Lamotte-Warfusée

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Lamotte-Warfusée
Eglise Saint-Pierre de Lamotte (1929-1931)
Eglise Saint-Pierre de Lamotte (1929-1931)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Somme
Maire
Mandat
Frédéric Dehurtevent
2014-2020
Code postal 80800
Code commune 80463
Démographie
Population
municipale
650 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 20″ N 2° 35′ 46″ E / 49.8722, 2.596149° 52′ 20″ Nord 2° 35′ 46″ Est / 49.8722, 2.5961  
Altitude Min. 35 m – Max. 101 m
Superficie 9,36 km2
Localisation

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Lamotte-Warfusée est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Santerre. Située par la route à 23 km d'Amiens et 6 km de Villers-Bretonneux, l'agglomération se trouve à l'est de ces deux villes.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est de formation quaternaire. Il est constitué partout du limon des plateaux, terre argileuse d'une épaisseur variant de quelques centimètres à plusieurs mètres selon les endroits. Sous la terre végétale, se trouve une épaisse couche calcaire de formation secondaire qui affleure en quelques endroits[1]'[2].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le paysage de la commune est celui d'un plateau avec de faibles dépressions de terrain : le vallon Saint-Pierre au sud, le Jean Quart au nord ainsi que ceux situés au sud et à l'est de Warfusée. Le point culminant de la commune (~90 m) se trouve à la limite de la commune de Bayonvillers sur la route Amiens-Saint-Quentin[1]'[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau sur le territoire de la commune. La nappe phréatique est située entre 50 et 80 mètres de profondeur[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants d'ouest et sud-ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune de Lamotte-Warfusée est composée de deux entités principales: le village de Lamotte (ancienne commune de Lamotte-en-Santerre) à l'est et Warfusée (ancienne commune de Warfusée-Abancourt) à l'ouest. Le hameau d'Abancourt a disparu au XVIIe siècle, dévasté par les troupes espagnoles.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lamotte-Warfusée
Le Hamel Cerisy Cerisy
Villers-Bretonneux Lamotte-Warfusée Bayonvillers
Villers-Bretonneux Marcelcave Wiencourt-l'Equipée

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 650 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 553 550 561 625 667 650 655 661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
606 643 580 533 537 538 548 592 524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
463 416 410 201 231 233 200 209 223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
237 266 436 447 481 513 559 572 650
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité a été successivement mentionnée sous les formes[1]'[2] :

