Charles Beslay

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Charles Beslay
Image illustrative de l'article Charles Beslay
Fonctions
Conseiller de la Commune de Paris
Élection
Délégué du VIe arrondissement au Comité central républicain des Vingt arrondissements
Député du Morbihan à l'Assemblée nationale constituante
Élection
Législature IIe et IIIe
Député du 5e collège du Morbihan à la Chambre des députés
Élection
Réélection
Conseiller général du Morbihan
– av. 1837
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Dinan
(Côtes-du-Nord, France)
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Neuchâtel
(Suisse)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique Extrême gauche
Profession Ingénieur

Charles Victor Beslay est né à Dinan (Côtes-du-Nord, actuellement Côtes-d'Armor) le [1] et mort à Neuchâtel (Suisse) en 1878. C'est une personnalité de la Commune de Paris dont il est le doyen d'âge.

Fils d'un homme de loi, il devient ingénieur. Dans les années 1820, il participe à la charbonnerie[2]. Il est élu conseiller général du Morbihan en 1830. Il est élu député le 5 juillet 1831 et est réélu le 21 juin 1834. A Paris, il fonde une usine de machine à vapeur, où il essaie d'appliquer les idées de son ami Proudhon sur l'association du capital et du travail. Après la Révolution de 1848, le gouvernement provisoire le nomme Commissaire de la République dans le Morbihan. Il est élu à l'Assemblée constituante, où il se montre partisan de la répression contre les insurgés de juin 1848. Il ne siège pas à l'Assemblée législative. Sous le Second Empire, il se ruine en créant une banque d'échange et d'escompte selon les idées proudhoniennes. Il adhère en 1866, à l'Association internationale des travailleurs.

Durant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870 - mars 1871), il est délégué au Comité central républicain des Vingt arrondissements au titre du VIe arrondissement. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune par le VIe arrondissement. Le 29 mars, il est membre de la Commission des Finances et devient le délégué de la Commune auprès de la Banque de France. Fin mai 1871, grâce à un laissez-passer du gouvernement d'Adolphe Thiers, il peut se réfugier en Suisse après l'échec de la Commune. En décembre 1872, le conseil de guerre rend un non-lieu à son encontre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales des Côtes-d'Armor, état-civil numérisé de Dinan, Naissances 1793 - 1796, images 246-247, acte du 17 messidor an 3.
  2. Alan Spitzer, Old Hatreds and Young Hopes, The French Carbonari against the Bourbon Restauration, Harvard University Press, 1971

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Beslay, 1830-1848-1870 : Mes souvenirs, Sandoz et Fischbacher, 1873.
  • Charles Beslay, Le bourgeois de la Commune (1795-1878), Philippe Richer, édition Dittmar, 2004.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Charles Beslay », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]
  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection Champs, 1978.
  • Sa fiche sur le site de l'Assemblée nationale

Liens externes[modifier | modifier le code]