Observatoire de Genève

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46° 18′ 32″ N 6° 08′ 06″ E / 46.309, 6.135 ()

Observatoire astronomique de l'Université de Genève

Description de cette image, également commentée ci-après

L'actuel Observatoire de Genève. Une des coupoles est visible sur la droite ; la seconde est quelques mètres plus loin, au bout du chemin allant tout à droite.

Caractéristiques
Organisation Université de Genève
Lieu 51, chemin des Maillettes
1290 Sauverny, Versoix
(Canton de Genève, Suisse)
Coordonnées 46° 18′ 32″ N 6° 08′ 06″ E / 46.309, 6.135 ()
Création 1967 (1772)
Site Site web de l'observatoire de Genève
Télescopes
télescope Leonhard Euler 1,2 mètre
La Silla (Chili)

L'Observatoire de Genève (parfois abrégé en ObsGe ou ObsGE, voire OG[1] ou OGE), en forme longue Observatoire astronomique de l'Université de Genève (OAUG[2],[3]), est un observatoire astronomique professionnel situé sur le hameau de Sauverny[4] dans la commune de Versoix, dans le canton de Genève en Suisse. Il constitue le Département d'Astronomie de l'Université de Genève[4], partie de la Faculté des Sciences.

Créé en 1772 par Jacques-André Mallet dans la ville de Genève, l'observatoire est situé depuis 1966 à Sauverny. L'INTEGRAL Science Data Centre (ISDC), implanté à Ecogia, est rattaché à l’Observatoire de Genève. Les locaux de Sauverny (l'« observatoire de Sauverny ») abritent également le Laboratoire d'astrophysique (LASTRO) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Après avoir longtemps été la chronométrie, le principal domaine d'activité actuel de l'observatoire est la recherche d'exoplanètes[5], mais divers groupes travaillent également sur d'autres thèmes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1772 : l'astronomie à Genève avant l'observatoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1559 par Jean Calvin, l'Académie de Genève, future Université de Genève, est alors un séminaire théologique et humaniste qui se consacre à la rhétorique, la dialectique, l'hébreu et le grec ancien. L'astronomie n'y arrivera que deux siècles plus tard, ce qui n'empêche pas les astronomes locaux d'exercer leur activité.

Lors de l'éclipse totale de Soleil du 12 mai 1706 (en), des observations sont réalisées par Jean-Antoine Gautier, Jean-Christophe Fatio et Pierre Violier. Ces observations permettent alors de déterminer la longitude de Genève par rapport à Paris. Le transit de Vénus du 6 juin 1761 est également suivi à Genève, par Jean-André et Guillaume-Antoine De Luc. Le transit de Vénus du 3 juin 1769 est quant à lui observé depuis la Laponie par Jacques-André Mallet, le futur fondateur de l'observatoire, et Jean-Louis Pictet, astronome amateur compatriote et futur beau-frère du précédent, dans le cadre d'une expédition de dix-huit mois organisée par l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg[6]. Ces observations permettent alors de déterminer la parallaxe moyenne du Soleil et donc la distance Terre-Soleil.

En 1770, Jacques-André Mallet, alors professeur de mathématiques, ancien élève de Daniel et Jean II Bernoulli ainsi que de Lalande, demande au Magnifique Conseil un emplacement pour établir un observatoire[7]. La chaire d'astronomie à l'Académie de Genève est fondée en 1771 et la demande de Mallet est approuvée : l'observatoire sera construit en 1772 près du bastion Saint-Antoine[7].

1772 - 1967 : l'observatoire à Genève[modifier | modifier le code]

1772 - 1830 : les premiers temps de l'observatoire[modifier | modifier le code]

L'Observatoire de Genève est créé en 1772 par l'astronome Jacques-André Mallet[4], alors professeur honoraire (bénévole), qui en devient le premier directeur. Il est alors situé au bastion Saint-Antoine, au centre de la ville de Genève. L'observatoire possède alors une lunette méridienne, une lunette achromatique, une lunette de nuit, une pendule, deux quarts de cercle et un micromètre[N 1]. Une grande partie des activités est initialement liée à la détermination et à l'amélioration de l'heure pour l'horlogerie genevoise, mais également aux observations astronomiques (éclipses, suivis des planètes et des satellites de Jupiter, occultations, comètes, taches solaires, etc.). Étant donné que la navigation maritime avait adopté l'utilisation des horloges mécaniques pour faciliter la navigation, l'exactitude de ces garde-temps devenait de plus en plus critique. Cette nécessité fait alors s'instaurer un régime de tests de précision impliquant différents observatoires astronomiques. En Europe, les observatoires de Neuchâtel et de Genève, tous deux en Suisse, celui de Besançon en France ainsi que celui de Kew au Royaume-Uni sont des exemples d'observatoires de premier plan qui ont testé les mouvements d'horlogerie de précision. Les processus de test durent plusieurs jours, habituellement 45 jours. Chaque appareil est testé dans 5 positions et à 2 températures différentes, en 10 séries de 4 ou 5 jours chacune. Les erreurs tolérées sont beaucoup plus faibles que celles de toutes les autres norme, y compris celle actuellement en vigueur au sein du COSC. Les horloges qui réussissent à passer ces tests rigoureux obtiennent une certification de l'observatoire appelé « Bulletin de Marche » signée par le directeur de l'observatoire. Le Bulletin de Marche indique les critères de tests ainsi que les performances effectives de l'instrument testé. Ce dernier est alors connu comme « chronomètre d'observatoire » et reçoit un numéro de référence par l'observatoire.

