Search for Extra-Terrestrial Intelligence

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Search for Extra-Terrestrial Intelligence (SETI, que l’on peut traduire par « recherche d’une intelligence extraterrestre ») est un programme d’origine américaine qui date des années 1960. Il regroupe des projets dont le but est de détecter les signaux qu’une intelligence extraterrestre pourrait émettre, volontairement ou non, depuis sa planète d’origine. Les projets analysent le spectre électromagnétique provenant de l’espace et essaient de détecter les signaux par opposition au bruit aléatoire.

Le programme ne suppose pas forcément que ces extraterrestres essayent de nous contacter. Il essaie de repérer les ondes émises de manière intentionnelle ou non. De même, les ondes électromagnétiques émises de la Terre à chaque instant pourraient être détectées depuis l’espace sans que les humains cherchent pour autant à signaler leur présence.

Depuis le premier projet Ozma de Frank Drake en 1959, on en compte en 2010 près de 90. Parmi les promoteurs du projet, on peut citer Carl Sagan.

Le 22 avril 2011, le radiotélescope Allen Telescope Array (ATA) est mis en « hibernation » par manque de fonds publics[1]. Malgré ces difficultés, certains projets se poursuivent, et d'autres voient encore le jour[2]. Le 5 décembre 2011, le radiotélescope ATA est remis en service grâce au financement du public et de l'US Air Force[3].

Genèse[modifier | modifier le code]

Le 8 avril 1960, le radiotélescope de Green Bank commence une observation d'un nouveau type. En direction des étoiles Tau Ceti et Epsilon Eridani, il recherche des signaux artificiels d'origine cosmique. Ce projet baptisé Ozma, à l'origine de SETI, représentera près de 200 heures d'écoute, sur un seul canal, à la fréquence de 1 420 MHz. L'idée venait d'un jeune chercheur, Frank Drake. Son doctorat en poche, il souhaitait réaliser un de ses rêves d'enfant, c'est-à-dire répondre à la question « Sommes-nous seuls dans l'univers ? ».

Le directeur de l'observatoire, Otto Struve, le soutenait mais lui avait demandé de ne pas faire de publicité autour du projet Ozma afin d'éviter les interférences avec la presse. Au mois de septembre 1959, la revue Nature publia l'article de Giuseppe Cocconi (en) et Philip Morrison ; ceux-ci préconisaient d'écouter le ciel à la fréquence de l'hydrogène, c'est-à-dire 1 420 MHz. L'hydrogène est l'élément le plus fréquent dans l'univers. On peut donc imaginer qu'une éventuelle civilisation aura découvert son rayonnement (raie à 21 centimètres) et aura construit les instruments pour le détecter.

SETI@Home[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SETI@home.
Capture d’écran du programme SETI@home. Version 3.07.
Capture d’écran du programme SETI@home. Version 4.45.

Un de ces projets s'appelle SERENDIP. Ayant besoin d'énormes capacités de calcul, l'université de Berkeley a développé un logiciel de grille informatique nommé SETI@home en 1999.

Il consiste à utiliser les processeurs de milliers d'ordinateurs connectés à Internet afin d'analyser ces données. Les calculs sont menés de façon transparente pour l’utilisateur. Les résultats de chaque calcul sont transmis à un serveur central qui se charge également de distribuer les tâches parmi les unités de calcul. Le programme de calcul de SETI@Home cherche par exemple des signaux gaussiens caractéristiques d’un émetteur radio.

SETI@home est le premier projet de calcul réparti grand public. Depuis, il a été adapté pour s’étendre à d'autres projets. Le logiciel s'appelle maintenant BOINC et SETI@home n’est plus considéré que comme un « module » de BOINC.

Des amateurs, comme les radioastronomes amateurs et les radioamateurs, vont même jusqu’à monter chez eux leurs propres radiotélescopes SETI. Pour cela, ils utilisent des récepteurs radio très sensibles, permettant de surveiller la fréquence de l’hydrogène neutre dans les 1 420 MHz (UHF) et de petites paraboles de 3 à 5 mètres de diamètre comme antennes.

Projets[modifier | modifier le code]

Quelques projets :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Terre n'écoute plus les extraterrestres », Slate.fr, 27 avril 2011.
  2. « On va écouter 86 exoplanètes », futura-sciences.com, 21 mai 2011.
  3. « Découverte: une Neptune dans la zone habitable d'un Soleil » (au bas de la page), cieletespace.fr , 6 décembre 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]