Parc zoologique de Clères

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Parc zoologique de Clères
Parc de Clères01.JPG
Date d'ouverture Mars
Date fermeture Octobre
Situation Clères
Superficie 13 hectares
Latitude
Longitude
49° 35′ 49″ N 1° 06′ 28″ E / 49.596944, 1.107778 ()49° 35′ 49″ Nord 1° 06′ 28″ Est / 49.596944, 1.107778 ()  
Nombre d'animaux 1 500
Site officiel http://www.parcdecleres.net

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Parc zoologique de Clères

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(Voir situation sur carte : France)
Parc zoologique de Clères

Le parc zoologique de Clères est un parc zoologique et botanique français, faisant partie du Muséum national d'histoire naturelle, géré paritairement avec le Département de Seine-Maritime[1] et situé à Clères en Seine-Maritime. C'est une création de l'ornithologue Jean Delacour qui acheta le domaine de Clères en 1919 pour y développer sa passion pour la botanique et l'ornithologie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la famille des comtes de Béarn achète en 1837 ce site existant depuis le Moyen Âge, mais la rénovation commence en 1864 avec le comte Louis Hector de Béarn, qui fait combler le fossé entourant le parc et dessiner un parc aménagé à l'anglaise par Édouard Busigny. L’ensemble des bâtiments est restauré sous la direction de l’architecte parisien Henri Parent, avec toutes les installations modernes telles que salles de bains, calorifères, distribution d’eau à tous les étages, et décoré d'œuvres du sculpteur Jean-Baptiste Foucher. Malheureusement, l’ensemble de ces aménagements et décors ont disparu avec l’incendie de 1939, qui ravage le château tandis que la guerre a détruit une partie du parc.

Le zoo de Clères est créé en 1919 dans ce site par Jean Delacour. Le parc a été une attraction durant l'entre-deux-guerres[2], a fermé pendant la guerre et subi des destructions, sans compter que la majeure partie des oiseaux et des mammifères ont fini dans des casseroles, allemandes ou françaises. L’après-guerre permet la reconstruction et Jean Delacour envoie beaucoup d’animaux depuis les États-Unis pour reconstituer les collections du parc. En 1960 Delacour prend sa retraite et s’installe à Clères où il rédige ses mémoires (The Living Air). En 1966 il cède l’établissement au Muséum national d'histoire naturelle pour poursuivre les missions de conservation des espèces, d’éducation et de recherche. Depuis 1989, l'aide du Département de la Seine-Maritime permet de nombreuses restaurations (salles d'exposition, toitures...).

Le zoo est membre de l'Association européenne des zoos et des aquariums[3] et l'Association nationale des parcs zoologiques qui a été fondée par Jean Delacour lui-même.

Visite[modifier | modifier le code]

Site[modifier | modifier le code]

De nombreuses essences d'arbres sont présentes dans le parc. Quelques arbres remarquables sont à noter : séquoia géant, ginkgo biloba, érable
On y trouve aussi des bâtiments patrimoniaux : les ruines d'un château médiéval, un manoir construit au XVe siècle qui a été remanié plusieurs fois, surtout au XIXe siècle, avec sa cour intérieure ; un manoir à pans de bois du XVIe siècle et la cohue (bâtiment où se rendait la justice du bailliage de la ville)…

La collection animale[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux anatidés du parc, on trouve le splendide canard mandarin

Le zoo abrite à présent de nombreuses espèces de mammifères et d'oiseaux, tels que le gibbon, le maki catta, le wallaby de Bennett, l' ibis sacré, la grue de Mandchourie, la chouette lapone[4]...

Principalement ornithologique, la collection animale du parc de Clères comprend tout d’abord une quantité impressionnante d’anatidés. Des espèces diverses de cygnes, canards percheurs et plongeurs, sarcelles, pilets, dendrocygnes, oies et bernaches évoluent sur la rivière qui longe le parc et sur le plan d’eau principal.

Les ibis sacrés déambulent dans le parc

Des grues demoiselle de Numidie, des ibis sacrés, des paons, des flamants du Chili, des cigognes et des grues couronnées vivent également dans les différents espaces herbeux et boisés du parc. Depuis 2010, une colonie de pélicans frisés, espèce en voie de disparation, y a été introduite[5].

Dans de grandes volières aménagées on retrouve des espèces moins communes et parfois menacées comme le faisan Edwards, le calao terrestre ou l’ibis Chauve.

Une des singularités du parc repose sur le fait que beaucoup d’animaux évoluent en semi-liberté et notamment un certain nombre de mammifères. Les wallabys de Bennett, les antilopes cervicapres et les hydropotes de Chine peuvent ainsi être observés sans clôtures et viennent parfois à la rencontre des visiteurs. Sur de petites îles, on aperçoit dans le feuillage des arbres les gibbons et les makis catta qui y vivent en toute quiétude.

Les wallabys et les antilopes cervicapres évoluent en semi-liberté

Le Parc de Clères a également intégré dans sa collection animale un groupe reproducteur d’hapalémurs qui sont aujourd’hui en « danger critique d’extinction ». Une première naissance a été enregistrée en 2008[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon les deux sources [1] et [2]
  2. (fr) « L'histoire du Domaine », Parc zoologique de Clères
  3. (en) « EAZA Member Zoos & Aquariums »,‎ 2010
  4. (fr) « Nos animaux », Parc zoologique de Clères
  5. Parc de clères l'affaire pélicans - www.seinemaritime.net
  6. www.parcdecleres.net

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]