Charles Longuet

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Charles Longuet
Charles Jenny Longuet.jpg

Charles et Jenny Longuet en 1870.

Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Enfants
Jean Longuet
Edgar Longuet
Marcel Longuet (d)
Jenny Longuet (d)
Harry Longuet (d)
Charles Longuet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Arme
Conflit

Charles Longuet, né le à Caen (Calvados) et mort le à Paris, est un militant socialiste et une personnalité de la Commune de Paris, par la suite devenu le gendre de Karl Marx.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille monarchiste[1], Charles Longuet commence son droit à Paris en 1860 et devient opposant au Second Empire. Il fonde les journaux Écoles de France et Rive Gauche où il publie, en anglais, le préambule et les statuts provisoires de l’Association internationale des travailleurs rédigés par Karl Marx.

Ses activités politiques le contraignent à s'exiler en Belgique, puis en Angleterre, où il entre dans la franc-maçonnerie. En 1866, il devient secrétaire correspondant pour la Belgique au conseil général de l'Internationale. Il est arrêté, début 1866, lors d'une réunion au Café de la Renaissance, place Saint-Michel à Paris, en compagnie de Gustave Tridon, Raoul Rigault, des frères Levraud, Dacosta, A. Verlière, Genton, Eugène Protot, Largilière et Landowski[2]. C'est l'avocat Gustave Chaudey qui assure leur défense[2].

Il revient à Paris en 1870. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il devient membre du comité central républicain des Vingt arrondissements et chef du 248e bataillon de la garde nationale. Du 27 mars au 12 mai, il est rédacteur en chef du Journal officiel (édition de Paris). Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au conseil de la Commune par le 16e arrondissement et siège à la commission du Travail et de l’Échange. Il vote contre la création du comité de Salut public. Après la Semaine sanglante, il se réfugie à Londres. Il est condamné à la déportation par contumace par le conseil de guerre.

Redevenu membre du conseil général de l'Internationale, il vote l'exclusion de Mikhaïl Bakounine en 1872. La même année, il épouse Jenny, la fille aînée de Karl Marx. Le couple aura quatre enfants : Jean (1876-1938), Edgar (1879-1950)[3], Marcel (1881-1949)[4] et Jenny (1882-1952). En 1874, il est nommé professeur au King's College d'Oxford.

Il revient à Paris après l'amnistie de 1880. Il collabore au journal La Justice de Clemenceau et s'oppose à Jules Guesde dans la diffusion des idées marxistes par vulgarisation à la française[réf. nécessaire].

Il participe en 1880-1881 à l'Alliance Socialiste Républicaine et il est candidat à diverses élections législatives dans la Seine (1885, 1889 et 1890, sénatoriales de 1900), mais échoue. Il est conseiller de Paris pour le quartier La Roquette (XIe arrondissement) de février 1886 à avril 1893. En 1894, Il devient inspecteur de l'enseignement des langues vivantes dans les écoles de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bancal, Encyclopaedia Universalis, vol. 19, Paris, Encyclopaedia Universalis France, , 1521 p. (ISBN 2-85229-281-5, lire en ligne), « LONGUET CHARLES (1840-1903) », p. 1161.
  2. a et b Auguste Lepage, Les Cafés artistiques et littéraires de Paris, P. Boursin, 1882 (lire extrait en ligne.
  3. Edgar aura 4 enfants : Charles (1901), Frédéric (1904), Jenny (1906) et Paul (1909).
  4. Dont un fils : Marcel-Charles (1909).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection « Champs », 1978

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]