SpaceX Dragon

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SpaceX Dragon
COTS2Dragon.2..jpg
Dimensions
Hauteur 5,2 m
Diamètre 3,6 m
Propulsion 12 à 18 moteur-fusées Draco
Capacité
Masse du fret 3,3 tonnes
Volume pressurisé 10 m3
Volume non pressurisé 14 m3
La version cargo fixée sur son lanceur Falcon9 (vol COTS-2)
Vue de l'intérieur de la version cargo depuis l'écoutille.

SpaceX Dragon, ou juste Dragon, est un vaisseau cargo spatial développé par la société SpaceX pour le compte de la NASA et destiné à desservir la Station spatiale internationale après le retrait de la navette spatiale américaine en 2011. Il est développé initialement pour le transport de fret mais il est prévu qu'il serve de base pour un engin capable d'effectuer la relève des équipages de la station spatiale. Il peut placer en orbite jusqu'à 6 tonnes de fret qui peuvent être réparties entre la partie pressurisée et un compartiment non pressurisé. Dans ses deux versions, il est conçu pour revenir sur Terre en ramenant dans la version cargo jusqu'à 3 tonnes de fret. L'amarrage à la station se fait par une écoutille de grande taille au format Common Berthing Mechanism et est réalisé par l'opérateur situé dans la station qui utilise le bras Canadarm. Depuis la fin du programme de la navette spatiale américaine, dont le dernier vol a eu lieu le 1er juin 2011, le vaisseau cargo Dragon est le seul engin capable de ramener une quantité significative de fret au sol.

Historique[modifier | modifier le code]

La NASA a passé contrat avec SpaceX en décembre 2008 dans le cadre du programme Commercial Orbital Transportation Services (COTS) pour la fourniture de 12 capsules ayant une capacité cargo totale de 20 tonnes au minimum pour un montant de 1,6 milliard de $. Les clauses du contrat prévoient qu'il peut être étendu jusqu'à concurrence d'un montant de 3,1 milliards de $[1].

Le premier exemplaire a été lancé le 8 décembre 2010 par une fusée Falcon 9 de la même société dans le cadre du premier vol de qualification exigé par la NASA pour valider le fonctionnement du système de transport spatial.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le vaisseau Dragon comporte deux sous-ensembles : la capsule qui revient au sol après la mission dans laquelle se trouve la partie pressurisée et une partie évidée non pressurisée dans laquelle est transporté le fret destiné à être stocké à l'extérieur de la station spatiale.

La partie du vaisseau qui revient au sol a la forme d'un tronc de cône d'une hauteur de 2,9 mètres pour un diamètre de 3,6 mètres avec d'un côté le bouclier thermique et de l'autre l'écoutille au format Common Berthing Mechanism utilisée pour l'amarrage à la partie non russe de la Station spatiale internationale. L'écoutille, qui, au lancement, se trouve à l'extrémité du lanceur, est couverte par une coiffe aérodynamique qui est larguée une fois le vaisseau en orbite. On trouve dans cette partie du vaisseau la soute pressurisée d'un volume de 10 m3 ainsi que les moteurs de manœuvre et les réservoirs associés[2].

Le second sous-ensemble du vaisseau a la forme d'un cylindre long de 2,3 mètres et d'un diamètre de 3,6 mètres qui est largué avant la rentrée atmosphérique. Ce module permet d'accueillir le fret non pressurisé dans un espace de 14 m3 et les panneaux solaires sont fixés sur ses flancs. SpaceX prévoit de développer une version allongée de 1 mètre qui porte le volume de la soute non pressurisée à 34 m3. Le vaisseau est conçu pour des missions pouvant aller de 1 semaine à 2 ans[2].

La capsule spatiale est également proposée pour le transport de passagers mais seule la version cargo est en cours de mise au point même si la structure et les composants du vaisseau sont dès à présent conçus pour recevoir des passagers. La version transport de passagers était annoncée avec une capacité de 7 passagers en 2007[3].

