Léon IV le Khazar

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Léon IV
Empereur byzantin
Image illustrative de l'article Léon IV le Khazar
Pièce de Léon IV et son fils Constantin VI.
Règne
-
&&&&&&&&&&&018214 ans, 11 mois et 24 jours
Période Isauriens
Précédé par Constantin V
Suivi de Constantin VI
Biographie
Naissance
Constantinople
Décès (à 30 ans)
Strongylon
Père Constantin V
Mère Irène la Khazare
Épouse Irène l'Athénienne
Descendance Constantin VI
Liste des empereurs byzantins

Léon IV le Khazar (en grec Λέων Δ΄ ; né à Constantinople le , mort le ) est empereur byzantin de 775 à 780.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon est le fils de Constantin V et de sa première femme, la princesse khazare baptisée sous le nom d'Irène, dont il tire le surnom de « Khazar ».

Son père l'associe au trône dès 751. Devenu seul empereur, il poursuit la politique de son père en supportant l'iconoclasme mais en apaise les tensions nées de la crise et permet ainsi le retour à un climat religieux plus modéré. Il est influencé dans cette politique par sa femme Irène (la future impératrice), très attachée au culte des images[1]. Le seul acte de répression rapporté est la flagellation de plusieurs hauts fonctionnaires iconophiles l'année de sa mort[2]. Cela correspond au renouveau de l'iconoclasme à la fin du règne de Léon V, notamment après la mort du patriarche Nicétas, le 6 février 780.

Il surveille de près les Bulgares et obtient notamment le baptême du khan Telerig. Il combat les Arabes, en Syrie en 776 et 778, et en Anatolie en 779 mais ne peut empêcher les incursions en Asie Mineure en 776, 779 et 780.

Désireux de donner la légitimité impériale à son fils Constantin alors que ses frères possèdent déjà la qualité de césars, il le fait couronner coempereur, probablement sous la pression de l'armée. À la différence de ses deux prédécesseurs, Léon demande une prestation de fidélité à l'armée, aux sénateurs et aux représentants des provinces et des professions. Il veut ainsi s'appuyer sur la volonté du peuple. Par ce biais, la conception de la succession monarchique du père au fils aîné progresse dans les mœurs byzantines sans pour autant devenir naturelle[3]. La tentative de complot ourdie par les partisans du césar Nicéphore (un des frères de l'empereur) le montre bien. Les membres de ce complot sont toutefois bannis à Cherson par un silention (une assemblée) convoqué par Léon IV pour prononcer la sentence.

Il meurt de la fièvre à Strongylon lors d'une campagne contre les Bulgares.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Il épouse le Irène (morte en 803) avec qui il a un fils, Constantin, plus tard aveuglé par sa mère Irène qui prend alors le pouvoir à sa place en devenant impératrice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Georg Ostrogorsky, Histoire de l'État byzantin, éditions Payot, p. 205.
  2. Théophane le Confesseur, Chronographie, p. 453.
  3. Georg Ostrogorsky, op. cit., p. 206.