Paule Minck

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Paule Minck
Paule Mink.jpg

Paule Mink, vers 1880.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Paulina MekarskaVoir et modifier les données sur Wikidata
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Conflit
Mouvement

Paulina Mekarska devenue Paule Minck (ou Mink), née le à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme et décédée le à Paris, est une femme de lettres, journaliste, socialiste, communarde et féministe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie Ferré (1853-1882), Louise Michel (1830-1905) et Paule Mink (1839-1901).

D'origine polonaise par son père Jean Nepomucène Mekarski, comte et cousin du roi Stanislas II de Pologne, réfugié en France en 1831 à la suite de la répression de la révolution polonaise et française par sa mère, Jeanne-Blanche Cornelly de la Perrière[1], Paule Mink est aussi la sœur de l'ingénieur Louis Mékarski.

Paule Minck monte à Paris en 1867[1], dans les dernières années du Second Empire, et milite aux côtés d'André Léo, tout en gagnant sa vie par de petits boulots (professeur de langues, lingère, etc.) [1]. Elle milite aux côtés d'André Léo et crée la « Société fraternelle de l’ouvrière », une organisation mutualiste féministe révolutionnaire[2]. Elle participe en 1871 à la Commune de Paris, et, tandis qu'André Léo collabore avec l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, Minck, elle, ouvre une école gratuite à l'église Saint-Pierre de Montmartre et anime le Club Saint-Sulpice rive gauche[1]. Avec Louise Michel, elle fait également partie du Comité de vigilance de Montmartre.

Étant en mai 1871 en tournée de propagande, elle échappe à la Semaine sanglante[1] et s'exile en Suisse. Elle correspond encore activement avec des militantes féministes et franc-maçonnes comme Marie Bonnevial[3]. De retour en France après l'amnistie des Communards, elle donne des conférences. Ravachol assistera à l'une d'elles, le , à Saint-Chamond, ce qui achèvera de le convaincre d'abandonner ses idées religieuses.[réf. nécessaire]

La UNE du Petit Journal du , qui tire à l'époque au million d'exemplaires Cliquez à répétition pour agrandir. Outre la diffamation en règle contre Georges Clemenceau (« Aoh, yes! »), le journal note la candidature de Paule Minck dans le VIe arrondissement de Paris. Page suivante, on lit: « après avoir fait, par deux fois différentes, sa déclaration de candidature, [elle] a reçu de M. le préfet de la Seine une déclaration officielle lui disant qu'il ne peut accepter sa déclaration, les femmes n'ayant pas les droits de citoyen.
Mme Paule Minck a décidé de passer outre et de faire quand même acte de candidat afin d'établir par des faits le principe de l'égalité de la femme.
Hier soir, en effet, dans une réunion électorale tenue salle Octobre, l'assemblée, très nombreuse, a acclamé la candidature de protestation de la citoyenne Paule Minck. ».

Elle participa activement au Parti ouvrier français (POF, fondé en 1892) de Jules Guesde. Elle fut candidate de facto aux législatives de 1893 dans le VIe arrondissement de Paris (voir Le Petit Journal ci-contre).

Elle fut un des principaux rédacteurs de La Cocarde (journal fondé par Barrès en 1894, publié jusqu'en 1895)[4]. Elle travailla également à La Fronde, une revue féministe créée en 1897 par Marguerite Durand.

Elle s'engagea aux côtés des dreyfusards pendant l'Affaire.

Elle décède en 1901 et est incinérée au cimetière du Père-Lachaise le 1er mai.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e François Bodinaux, Dominique Plasman, Michèle Ribourdouille, On les disait pétroleuses, courte notice biographique
  2. Notice biographique sur le site des Amis et Passionnés du Père-Lachaise
  3. Lettres entre Marie Bonnevial et Paule Minck (Musea - Université d'Angers et l'Université Virtuelle en Pays de la Loire)
  4. CLOUARD, Henri, 1910, La « Cocarde » de Barrès, Nouvelle Librairie Nationale (Paris), p. 4

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Dalotel, 1981, Paule Minck communarde et feministe 1839-1901, Syros.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]