  • Le véhicule spatial comporte de 12 à 18 petits moteurs-fusées Draco de 400 Newtons de poussée qui utilisent des carburants hypergoliques c'est-à-dire s'enflammant spontanément lorsqu'ils sont au mis au contact l'un avec l'autre : méthylhydrazine et peroxyde d'azote. Ils sont utilisés pour le contrôle d'attitude ainsi que pour les corrections et les changements d'orbite. Le vaisseau peut emporter 1 290 kg d'ergols[4], [5]
  • Deux panneaux solaires produisent de 1 500 à 2 000 Watts en moyenne et jusqu'à 4 000 W en pointe qui sont stockées dans quatre batteries Lithium-polymère et sont restituées sous 28 Volts non régulé[6]
  • Le contrôle d'attitude est réalisé à l'aide d'un système inertiel, de capteurs GPS et de senseurs stellaires. L'orientation est déterminée avec une précision de 0,004°; L'orientation est maintenue avec une précision de 0,012° et la vitesse radiale de 0,02° par axe[6].
  • La capsule a la capacité d'effectuer une rentrée atmosphérique grâce à son bouclier thermique réalisé en PICA [5] ce qui lui permet de ramener du fret (ou un équipage) à Terre dans la partie pressurisée.
  • La régulation thermique est assurée par deux circuits de fluide caloporteur redondants : des radiateurs montés à l'extérieur de la partie non pressurisée permettent d'évacuer la chaleur excédentaire.
  • Le système de télécommunication permet d'envoyer depuis le sol des commandes au vaisseau avec un débit de 300 kilobits par seconde. Le débit maximum vers le sol est de 300 Mégabits par seconde. La liaison est assurée en bande S directement vers les stations de réception terrestre ou en passant par le réseau de satellites géostationnaires TDRSS de la NASA[6].
  • Le vaisseau est conçu pour être récupéré en mer. Il dispose de parachutes principaux et de parachutes de secours. Un système GPS/Iridium permet de localiser le vaisseau après son amerrissage[6].
  • Pour des expériences scientifiques, la capsule comprend une baie non pressurisée d'une contenance de 0,1 m3 qui permet grâce à une ouverture d'exposer des expériences scientifiques au vide. Celles-ci peuvent être récupérées après le retour à Terre[6].
Schémas du vaisseau cargo SpaceX Dragon.

Qualification pour le programme COTS[modifier | modifier le code]

Examen du vaisseau après son retour sur Terre (vol C2+).

Afin de qualifier son vaisseau pour le programme COTS, SpaceX doit effectuer 3 vols de démonstration qui étaient début juin 2010 programmés respectivement en juillet 2010, mars 2011 et mai 2011[7], [8] :

  • COTS-1 Le premier vol de qualification a été réalisé après plusieurs reports le 8 décembre 2010 et a duré 3 heures et 21 minutes. Le lanceur a placé le vaisseau en orbite basse. Les communications ont été testées et des manœuvres de changement d'orbite et de contrôle d'orientation ont été effectuées par le vaisseau à l'aide de ses moteurs. Après 2 heures passées en orbite, la capsule a effectué une rentrée atmosphérique et a été récupérée après son amerrissage dans l'océan Pacifique qui s'est fait avec une précision de 800 mètres par rapport au point visé[9],
  • COTS-2 : pour le deuxième vol d'une durée de 9 jours, le vaisseau doit manœuvrer pour s'approcher à 10 km de la station spatiale internationale ; l'équipage de la station spatiale doit tester le pilotage à distance du vaisseau, ainsi que la réception des données télémétriques. Après une série de vérification de fonctionnement dans l'espace, le vaisseau effectue une approche jusqu'à 9 mètres de la station. Le vaisseau est alors attrapé et amarré par l'opérateur de la station spatiale à l'aide du bras Canadarm.


Missions[modifier | modifier le code]

Le bras Canadarm en train d'amarrer la version cargo à la station spatiale internationale.
Mission Date de Lancement Description Résultat
COTS Démo Vol 1 8 décembre 2010 1er vol de la capsule Dragon, et 2e lancement de Falcon 9 Succès
COTS Démo Vol 2 22 mai 2012 2e mission de Dragon, et 1er accostage à l'ISS. Succès
CRS-1 7 octobre 2012 1re mission post-démo. Le moteur de la fusée Falcon 9 a subi une défaillance partielle lors du lancement, mais a été en mesure de placer la capsule Dragon en orbite. Succès. Anomalie au lancement
CRS-2 1er mars 2013[10] 1re utilisation de la soute non pressurisée. Des anomalies se sont produites avec les propulseurs du vaisseau peu de temps après le décollage. Les fonctions du propulseur ont ensuite été restaurées et une correction d'orbite a été faite, mais le rendez-vous de la sonde avec l'ISS a été retardé de sa date prévue du 2 au 3 Mars. Succès. Anomalie du vaisseau
CRS-3 18 avril 2014 Version améliorée. Lancement prévu le 14 mai puis remis au 18 en raison d’une fuite d'hélium. Succès
CRS-4 21 septembre 2014 1er transport d’êtres vivants, sous la forme de 20 souris, qui font partie d'une expérience de la NASA qui a pour but d’étudier les effets des vols spatiaux de longue durée. Succès
CRS-5 16 décembre 2014
CRS-6 4 février 2015
CRS-7 13 juin 2015
CRS-8 2 septembre 2015