En 1790, Marc-Auguste Pictet, alors le nouveau directeur, organise les premiers concours de chronomètres de l’Observatoire. Une station météorologique est ensuite établie au Grand Saint-Bernard en 1817. Quatre ans plus tard, une révolution a lieu à Genève concernant la mesure du temps : en 1821, la ville passe en effet pour la vie civile du temps solaire vrai, qui varie et nécessitait donc de « dérégler » les horloges chaque jour pour s'y adapter, au temps solaire moyen, par construction fixe.

1830-1966 : un premier nouvel observatoire[modifier | modifier le code]

En 1830, Jean-Alfred Gautier, alors directeur de l'observatoire depuis onze ans, fait construire sous la direction de Guillaume-Henri Dufour un nouvel observatoire à 70 mètres de l’ancien, sur un sol plus stable, à proximité de l'Académie[7]. L'observatoire acquiert pour l'occasion de nouveaux instruments : un méridien et un équatorial. L'Observatoire poursuit alors sa tache de fixer précisément la mesure du temps, en particulier pour la haute horlogerie, mais de nouveaux travaux sont entrepris concernant le suivi du climat de Genève et des taches solaires.

Dans les années qui suivent, Émile Plantamour, directeur entre 1839 et 1882, fait construire de nouveaux bâtiments, coupoles et instruments. Les travaux portent alors sur l'astronomie, la météorologie, la climatologie, la chronométrie, la géodésie et le magnétisme terrestre. L'observatoire est ensuite plusieurs fois agrandi entre 1850 et 1880, pendant qu'en 1873 l'Académie de Genève devenait l'Université de Genève que l'on connaît aujourd'hui.

Émile Gautier, qui dirigea l'observatoire de 1883 à 1889, développe à son tour des travaux chronométriques et astronomiques, tels que l'observation du transit de Vénus de 1882 depuis l’Observatoire, la spectroscopie solaire, une contribution à la découverte de Neptune, etc.

En 1911, un accord est trouvé entre Raoul Gautier et le Conseil d'État et la Ville pour que l'observatoire reste à son emplacement (astronomie, service du méridien, chronométrie, météorologie) tout en établissant une succursale en campagne. La prospection du site est alors confiée à Émile Schaer (1862-1931), qui se rend à différents endroits du canton (Bossy, Satigny, Carre, Bernex) avec un télescope de 1 mètre et une cabane. L'emplacement de Bernex, ou un autre à Sézenove, est choisi. Cependant, en raison de la maladie de Raoul Gautier et de la guerre, les études sont abandonnées.

L'observatoire est entière relié à l'éclairage électrique en 1913. En 1922, les premières observations astronomiques ont lieu à la station astronomique du Jungfraujoch[8],[9]

Marcel Golay, directeur de 1956 à 1992, recentre pour sa part les travaux de l'Observatoire sur l'astronomie et l'astrophysique. Dès la création de l'Agence spatiale européenne (ESA), la Suisse rejoint l'organisation. La même année, une coupole astronomique est installée au Jungfraujoch, sous l’égide d’une fondation internationale.

En 1962, Marcel Golay et Fredy Rufener établissent le système photométrique de Genève[10]. Deux ans plus tard, en 1964, une coupole genevoise est installée à l'Observatoire de Haute-Provence (OHP).

L'évaluation de la précision des montres mécaniques par les observatoires a eu un rôle important dans l'augmentation toujours plus importante de la précision obtenue par l'industrie horlogère mécanique. Ceci explique le très haut degré de précision des montres mécaniques de haute qualité d'aujourd'hui. Toutefois, aucun mouvement mécanique ne peut finalement se comparer à la précision des mouvements à quartz alors en cours de développement. En conséquence, la certification de chronomètre a cessé à la fin des années 1960 et au début des années 1970 avec l'avènement des montres à quartz.

