Hangard

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Hangard
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre Luce Moreuil
Maire
Mandat
Olivier Dutilleux
2014-2020
Code postal 80110
Code commune 80414
Démographie
Population
municipale
119 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 25″ N 2° 30′ 47″ E / 49.8236, 2.5131 ()49° 49′ 25″ Nord 2° 30′ 47″ Est / 49.8236, 2.5131 ()  
Altitude Min. 35 m – Max. 102 m
Superficie 6,34 km2
Localisation

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Hangard est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Hangard est le seul village qui porte ce nom en France. D'origine très ancienne, Hangard vient de hano et du germanique gardo, le jardin Hangard est donc le jardin de hano.[réf. souhaitée]

En 1135, Hangard devient Hangardum en 1146, puis redevient Hangard en 1507. Des armes, des pierres travaillées ont été trouvées sur son territoire, des silex taillées polis, les uns en forme de couteau, de racloir et autres en forme de hache. Un dolmen aujourd'hui disparu dans les marais d'Hourges est descendu par le simple effort de son poids à 0,80 m au-dessous de la surface du sol. Il se compose de deux grès de 1,50 m de long, et de deux autres de 0,80 m, ils sont placés à angle droit, les uns à côté des autres, de manière à former un rectangle orienté du Nord au Sud, la table en a disparu depuis longtemps. Des fouilles faites en 1890 par maître Perin, notaire, n'ont rien mis au jour.

Au XIIe siècle, le seigneur de Hangard s'appelait Foulques Lehardi, c'était un preux chevalier, qui avait donné cent preuves de son adresse, de sa force et de sa bravoure dans maints combats, il s'était surtout fait remarquer dans deux batailles[Lesquelles ?] livrées contre les musulmans. Blessé mortellement dans une rencontre à la tête des troupes qu'il commandait, il tomba au pouvoir des ennemis qui le firent soigner avec les plus grands égards, dans l'espoir qu'après sa guérison on offrirait une forte rançon pour un tel chef, ce qui eut lieu en effet.

En 1362, des vignes sont mentionnées dans un dénombrement du fief que madame Jehanne de Rivery tenait (extrait chatellerie de Boves).

Quelques seigneurs du village :

  • Bernard de Hangard 1146 ;
  • Jehan de Hangard 1219 ;
  • Henri de Hangard 1248 ;
  • Drieu de Hangard 1337 ;
  • Jean de Hangard 1350 ;
  • Jean de Hangard 1380 ;
  • fils Gilles de Hangard 1437 ;
  • Jacques de Hangard 1473.

L'église est placée sous le vocable de saint Martin. Elle fut construite en 1523. Sous le clocher est la pierre tombale de Claire de Frucourt, femme de Jacques de Roye Seigneur de Hangard, morte le 25 avril 1523. C'est elle qui aurait fait construire l'église. En 1612, celle-ci compte 2 cloches qui furent remplacées par quatre autres cloches en 1786 puis une cloche qui a été bénite en 1839.

Pierre-François d'Incourt seigneur d'Hangard (c.1725-1760), fut maïeur (maire) d'Amiens entre 1757 et sa mort survenue en 1760 (voir la liste des Anciens maïeurs d'Amiens).

Après la reconstruction du village :[Quand ?][Pourquoi ?]

Le dimanche 7 février 1926, l'abbé Cauet, Curé doyen de Moreuil avait mission de baptiser trois nouveau-nés, ou si vous aimez mieux, trois ressuscités de la grande guerre[non neutre] Marie-Thérèse avait comme parrain et marraine M. et Mme d'Hautefeuille, Berte M. et Mme Léonide Dieudonné, Marcelle M. Denis Emery et Mlle Marcelle Hume. En présence de l'abbé Jovelet curé desservant Hangard, avec la musique de Demuin et les voix des jeunes filles de Mézières, accompagnée de leur organiste.

Les habitants de la commune étaient appelés « ches boyeux rouge d'Hangard ». Ce sobriquet, appliqué aussi aux gens de Guilaucourt et aux artésiens, semble faire allusion à la couleur rouge ; il est à supposer que les habitants recherchent cette nuance pour leurs vêtements.

Autre sobriquet : « ches carimaros » Le mot carimo vient du latin carmen qui veut dire chant sacré, et par extension, sortilège, on a dû dire d'abord « carimareur » (sorcier) dit aussi des habitants de Fresnoy-en-Chaussée et de quelques autres communes[Lesquelles ?]. Il existe en Prusse Rhénane (Allemagne) près de Neunkirchen un village du nom de Hangard dont la plupart des familles, originaires du département de la Somme se sont installées dans ce pays entre les années 1670-1690 (quelques noms des habitants : Didion, Didie, Piro, Purring, Ruffing). Il semblerait que se soient des protestants persécutés sous Louis XIV.

La Première Guerre mondiale (1914-1918) à Hangard

En avril 1918, on assiste à la destruction totale du village. Le 28 mars 1918, l'évacuation du village est organisée par M. Farcy instituteur secrétaire de la mairie de Hangard. Seul Timothée Gaby resta avec son épouse jusqu'au dimanche 31 mars au soir dans sa maison. Démuin, Moreuil, Marcelcave et Hangard sont jusqu'à cette date l'objet de combats acharnés, ces villages marquent la ligne du front atteint par l'ennemi.

Le 24 avril, on se bat à l'arme blanche dans les rues du village. Un don de la ville de Tanger (Maroc) permettra la reconstruction du village. Du 14 juillet 1914 au jour de l'évacuation, M. Farcy a consigné dans son journal « de guerre », noté jour par jour, que la commune a logé 102 000 hommes de troupe, 3 000 officiers, 40 000 chevaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

de gueules aux trois molettes d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 M. Dominique Paille[1]    
2014[2] en cours
(au 6 mai 2014)
Olivier Dutilleux    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
244 289 300 298 314 331 342 345 322
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
343 324 310 299 286 290 264 232 224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
214 196 172 81 108 100 108 97 94
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
71 75 82 73 87 100 114 118 119
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 5 septembre 2008)
  2. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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