A7V

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Sturmpanzerwagen A7V
Une réplique de « Wotan » au musée des blindés de Münster, Allemagne.
Une réplique de « Wotan » au musée des blindés de Münster, Allemagne.
Caractéristiques générales
Équipage 16 (Commandant, 5 sous-officiers, 10 hommes) ou 18
Longueur 7,35 m
Largeur 3,06 m
Hauteur 3,35 m
Masse au combat 32 t
Blindage et armement
Blindage de 16 mm à 30 mm maximum.
Armement principal 1 canon de 57 mm Maxim-Nordenfeldt belge de prise
Armement secondaire 6 mitrailleuses MG 08
Mobilité
Moteur 2 moteurs Daimler-Benz 165 204, 4-cylindres en ligne, de 100 ch chacun soit :
Puissance 200 ch (149 kW)
Vitesse sur route 16 km/h
Puissance massique 6,7 ch/tonne
Autonomie 30-70 km

Le Sturmpanzerwagen A7V fut le premier (et seul) char d'assaut construit par l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale. Sa mise en service fut très tardive (le premier exemplaire fut livré le 1er octobre 1917). Le haut commandement allemand ne croyait pas à l'utilité du char d'assaut. Il y eut plus de chars de prise alliés utilisés par les forces allemandes que d'A7V.

Simple « boîte » blindée imposante et très peu maniable, le panzer A7V utilise comme armement principal un canon de capture de 57 mm belge en face avant et six mitrailleuses MG 08 en armement secondaire. Il ne fut construit qu'en une vingtaine d'exemplaires avant l'armistice du . L'un d'eux eut toutefois l'occasion de se mesurer à un char anglais, confrontation soldée par la destruction du blindé allemand.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un A7V en juillet 1918.
A7V capturé par les troupes françaises le 24 avril 1918 à Villers-Bretonneux.

Dès octobre 1917, deux « Abteilungen » (« unités ») de A7V furent constituées, suivies par une troisième au mois de décembre. Le une présentation avec tir réel eut lieu devant le Kaiser lui-même. Mais, si l'on en croit les mémoires de Ludendorff, cet exercice ne fit pas grande impression…

Le , des A7V furent engagés pour la première fois à la bataille de Saint-Quentin. Le 24 avril, les trois unités furent engagées sur le plateau de Villers-Bretonneux à Cachy durant la bataille de la Somme ou ils se heurtérent à des Mark V de la British Army dans ce qui fut le premier affrontement entre chars de combat. Sur quinze chars, treize participèrent à l'action, provoquant un effet moral considérable. Mais l'un des véhicules se renversa et fut récupéré par les troupes françaises, ce qui permit d'en connaître les points faibles.

Le , une vingtaine de A7V participèrent à une attaque contre les lignes françaises, mais ils furent violemment pris à partie par l'artillerie. Le 8 octobre enfin, onze A7V se heurtèrent aux Mark V du 12e bataillon britannique.

Le 21 octobre, seulement trois semaines avant l'armistice du 11 novembre, les trois unités de A7V ainsi que les unités blindés composées de chars de prise furent transférées en Allemagne, à Erbenheim, où elles furent dissoutes le 17 novembre.

Le A7V Mephisto exposé à Brisbane, Australie

Certains de ces chars A7V furent alors pris par les Français victorieux qui les donnèrent à la Pologne, laquelle les employa contre les russes durant la guerre russo-polonaise de 1920. Au moment de l'armistice de 1920, la Pologne semble encore avoir disposé de cinq A7V en état de marche.

Aujourd'hui il ne subsiste plus qu'un seul A7V d'origine, le char Mephisto no 506, qui avait été récupéré par l'armée australienne le . Ce char avait été abandonné dans le « no man's land » après être tombé en panne durant la bataille de la Somme. Il est exposé désormais au Queensland Museum à Brisbane, en Australie.

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