Paris par les Allemands, le 7 janvier 1871, il signe l'Affiche Rouge, qui dénonce la politique capitularde du Gouvernement de la Défense nationale et appelle à la création d'une Commune à Paris. Membre de la Garde nationale il est élu à son comité central.

Après le soulèvement parisien du 18 mars 1871, il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune par le IIIe arrondissement avec 8.679 voix. D'abord délégué à l'intérieur puis secrétaire des séances, il siège à la Commission des Relations extérieures à partir du 24 avril. Il s'opposa à ce qu'on observât la loi pour les élections complémentaires. Sans doute par vengeance, il fit arrêter l'inspecteur de la ligne des chemins de fer de Paris à Lyon. Le 1er mai, il est élu au Comité de Salut public et réélu le 9 mai. Il signa les affiches du comité jusqu'au 22 mai. Il combat pendant la Semaine sanglante, puis parvient à échapper aux soldats versaillais.

Réfugié à Londres, il siège au Conseil général de l'Association internationale des travailleurs. En 1872, il vote l'exclusion de Michel Bakounine, mais quitte l'Internationale avec ses amis blanquistes. Revenu en France après l'amnistie de 1880, il meurt dans la misère.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection Champs, 1978.
  • Jules Clère, Les Hommes de la Commune[1], Édouard Dentu, Paris,
  • Paul Delion, les membres de la Commune et du Comité central, Alphonse Lemerre, Paris, 1871

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lire la version numérisée sur le site Gallica.fr.