Alexis IV Ange

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alexis IV Ange
Empereur byzantin
Image illustrative de l'article Alexis IV Ange
Alexis IV Ange
Règne
1er août 1203 - 28 janvier 1204
&&&&&&&&&&&&01805 mois et 27 jours
Période Ange
Précédé par Alexis III Ange
Co-empereur Isaac II Ange (1185-1195/1203-1204)
Suivi de Nicolas Kanabos
Biographie
Naissance v. 1182
Décès 8 février 1204 (~22 ans)
Père Isaac II Ange
Mère Herina
Liste des empereurs byzantins

Alexis IV Ange (en grec byzantin: Αλέξιος Δ' Άγγελος), né vers 1182, mort le 8 février 1204 à Constantinople, empereur byzantin (1203-1204), fils d'Isaac II Ange.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est emprisonné en 1195 par son oncle Alexis III Ange, qui a détrôné son père et pris le pouvoir.

Il réussit à s'évader en 1201, se réfugiant à la cour de son beau-frère Philippe de Souabe. Il y rencontre en 1202 Boniface de Montferrat, un des principaux chefs de la quatrième croisade, avec lequel il conclut une alliance pour rétablir son père sur le trône. En échange de l'aide des Croisés, il promet de rétablir l'union religieuse avec Rome et d'aider les Latins dans leur lutte contre les Turcs.

Après le siège de Constantinople en 1203, Isaac II est rétabli sur son trône.

Alexis IV est couronné coempereur le 1er août 1203 au côté de son père Isaac II Ange. Devant l'état du Trésor, il doit lever de nouveaux impôts et faire fondre les objets de culte. Les Byzantins sont scandalisés et quelques-uns d'entre eux en profitent pour allumer un incendie dans le quartier sarrasin de Constantinople : l'incendie se propage et ravage la quasi-totalité de la ville. Le père et le fils sont renversés le 28 janvier 1204[1], et très brièvement remplacés durant trois jours par Nicolas Kanabos, élu par une assemblée du Sénat et par des prêtres, avant la prise du pouvoir par un usurpateur Alexis V Doukas Murzuphle.

Ce dernier fait jeter Alexis IV en prison et l'étrangle de ses propres mains le 8 février 1204. Pour faire croire à une chute, il fait ensuite meurtrir son cadavre à coup de masse[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Venance Grumel, Traité d'Études Byzantines, I « La chronologie », P.U.F, Paris, 1958, p. 359
  2. Rodolphe Guilland, Études Byzantines, « La destinée des empereurs de Byzance », PUF, Paris, 1959, p. 17-18