À la suite des rapides progrès de l'astronomie au cours des années 1960, le personnel de l'observatoire faire plus que décupler en dix ans[7]. Durant les 36 années de direction de Marcel Golay, le nombre de personnes employées à l'Observatoire passe ainsi de 5 à environ 65. L'observatoire ne pouvait alors plus être adapté face à ce fait et encore moins subvenir aux besoins futurs. Ceci ainsi que la volonté du petit observatoire de l'Université de Lausanne, alors situé aux Grandes Roches depuis 1951, de déménager (pour cause de pollution lumineuse grandissante et de locaux devenus trop petits face à l'augmentation importante du nombre d'étudiants), appuyés par le fait que la recherche scientifique actuelle, qui nécessite des équipements et des moyens importants, doit se faire en équipe, mène le Conseil d'État de Genève à la décision de déplacer les observatoires[7]. Les deux nouveaux observatoires, celui de Genève et la « station vaudoise » de Lausanne, devaient alors être construits sur des terrains attenants[7].

Depuis 1967 : l'observatoire à Sauverny[modifier | modifier le code]

En 1967, sous l'impulsion du Pr Marcel Golay alors directeur de l'observatoire depuis onze ans, l'observatoire déménage une dizaine de kilomètres plus au nord à Sauverny[4], dans la commune de Versoix, à la frontière entre les cantons de Genève et de Vaud et à trois kilomètres seulement du territoire français. Toujours sous l'impulsion du professeur Golay, les premiers travaux sont consacrés à la chronométrie, à la météorologie ainsi qu'à des études sur les éclipses, les comètes, les planètes puis, au début de ce siècle, les étoiles variables.

Effectifs, centres liés et structure[modifier | modifier le code]

L'observatoire, constitué d'environ 80 personnes[4] (nombre comprenant les scientifiques, les ingénieurs, les informaticiens, les techniciens, le personnel administratif, les doctorants et les étudiants travaillant dans les bâtiments de Sauverny), est rattaché à l'Université de Genève[4]. Ses locaux abritent également le Laboratoire d'astrophysique (LASTRO) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), soit environ 20 personnes supplémentaires[4]. ISDC (INTEGRAL Science Data Center), implanté depuis 1995 à Ecogia, à trois kilomètres de Sauverny[11], emploie pour sa part 45 personnes[4] et est attaché à l'Observatoire de Genève[4],[11]. Dans les bâtiments de Sauverny et d'Ecogia se trouvent des bureaux pour les chercheurs, des ateliers et des bureaux d'étude, un centre informatique, une bibliothèque, une cafétéria et des lieux d'exposition[4],[11].

Activités principales de recherche[modifier | modifier le code]

Domaines d'activité[modifier | modifier le code]

L'observatoire est très actif dans plusieurs domaines importants de l'astrophysique contemporaine : découverte d'exoplanètes[12],[13], photométrie, évolution stellaire et nucléosynthèse, physique et sismologie stellaires, dynamique et évolution galactiques, quasars et sources à haute énergie, et univers profond[11]. Pour pouvoir étudier tous ces domaines, l'observatoire a besoin d'instruments de pointe, installée sur des télescopes au sol ou dans l'espace, ainsi que de laboratoires d'étude et de construction, en contact permanent avec les chercheurs[11]. Les compétences scientifiques et techniques des chercheurs de l'observatoire sont reconnues au niveau international et ont permis des réalisations remarquées en spectroscopie ou photométrie à haute précision, grâce notamment au spectrographe HARPS installé sur le télescope de 3,6 mètres de La Silla et destiné à la recherche de nouvelles planètes extrasolaires[11]. Cet instrument reste actuellement, en 2014, le plus performant au monde dans son domaine.

Origine des données utilisées[modifier | modifier le code]

La majeure partie des mesures astronomiques traitées à l'observatoire proviennent des observatoires de La Silla et de Paranal au Chili, de La Palma aux îles Canaries ainsi que de plusieurs satellites astronomiques[11]. Les coupoles présentes sur le site de Sauverny sont utilisées pour des travaux techniques, comme le montage et la mise au point d'instruments qui seront ultérieurement installés dans les stations lointaines[11]. Les télescopes situés à l'observatoire de Sauverny sont également utilisés pour la formation des étudiants et pour des séances d'observation publiques[11].

Projets et collaboration internationale[modifier | modifier le code]

L'observatoire a été et est impliqué dans plusieurs missions de l'Agence spatiale européenne telles qu'Hipparcos (photométrie et astrométrie) et INTEGRAL (rayons gamma, via son centre ISDC), mais aussi en partie CoRoT (sismologie et transits planétaires), Gaia (astrométrie et photométrie), Planck (rayonnement cosmologique), ainsi que sur les futurs grands instruments au sol ALMA, VLTI, E-ELT et CTA[4],[11].

Il opère le télescope Leonhard Euler d'1,2 mètre à La Silla au Chili.

