John Monash

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John Monash
John Monash en 1918.
John Monash en 1918.

Naissance 27 juin 1865
Melbourne
Décès 8 octobre 1931 (à 66 ans)
Melbourne
Origine Drapeau de l'Australie Australie
Allégeance Flag of Australia.svg Armée australienne
Grade Lieutenant-général
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement 4e brigade d'infanterie de l'AIF
3e division
Faits d'armes Bataille de Passchendaele
bataille d'Amiens

Général Sir John Monash GCMG, KCB, VD est né le 27 juin 1865 à Melbourne et décède le 8 octobre 1931 à Melbourne. C'était un major général australien de la Première Guerre mondiale. Au cours de cette guerre il est fait chevalier commandeur de l'Ordre du Bain par le roi George V, le 12 août 1918.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu des immigrés juifs prussiens, John Monash est né à Melbourne, le 27 juin 1865. Il étudie au Scotch College et à l'Université de Melbourne, il travaille comme ingénieur civil, il participa à la construction d'un pont sur la rivière Yarra. Il intègre la compagnie universitaire d'un bataillon de la milice Victoria, en 1884 et devient donc l'un des premiers généraux non militaires de carrière. Il publie en 1913 un manuel de formation militaire : 100 conseils pour les commandants de compagnie. À la déclaration de guerre en 1914, il prend le commandement de la 4e brigade d'infanterie de l'AIF (Australian Imperial Force), une des composantes des célèbres troupes australo-néozélandaises de l'ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps) en Égypte. Après la campagne de Gallipoli où, d'avril à décembre 1915, les troupes de l'Anzac subissent de lourdes pertes, le major général Monash rejoint le front de l'Ouest en 1916[1].

A la tête de la 3e division, il mène ses hommes à la victoire lors de l'assaut pour la crête de Messines, en Belgique le 7 juin 1917, puis lors des combats de la troisième bataille d'Ypres à la Bataille de Passchendaele (juillet-novembre 1917). Lieutenant général, au commandement du corps des troupes australiennes en mai 1918, il dirige l'offensive victorieuse de juillet pour s'emparer du Hamel, puis est engagé dans les opérations sur la Somme. Cette bataille est importante pour le cours de la guerre non pas en raison de sa valeur stratégique mais en raison de la tactique utilisée, radicalement différente des tactiques traditionnelles utilisées jusque là, à savoir les assauts frontaux en masse, très coûteux en vies humaines. Parmi les nouvelles tactiques utilisées, on peut citer le ravitaillement aérien en troupes (sauts en parachute) et une coopération accrue entre les unités d'infanterie et les unités blindées. Monash se refuse à sacrifier des troupes d'infanterie lors d'attaques non protégées, d'où son souci de leur apporter le maximum de protection. La bataille est un succès complet, en 92 minutes tous les objectifs ont été atteints.

Le 8 août 1918, la bataille d'Amiens, menée par les corps australiens, a vu la première victoire décisive pour l'armée britannique de la guerre. Le chef allemand défait, le Général Ludendorff, a décrit la bataille comme : «le jour noir de l'Armée allemande». Le 12 août, John Monash est anobli sur le champ de bataille par le Roi George V (la première fois qu'un monarque britannique honore un commandant d'une telle manière en 200 ans)[2]. Monash prévoit alors l'attaque sur les défenses allemandes dans la bataille de la ligne Hindenburg. Les alliés ont ouvert une brèche le 5 octobre, les Allemands demandent un armistice[3].

Après la guerre, il organise la démobilisation et le retour des troupes. Retraité de l'armée, il occupe différentes fonctions civiles, dont celle de directeur général de la commission d'électricité en Victoria[1]. De 1923 à 1931, il est vice-président de l'université de Melbourne.

L’université Monash est créée par le gouvernement du Victoria à la suite d'un vote du Parlement de l’État en 1958. Elle prend le nom du général Monash, ce qui est une première en Australie, toutes les autres universités ayant un nom de ville ou d’État. Aujourd'hui, il figure sur l’envers du billet australien de 100 dollars[4].

Sources[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]