Michel VII Doukas

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Michel VII Doukas
Empereur byzantin
Image illustrative de l'article Michel VII Doukas
Michel VII Doukas
Règne
Coempereur : 1059 - 24 octobre 1071
Empereur : 24 octobre 1071 - 24 mars 1078
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Période Doukas
Précédé par Constantin X Doukas
Co-empereur Constance (1060-1078)
Andronic (1068-1077)
Romain IV Diogène (1068-1071)
Constantin Doukas (1074-1078)
Suivi de Nicéphore III Botaniatès
Biographie
Naissance v. 1050
Décès v. 1090 (~40 ans)
Père Constantin X Doukas
Mère Eudocie Makrembolitissa
Épouse Marie d'Alanie
Descendance Constantin Doukas
Liste des empereurs byzantins

Michel VII Doukas, Parapinace (grec: Μιχαήλ Ζ΄ Δούκας), né vers 1050, mort vers 1090, coempereur à partir de 1059 (rejoints par ses frères Constance en 1060 et Andronic en 1068, puis par Romain IV Diogène en 1068) et empereur byzantin du 24 octobre 1071 au 24 mars 1078, fils de Constantin X et d'Eudocie Makrembolitissa.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1071, Romain IV part en campagne contre les Seldjoukides qui pillent l'Anatolie mais il est vaincu et capturé lors de la bataille de Mantzikert. Il est finalement libéré après la signature d'un traité relativement indulgent pour l'empire mais dans le même temps, l'opposition en profite pour prendre le pouvoir. Le césar Jean proclame la déchéance de Romain et Michel VII devient empereur avec sa mère, Eudocie. Peu de temps après, il est le seul à occuper le trône impérial après que sa mère a été enfermée dans un monastère. Après une courte guerre civile, Michel VII offre l'impunité à Romain s'il se rend. Ce dernier accepte mais Michel lui fait crever les yeux avant même qu'il n'arrive à Constantinople. Les Turcs en profitent pour proclamer la caducité du traité et intensifier leurs raids en Asie mineure. Michel VII n'a aucun moyen de faire face à l'invasion car depuis plusieurs années, le système administratif byzantin est en crise. Ainsi, les stratiotes qui doivent assurer la défense des frontières ont vu leurs effectifs chuter en même temps que les grands propriétaires s'emparaient de leurs terres.

L'Empire byzantin sous le règne de Michel VI Doukas

La même année, la ville de Bari tombe aux mains des Normands et avec elle la domination byzantine sur l'Italie méridionale. L'année d'après, Michel réussit péniblement à mater une révolte en Bulgarie conduite par Constantin Bodin mais il ne parvient pas à enrailler la perte d'influence de Byzance sur la côte de l'Adriatique. La Croatie échappe définitivement à la sphère d'influence byzantine quand Dmitar Zvonimir est couronné roi par le légat du pape.

Sur le plan intérieur, l'empire connaît une grave crise économique tandis que Michel Psellos, le mentor de Michel est écarté du pouvoir par Nicéphoritzès. Il tente de renforcer le pouvoir impérial au détriment des forces féodales en extension. Il fait du commerce du blé un monopole d'État mais cette politique suscite l'opposition des grands propriétaires mais aussi des consommateurs car ces derniers ne bénéficient pas d'une baisse des prix mais bien d'une hausse. En effet, le but du monopole est avant tout de renflouer le trésor impérial. La hausse du mécontentement a comme corollaire de nombreuses rébellions à l'image de celle de Roussel de Bailleul, le chef des mercenaires normands qui est capturé par les Turcs à la demande de Michel. Cette assistance symbolise la faiblesse du pouvoir impérial incapable de lutter contre ses ennemis intérieurs sans demander l'aide de ses voisins. Cette impuissance est telle que Michel est contraint de pardonner à Roussel pour l'envoyer combattre d'autres rébellions avec Alexis Comnnène. Finalement, en 1077 deux révoltes éclatent. Une en Europe est dirigée par Nicéphore Bryenne, le duc de Dyrrachium et une autre en Asie dirigée par Nicéphore III Botaniatès, le stratège du thème des Anatoliques. Si Nicéphore Bryenne semble avoir l'avantage au début, il n'ose pas attaquer Constantinople tandis que Nicéphore Botaniatès obtient le soutien des Turcs ce qui lui permet de s'emparer de Nicée. Cet évènement entraîne une rébellion au sein même de Constantinople soutenue par l'Église. En mars 1078, Michel est contraint d'abdiquer en faveur de son frère Constance qui laisse le trône à Nicéphore. Michel se retire dans un monastère où il meurt quelques années plus tard.

Deux de ses frères sont également associés au trône :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Psellos Chronographie Livre VII, chapitres 1-20, p.281 & sv.
  • Louis Bréhier, Vie et mort de Byzance, Albin Michel, coll. L'évolution de l'humanité, Paris, 1946, (ISBN 2-226-05719-6)