En coopération avec l'Université de Liège, il participe à TRAPPIST, un télescope de 60 centimètres (0,6 mètre) qui a permis de montrer en 2010 que la planète naine Éris pourrait être plus petite que Pluton[14]. Ce programme observe également les comètes et participe à la détection d'exoplanètes[14].

Équipes de recherche[modifier | modifier le code]

Les groupes de recherche à l'observatoire couvrent de nombreux domaines.

Concernant l'Observatoire de l'Université de Genève proprement dit (y compris ISDC), les différents groupes sont regroupés en quatre grands thèmes[15] :

L'ISDC était originellement chargé de traiter et distribuer aux utilisateurs les données fournies par le satellite INTEGRAL de l'Agence spatiale européenne (ESA)[11] même si depuis ses activités se sont étendues.

Concernant le Laboratoire d'astrophysique (LASTRO) de l'EPFL, les sujets de recherche, réorientées en automne 2004 vers la cosmologie observationnelle, sont[16],[17] :

Catalogue photométrique de Genève[modifier | modifier le code]

Liste des directeurs[modifier | modifier le code]

Directeur de l'Observatoire de Genève
Image illustrative de l'article Observatoire de Genève
Titulaire actuel
Stéphane Udry
depuis le 2010

Création 1772
Premier titulaire Jacques-André Mallet
  1. Jacques-André Mallet, de 1772 à 1790
  2. Marc-Auguste Pictet, de 1790 à 1819
  3. Jean-Alfred Gautier, de 1819 à 1839
  4. Émile Plantamour, de 1839 à 1882
  5. Émile Gautier, de 1883 à 1889
  6. Raoul Gautier, de 1889 à 1927
  7. Georges Tiercy, de 1928 à 1956
  8. Marcel Golay, de 1956 à 1992
  9. André Maeder, de 1992 à 1998
  10. Michel Mayor, de 1998 à 2004
  11. Gilbert Burki, de 2004 à 2010
  12. Stéphane Udry, depuis 2010.

Personnes travaillant ou ayant travaillé à l'observatoire[modifier | modifier le code]

Voici une liste non exhaustive, par ordre alphabétique, de personnes travaillant ou ayant travaillé à l'Observatoire de Genève. Entre parenthèses est indiquée leur spécialité.

Photos de l'observatoire[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Plusieurs de ces instruments, ainsi que d'autres plus récents retraçant l'histoire de l'observatoire, sont exposés au sein-même de l'actuel Observatoire à Sauverny.

Références[modifier | modifier le code]

  1. HARPS DRS User Manual, Observatoire de Genève, 30 septembre 2003.
  2. Cinquante nouvelles exoplanètes découvertes, communiqué de presse du CNRS, 12 septembre 2011.
  3. Harps découvre 50 nouvelles exoplanètes, communiqué de presse de l'ESO, 12 septembre 2011.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Plaquette d'information de l'Observatoire de Genève disponible à l'accueil de l'observatoire, juin 2013.
  5. http://www.planetastronomy.com/special/2014-special/16-17oct/lhc-geneve.htm
  6. Biographies, Fondation des Archives de la Famille Pictet.
  7. a, b, c, d, e et f « Le nouvel Observatoire de Genève et la station Vaudoise d'Astronomie », Marcel Golay, L'Astronomie, Vol. 82, p. 206.
  8. https://doc.rero.ch/record/23617/files/BCV_N_112_046_1928_097.pdf
  9. « L'opposition de Mars en 1924 : Observations faites à la station astronomique du Jungfraujoch et à l'Observatoire de Genève », Raoul Gautier, Paul Rossier, Alfred Kœlliker et Émile Schaer, Archives des Sciences physiques et naturelles (Genève). Éditeur : Genève : Administration des Archives des Sciences physiques et naturelles, 1925.
  10. http://adsabs.harvard.edu/full/1966JO.....49..417R
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k ZOOM : L'Observatoire Astronomique sur le site de la ville de Versoix.
  12. M. Mayor et D. Queloz, « A Jupiter-Mass Companion to a Solar-Type Star », Nature, 378, 355, 1995. 1995Natur.378..355M
  13. Delfosse, X. et al., Forveille, Mayor, Perrier, Naef et Queloz, « The closest extrasolar planet. A giant planet around the M4 dwarf GL 876 », Astronomy and Astrophysics, vol. 338,‎ 1998, p. L67–L70 (liens Bibcode? et arXiv?)
  14. a et b Kelly Beatty - Former 'tenth planet' may be smaller than Pluto (November 2010) - Newscientist.com
  15. Groupes de recherche, sur le site de l'Observatoire de Genève.
  16. Site du Laboratoire d'astrophysique (LASTRO) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).
  17. Activités scientifiques, sur le site du LASTRO.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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