Kepler (télescope spatial)
KEPLER
Télescope spatial Kepler
| Organisation | NASA |
|---|---|
| Domaine | Détection d'exoplanètes |
| Masse | 1 039 kg |
| Lancement | 7 mars 2009 3:49:57 UTC |
| Fin de mission | Prévue vers 2012 |
| Orbite | Héliocentrique |
| Localisation | Sur l'orbite de la Terre, en retard par rapport à celle-ci |
| Période | 372,5 jours |
| Type | Télescope de type photomètre |
|---|---|
| Diamètre | 0,95 m |
| Champ | 105 deg2 |
| Index NSSDC | 2009-011A |
|---|---|
| Site | (en)NASA |
Le télescope spatial Kepler est un photomètre spatial développé par la NASA pour détecter des exoplanètes et autres petits corps orbitant autour des étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Il a été lancé le 7 mars 2009 et placé en orbite héliocentrique.
La plus petite exoplanète alors connue (10 janvier 2011), Kepler-10b, une planète tellurique, a été découverte à l'aide des observations de Kepler[1] ; depuis, plusieurs exoplanètes de taille comparable voire plus petites que la Terre ont été identifiées, telles que Kepler-20f, Kepler-20e, voire des corps à l'existence fortement suspectée en janvier 2012 tels que KOI-961.01, KOI-961.02 et KOI-961.03, cette dernière étant à peine plus grande que Mars.
Sommaire |
[modifier] Mise en service
[modifier] Histoire
La compagnie Ball Aerospace & Technologies Corp., basée à Boulder (Colorado), est le maître d'œuvre de la construction du télescope. La mission est sous l'égide du Jet Propulsion Laboratory. Il a été nommé en l'honneur de l'astronome Johannes Kepler[2].
[modifier] Description
Il a une masse de 1 039 kilogrammes. Son énergie est fournie par un panneau solaire délivrant une puissance de 651 watts. Afin de mesurer les courbes de lumière des étoiles, il possède un télescope d'environ un mètre de diamètre : son ouverture est de 0,95 mètre et son miroir primaire, de 1,4 mètre. Le champ de vision de l'appareil est de 105 deg², donc pour un diamètre d'environ 12 degrés.
[modifier] La caméra
La caméra comporte 42 capteurs photographiques de 2200 × 1024 pixels, ce qui fait d'elle la plus grande envoyée dans l'espace, avec une résolution de 95 megapixels [3], [4].
[modifier] Satellisation
Initialement prévu pour novembre 2006, la mise sur orbite a souffert de multiples retards pour des raisons budgétaires[5]. Le télescope a été lancé le 7 mars 2009 à bord d'une fusée Delta II depuis la base militaire de Cap Canaveral en Floride.
[modifier] Observation
Sur l'orbite de la Terre, en retard par rapport à celle-ci
[modifier] Champ d'observation
Il observera la luminosité d'environ 150 000 étoiles situées dans la constellation du Cygne et de la Lyre pendant trois ans[6]. Une des causes possibles des variations d'intensité est la présence de planète autour des étoiles. Kepler ne se trouve pas en orbite autour de la Terre, mais autour du Soleil, sur l'orbite de la Terre, en retard par rapport à celle-ci. Cela permet également de minimiser les perturbations gravitationnelles, stabilisant ainsi la plate-forme d'observation. Cela permet aussi de favoriser l'observation, le télescope étant pointé dans une direction qui n'est gênée ni par la Terre ni par le Soleil.
[modifier] Techniques d'observation
Le but de la mission est de mesurer des étoiles comparables aux Soleil, c'est-à-dire m(V)=12, avec une précision photométrique différentielle combinée (anglais : combined differential photometric precision, CDPP) de 20 ppm sur une intégration de 6,5 heures. Une planète comparable à la Terre produit un changement de luminosité de 84 ppm durant au moins 13 heures lorsqu'elle croise le centre de son étoile.
PlanetQuest, un projet de calcul distribué utilisant la plate-forme BOINC, devrait permettre d'analyser les données recueillies.
Sa précision devrait permettre de détecter des planètes telluriques y compris dans des orbites en zone habitable.
[modifier] Résultats
En août 2009, la NASA annonce que Kepler a transmis des images de l'exoplanète HAT-P-7b[7].
Le lundi 4 janvier 2010, les responsables de mission annonçaient la découverte de ses cinq premières exo-planètes, soit les planètes des étoiles Kepler-4 à Kepler-8[8].
Outre des exoplanètes, Kepler a découvert des bizarreries cosmiques comme une étoile avec un petit objet en orbite autour d'elle et dont la température est plus élevée que la sienne[9],[10].
* L'existence de Kepler-19c demeure à confirmer.
[modifier] Références
- Laurent Sacco, « Kepler a détecté sa première exoplanète rocheuse : Kepler 10b » sur futura-sciences.com, 12 janvier 2011
- Edna DeVore, « Closing in on Extrasolar Earths ». Consulté le 14 août 2009.
- Kepler: Spacecraft and Instrument, NASA. Consulté le 2009-05-01
- Kepler's Diamond Mine of Stars, NASA, 2009-04-16. Consulté le 2009-05-01
- (en) Despite Problems, Kepler on Track for June 2008 Launch
- (fr) La longue quête d'une autre Terre, Nouvel Obs.com
- Kepler découvre une autre Terre. Consulté le 10 août 2009.
- (fr) « Le télescope Kepler découvre ses cinq premières exo-planètes »
- Ray Villard, « BLAZING STELLAR COMPANION DEFIES EXPLANATION », discovery.com
- A paradox resolved using observations of Doppler boosting in Kepler lightcurves
[modifier] Voir aussi
[modifier] Article connexe
[modifier] Liens externes