  • pour Abancourt: Abacurtis (833), Abencort (1186 et 1254), Abencourt (1301 et 1657), Abbencourt (1348), Abancourt (1348, 1696, 1733, 1778) Abbancourt (1482), Aboncourt (1648), Habencourt (1763) et enfin Abancourt (à partir de 1829) signifierait jardin abandonné. Plus vraisemblablement le nom Abancourt est de formation germano-romaine associant le préfixe, Aban (nom d'une personne) et le suffixe, court signifiant, cour de ferme puis ferme et village [5].
  • Pour Lamotte, on trouve plusieurs formes dans les textes anciens: Mota (1204), Le Mote en Santers (1400), Les Molles (1638), Lamotte en Sangterre (1728) et enfin Lamotte en Santerre (17 brumaire an X) signifie butte sur laquelle s'élevait un château féodal.
  • Warfusée, viendrait de warde (garde) et fusus (détruit) signifierait, corps de garde détruit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1974, les communes de Lamotte en Santerre et Warfusée-Abancourt ont fusionné pour devenir la commune de Lamotte-Warfusée[6]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1987[7] Marc Desenlis   Décédé en fonction
1987[7]  ??? Bernard Dehurtevent    
 ??? mars 2001 Desenlis    
1995[7] mars 2008 Gérard Lambert    
mars 2008[8] 24 novembre 2008[7] Bernard Dehurtevent   ingénieur agronome
Décédé en fonction
2008 ou 2009[9] en cours
(au 6 mai 2014)
Frédéric Dehurtevent   Réélu pour le mandat 2014-2020 [10]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au Moyen Age, la seigneurie de Lamotte relevait de l'abbaye de Corbie.
  • 1204, Nicolas, chevalier de Lamotte obtint de l'évêque d'Amiens, Richard que le village devienne une paroisse autonome. Jusque là, il ne possédait qu'une chapelle dépendant de la paroisse de Marcelcave. La construction de l'église Saint-Pierre fut décidée.
  • Au XVIe siècle, Wast Waroquier était seigneur de Lamotte et de Méricourt-l'Abbé. Il fut tué au siège de Saint-Pol en 1537[11].
  • 1636, la maladrerie et le château furent incendiés par les Espagnols.
  • 1656, le village d'Abancourt, situé à 3 km au nord de Warfusée fut incendié par les Espagnols. Les habitants trouvèrent refuge à Warfusée qui prit par la suite le nom de Warfusée-Abancourt[2].
  • 1659, Antoine Le Caron, écuyer, seigneur de La Motte est élu maïeur d'Amiens.
  • 1695, par ordonnance royale, les biens de la maladrerie furent réunis à l'hospice de Montdidier.
  • 1720, le village de Lamotte possédait 70 maisons. La moitié des habitants environ s'adonnait à la filature.
  • 1772, reconstruction de l'église de Warfusée[2].
  • 1789, La nationalisation des biens du clergé permit la vente des biens que l'abbaye de Corbie détenait dans la commune. Ils furent rachetés par des fermiers de la commune ou des environs.
  • 1802, la présence d'une école est attestée à Lamotte[1].
  • 1814-1815, les cosaques occupèrent la commune.
  • 1832, création d'une école de filles dans la commune.
  • 1849, la brigade de gendarmerie de Lamotte est transférée à Corbie[1].
  • 1870-1871, pendant l'Année terrible, la commune fut occupée pendant deux mois par l'armée prussienne et subit de nombreuses réquisitions. 23 jeunes gens de la commune de Lamotte-en-Santerre prirent part aux combats. L'un mourut prisonnier en Allemagne et un fut blessé. 25 jeunes gens de la commune de Warfusée-Abancourt combattirent, l'un d'eux fut tué et un autre mourut des suites de ses blessures[1]'[2].
  • 1974, fusion des communes de Lamotte en Santerre et de Warfusée-Abancourt qui forment désormais la commune de Lamotte-Warfusée[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade de l'église Saint-Pierre de Lamotte.
  • Église Saint-Thomas de Warfusée[15],[16]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-Irénée Darsy, Benéfices de l'Eglise d'Amiens, état général des biens, revenus et charges du clergé du diocèse d'Amiens en 1730, Amiens, E. Caillaux imprimeur, 1871.
  • Pierre-Camille Lemoine, Inventaire de l'abbaye de Corbie, 1779-1781.
  • B. Dupiney de Volpierre, Dictionnaire français illustré encyclopédie universelle, Paris Calmann-Lévy, 1884.
  • Daniel Pillon Daniel et Catherine Roussel, Mémoire de pierre, mémoire des hommes du canton de Corbie, Association « Villers-Bretonneux Mémoire », Villers-Bretonneux, 2010 (ISBN 2 - 9 525 411 - 6 - 7).

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Notice géographique et historique sur la commune de Lamotte-en-Santerre, rédigée le 25 mai 1899 par Camille Bouchon, instituteur, Archives départementales de la Somme
  2. a, b, c, d, e et f Notice géographique et historique sur la commune de Warfusée-Abancourt, rédigée en 1899 par Monsieur Bouteleux, instituteur, Archives départementales de la Somme
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Charles Rostaing, Les Noms de lieux, Paris, P.U.F., 1969
  6. a et b Anciennes communes de la Somme
  7. a, b, c et d « Conseil de communauté - compte rendu administratif de la séance du 4 décembre 2008 » [doc], Communauté de communes du Val de Somme (consulté le 15 décembre 2014), p. 1
  8. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 8 septembre 2008)
  9. Préfecture de la Somme, « Liste des maires de la Somme », sur http://www.data-publica.com,‎ 25 novembre 2010 (consulté le 23 janvier 2014)
  10. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  11. a, b, c, d, e et f Père Louis-François Daire, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy : repris, corrigé et annoté par Alcius Ledieu, Le Livre d'histoire, 1911
  12. Clochers.org
  13. 40000clochers.com
  14. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Clochers.org
  16. 40000clochers.com