Valérien
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| Valérien | ||
| Empereur romain | ||
| Pièces à l'effigie de Valérien. | ||
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| Règne | ||
| D’abord usurpateur puis légitime août 253 - 260 (~7 ans) |
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| Période | Les « Trente Tyrans » | |
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| Prédécesseur(s) | Émilien | |
| Co-empereur(s) | Gallien | |
| Usurpateur(s) | Cyriadès (259 – 260) | |
| Successeur(s) | Gallien seul | |
| Biographie | ||
| Naissance | c.193 | |
| Nom originel | Publius Licinius Valerianus | |
| Décès | ap.260 (67+ ans) - Perse | |
| Consort(s) | Mariniane (av.218 - av.253 ?) | |
| Descendance | (1) Gallien (2) Valerianus Minor |
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| {{{liste souverains}}} | ||
| Liste des empereurs romains Série Rome antique |
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Valérien (Publius Licinius Valerianus) est empereur romain de 253 à 260. Il partage le pouvoir avec son fils Gallien (Publius Licinius Egnatius Gallienus ; 218 - 268) qui lui succède comme unique empereur romain de 260 à 268.
Sommaire |
[modifier] L'accession à l'Empire
Valérien est un sénateur, portant le nom illustre de Licinius (un nom qui remonte à la République). Il a été marié à Mariniane (déjà morte en 253) et a un fils, Gallien.
Valérien est d'abord connu comme lieutenant de Dèce. En 253, Trébonien Galle, le charge de réprimer l'usurpation d'Émilien, gouverneur de Mésie. En cours de campagne, avant même d'avoir atteint la Mésie, Valérien est acclamé empereur par ses troupes. Dans les combats qui s'ensuivent Valérien reste le seul survivant après l'élimination de Trébonien et son fils Volusien, puis d'Émilien.
[modifier] La lutte acharnée contre les ennemis de l'Empire
Valérien s'associe avec son fils Gallien : il le fait reconnaître par le Sénat comme co-Auguste,et partage avec lui la charge de défendre l'Empire. Gallien est chargé du gouvernement de l'Occident, Valérien de l'Orient : cette mesure annonce la tétrarchie.
Gallien est chargé d'assurer la protection des frontières de l'Occident et plus particulièrement de la Gaule : il doit lutter contre deux usurpateurs successifs et mal connus, Ingenuus et Regalianus. Il parvient à battre les Francs et les Alamans dans les environs de Milan.
De son côté, Valérien s'installe dès 254 avec son armée à Antioche, qui a été prise et détruite un ou deux ans plus tôt par les Perses de Shapur Ier. Il s'emploie à relever la cité et à reconstituer les défenses militaires de l'Orient. De 254 à 259, il guerroie - peut-être chaque année - contre Shapur Ier avec des fortunes diverses. Il s'appuie sur des notables syriens, notamment le Palmyréen Odénath qu'il nomme sans doute gouverneur de Syrie-Phénicie.
[modifier] La seconde persécution générale contre les chrétiens (257-259)
Valérien devient à son tour persécuteur en 257. Il aurait cédé aux pressions de son ministre des finances Macrianus, païen fanatique qui fréquente les mages mais aussi soucieux d'enrichir le trésor qu'il administre par la confiscation des biens des chrétiens riches.
- Un premier édit daté de 257 interdit pour la première fois le culte et les réunions des chrétiens et ordonne aux clercs de sacrifier sous peine d'exil ou de travaux forcés.
- Un second édit daté de 258 plus sévère condamne à mort les clercs et les membres du clergé supérieur qui refusent de sacrifier, confisque les biens des riches chrétiens et place les fonctionnaires dans la situation d'esclaves.
La hiérarchie chrétienne est décapitée, les fidèles privés de leurs élites et le fisc très largement bénéficiaire. Les victimes sont plus nombreuses que durant la persécution de Dèce, surtout en Égypte, à Carthage (mort de saint Cyprien), à Rome (mort du pape Sixte II) et en Espagne (mort de l'évêque de Tarragone).
Gallien met fin à la persécution une fois qu'il exerce seul le pouvoir : il publie dès 260 un édit de tolérance inaugurant une période de tranquillité de quarante années, la "petite paix de l'Église" en rendant licite le culte chrétien et en rendant les biens confisqués aux églises, notamment les cimetières.
[modifier] Une capture humiliante, une fin tragique
En 259, il livre bataille aux Perses en Mésopotamie entre Carrhes (Harran) et Édessa (Şanlıurfa). Il est battu et capturé par Shapur Ier, qui l'emmena en captivité en Iran. Son préfet du prétoire Macrien refuse de négocier avec les Perses et aucune rançon n'est versée. Son fils Gallien reste le seul empereur légitime, et il semble qu'il ne fait rien non plus pour le faire libérer. On peut toutefois remarquer que Macrien, qui a mis sur le trône son fils Quiétus, n'a pas d'intérêt au retour de Valérien, et que Gallien n'ayant plus le contrôle de l'Orient n'est pas en mesure d'intervenir ou de contacter les Perses.
Valérien meurt en captivité en Perse. Différentes versions circulent sur son sort. Les traditions iraniennes disent qu'il est bien traité par son vainqueur, mais le polémiste chrétien Lactance, sous Constantin Ier, dit au contraire qu'il est humilié, obligé de servir de marchepied lorsque Shapur monte à cheval, et qu'après sa mort Shapur fit tanner et teindre en rouge sa peau pour en habiller un mannequin qui fut exposé dans un grand temple perse en symbole de la honte de Rome[1]. Eusèbe de Césarée, autre écrivain chrétien et contemporain de Lactance, rapporte plus sobrement que Valérien est réduit en esclavage et livré aux insultes et aux moqueries[2]. Aurelius Victor affirme qu'il est capturé et écorché vif[3]. Enfin l’Histoire Auguste prétend que les rois orientaux voisins des Perses écrivent à Shapur pour l'inciter à relâcher Valérien, ce que les historiens modernes comme André Chastagnol considèrent comme pure imagination des auteurs de l’Histoire Auguste[4].
[modifier] Noms successifs
- 193, Naît Publius Licinius Valerianus
- 253, accède à l'Empire : Imperator Caesar Publius Licinius Valerianus Pius Felix Invictus Augustus
- 260, titulature à sa mort : Imperator Caesar Publius Licinius Valerianus Pius Felix Invictus Augustus Germanicus Maximus, Pontifex Maximus, Tribuniciae Potestatis VII, Imperator I, Consul IV, Pater Patriae.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- ↑ Lactance, De la mort des persécuteurs, Livre V,5. Version reprise chez Hoefer et nombre d'historiens du XIXe siècle: Jean-Baptiste-Louis Crevier, Victor Duruy, etc.
- ↑ Eusèbe de Césarée, Histoire écclesiastique, Livre VII, 10 et 13
- ↑ Aurelius Victor, De Caesaribus, XXXII
- ↑ Les missives des trois rois sont citées dans Historia augusta attribuée à Trebellius Pollio. Voir aussi Histoire Auguste, Vie des deux Valériens, traduite par André Chastagnol, éditions Robert Laffont, 1994, (ISBN 2-221-05734-1)

