Genesis (sonde spatiale)

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Vue d'artiste de la sonde Genesis entièrement déployée.
Le collecteur de particules de vent solaire avant son installation sur le satellite.
La capsule après son atterrissage violent.

La sonde Genesis était une sonde spatiale. Son objectif était de capturer des parcelles de vent solaire, de manière à mieux comprendre la formation et le fonctionnement du Soleil.

Sommaire

Histoire [modifier]

Le programme Genesis a été réalisé en collaboration entre la NASA et le Jet Propulsion Laboratory (JPL). La sonde fut construite par l'entreprise Lockheed Martin Space Systems. Le budget total du programme est de 264 millions de dollars.

Lancée par la NASA à bord d'une fusée Delta-2, le 8 août 2001 de la base de Cap Canaveral, en Floride. Elle avait pour objectif de collecter des particules de vent solaire. Pour cela elle fut placée entre la Terre et le Soleil, pour effectuer cinq révolution autour du point de Lagrange L1. Point où les attractions terrestre et solaire s'équilibrent.

C'est ainsi que du 3 décembre 2001 au 1er avril 2004, elle exposa ses différents collecteurs aux vents solaires pour y capturer des particules émises par le Soleil et enregistra différentes mesures.

Son retour sur Terre eu lieu le 8 septembre 2004, mais les parachutes devant freiner la sonde une fois rentrée dans l'atmosphère n'ont pas fonctionné et la sonde s’est écrasée dans le désert de l'Utah, percutant le sol à 311 km/h.

Toutefois, il semble qu'une partie des échantillons soient récupérables. Cette sonde est la première à ramener de la matière d'au-delà de la Lune.

Pourquoi le point de Lagrange L1 ? [modifier]

Le point de Lagrange est un endroit particulier dans le système solaire. C'est ici que les forces d'attractions de la Terre et du Soleil s'équilibrent. En théorie, un objet pourrait donc y rester indéfiniment.

Pour Genesis, ce point est doublement intéressant :

  • il permet de rester pendant une longue période, sans dépenser de l'énergie, en plein dans la trajectoire des vents solaires ;
  • ce point se trouve au-delà de la magnétosphère de la Terre, qui « bloque » les vents solaires, Genesis peut donc capturer des particules de vents solaires « pures », avant qu'elles n'entrent en contact avec la magnétosphère.

Technique de récupération de la sonde [modifier]

Si les parachutes avaient fonctionné, deux hélicoptères devaient attraper la sonde avec un grappin. Si après cinq tentatives, les hélicoptères l'avaient manquée, elle aurait touché le sol à environ 15 km/h. Mais il y aurait eu un risque de contamination de la matière solaire collectée.

En janvier 2006, la sonde Stardust lancée par la NASA en 1999, ramène sur Terre des échantillons de la comète Wild 2. Sa récupération doit s’effectuer de la même façon au-dessus du désert de l'Utah.

Cette technique de récupération avait déjà été utilisée par le passé pour récupérer les prises de vue effectuées par des satellites espions Corona américains.

Récupération des échantillons [modifier]

Les plaques ayant servi à capturer les particules dans l'espace se sont brisées en 15 000 morceaux[1] à cause de l'atterrissage raté. La NASA travaille maintenant à décontaminer les échantillons récupérés.

Notes et références [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • (en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the Solar System Part 3 Wows and Woes 1997-2003, Springer Praxis, 2012 (ISBN 978-0-387-09627-8).
    Description détaillée des missions (contexte, objectifs, description technique, déroulement, résultats) des sondes spatiales lancées entre 1997 et 2003.
     

Annexes [modifier]

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