Vela (satellite)

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Vela

Description de cette image, également commentée ci-après

Vela-5A/B dans une salle blanche, A et B sont séparés après le lancement

Caractéristiques
Organisation United States Air Force
Domaine Satellite de reconnaissance
Lancement 1963
Lanceur Atlas-Agena-Titan IIIC
Fin de mission 1984
Durée 15 ans
Programme Projet Vela & Integrated Operational Nuclear Detection System (IONDS).

Vela (« surveillé » ou « regardé » en espagnol) est une famille de satellites de reconnaissance développée par les États-Unis dans le cadre du projet Vela destiné à surveiller l'application du Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires signé en 1963 avec l'URSS et plusieurs pays disposant d'un programme d'arme nucléaire. Le premier satellite de la série est lancé en 1963 et les derniers exemplaires sont mis en orbite en 1970 et désactivés en 1984. Pour remplir leur rôle, les satellites sont équipés d'instruments permettant de détecter les rayonnements gamma, X et les neutrons émis par une explosion nucléaire. Les instruments de ces satellites ont permis de détecter les sursauts gamma : ces événements astronomiques très violents accompagnent la naissance d'un trou noir qui suit la mort ou la collision de certaines étoiles.

Historique[modifier | modifier le code]

Le projet Vela puis le programme Integrated Operational Nuclear Detection System (IONDS) lancé par les États-Unis pour surveiller l'application du Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires signé en 1963 comprend trois volets : Vela Uniform doit surveiller les signaux sismiques émis par un essai nucléaire souterrain, Vela Sierra détecte les tests atmosphériques depuis le sol tandis que Vela Hotel doit détecter ces mêmes essais depuis l'espace. Le projet Vela est développé par la DARPA et supervisé par l'Armée de l'Air américaine. Douze satellites, en deux sous-séries, sont construits par l'entreprise TRW et lancés par paire par des lanceurs Atlas, Agena et Titan IIIC.

Concernant l'Incident Vela le 22 septembre 1979 l'armée Française est sérieusement soupçonnée par les autorités australiennes.[réf. nécessaire]

Article détaillé : Incident Vela.

Les secteurs de reconnaissance :

Sursaut gamma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sursaut gamma.

Le 2 juillet 1967 à 14:19 UTC les satellites Vela 4 & Vela 3 détectent un flash de radiation gamma qui ne ressemble à aucune signature d'essai nucléaire connue. L'équipe du Laboratoire national de Los Alamos, qui ignore l'origine du phénomène mais qui ne le considère pas comme d'origine militaire, classe les données pour investigation ultérieure[1].

Les satellites lancés par la suite avec instruments plus puissants détectent périodiquement des sursauts gamma inexpliqués ; en analysant l'heure précise de détection des sursauts par les différents satellites, l'équipe parvient à situer l'origine de 16 de ces phénomènes dans le ciel ce qui élimine une origine terrestre ou solaire. La découverte est rendue publique en 1973 dans le journal Astrophysical Journal qui baptise le phénomène sursaut gamma ou GRB (« Gamma Ray Burst ») (Sursaut Gamma).

Les documents sur les satellites Vela restent incomplets (voir secret défense), ils sont déclassés après certaines périodes comme pour GRB 670702 en 1973. On soupçonne que beaucoup de pays (France, Israël, Angleterre, URSS et USA) ont violé le traité donc on peut pas étudier les GRBs, documents du satellite sans dénoncer ces violations depuis 1963[réf. nécessaire].

En 1969, quand les astronautes américains sont allés sur la Lune, les scientifiques pensent qu'ils ont assisté à des sursauts gamma mais les ufologues confondent avec des signaux extraterrestres[réf. nécessaire].

Aujourd'hui (2011), les scientifiques étudient les sursauts gamma sans problèmes et sans confusion comme "GRB 070707" depuis 2002 pendant 5 ans[2],[3],[4].

Notes et sources[modifier | modifier le code]

  1. [1] imagine.gsfc.nasa.gov," Gamma-Ray Bursts: Introduction to a Mystery" Until recently, GRBs were arguably the biggest mystery in high-energy astronomy. They were discovered serendipitously in the late 1960s by U.S. military satellites which were on the look out for Soviet nuclear testing in violation of the atmospheric nuclear test ban treaty. These satellites carried gamma ray detectors since a nuclear explosion produces gamma rays. As recently as the early 1990s, astronomers didn't even know if GRBs originated at the edge of our solar system, in our Milky Way Galaxy or incredibly far away near the edge of the observable Universe. (That is, they didn't know how far away GRBs were to within a factor of a few billion light years!) But now a slew of satellite observations, follow-up ground-based observations, and theoretical work have allowed astronomers to link GRBs to supernovae in distant galaxies.
  2. [2] simbad.u-strasbg.fr, GRB 070707
  3. [3] cat.inist.fr
  4. "Detection of Lightning Superbolts," Journal of Geophysical Research, 82:2566, 1977. [4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]