Vol SpX-1[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du vol SpX-1, le vaisseau Dragon a été lancé le dimanche 7 octobre 2012 par une fusée Falcon 9 depuis Cap Canaveral (Floride). Malgré la défaillance d'un des neuf moteurs du premier étage, le vaisseau a réussi à s'amarrer à la Station spatiale, le mercredi 10 octobre 2012. L'orbite visée est atteinte mais SpaceX ne procède pas au réallumage du second étage qui aurait permis de placer la charge secondaire, le petit satellite de démonstration Orbcomm-G2 de 150 kg, sur son orbite de destination selon un accord passé avec la NASA et stipulant que si les réserves de carburant et d'oxygène liquide disponibles n'assureraient pas l'atteinte de l'orbite visée avec une probabilité supérieure à 99 % le réallumage du second étage n'aurait pas lieu (le second étage disposait du carburant nécessaire mais les probabilités que l'oxygène liquide soit disponible en quantité suffisante n'étaient que de 95 %). Le satellite est donc placé sur une orbite non opérationnelle et sera détruit en rentrant dans l'atmosphère quatre jours plus tard. Le vaisseau cargo transportait 454 kilos d'équipements, dont plusieurs équipements scientifiques, de la nourriture, des vêtements ainsi que d'autres fournitures[11]. Le 28 octobre, le vaisseau a été désamarré puis a effectué sa rentrée atmosphérique quelques heures plus tard avant d'amerrir dans l'Océan Pacifique, au large de la côte sud de la Californie. La capsule a ramené sur Terre 759 kilos de fret, dont des équipements scientifiques (393 kg) et du matériel usagé[12],[13].

Vol SpX-2[modifier | modifier le code]

Lancement du CRS-2 par une Falcon 9 le 1er mars 2013.

Lors du vol SpX-2, plus connu sous le nom de SpaceX CRS-2, le vaisseau Dragon a été lancé le vendredi 1 mars 2013 par une fusée Falcon 9 depuis Cap Canaveral (Floride).

Peu de temps après la deuxième étape de séparation, le vaisseau spatial Dragon a rencontré des problèmes techniques avec son système de propulsion. Lors de l'amorçage de ses quatre modules de propulsion, le véhicule a détecté une pression insuffisante dans le système de comburant (Peroxyde d'azote) de trois des modules, ce qui a causé la mise en mode passif du véhicule par les ordinateurs de vols. Dans ce mode, le vaisseau Dragon n'exécute plus les opérations orbitales. Son système de propulsion a été désactivé et les panneaux solaires n'ont pas été déployés car le véhicule n'avait pas atteint la bonne position de déploiement. Le vaisseau Dragon est programmé pour ne pas ouvrir ses panneaux en dehors de sa position correcte afin d’éviter tout contact lors de la deuxième étape de séparation. Cette règle est en place pour les scénarios dans lesquels le vaisseau ne se serait pas correctement séparé du lanceur Falcon 9.

Le vaisseau spatial Dragon en train de s’amarrer à Harmony le 3 mars 2013.

Alors que deux modules de propulsion étaient actifs et que la pression du module 3 revenait à la normale, SpaceX a décidé, via le centre de contrôle de la mission au sol, de procéder au déploiement des panneaux solaires, malgré que le vaisseau ne soit pas en mode actif. Le déploiement a été réalisé avec succès.

Trois des quatre modules devaient être opérationnel pour l'accostage avec la Station spatiale internationale. Après avoir effectué des corrections, SpaceX a repris le contrôle des 4 modules de propulsion et a été en mesure de corriger sa trajectoire vers l'ISS. Les responsables de la NASA ont déclaré que le vaisseau ne serait pas rendez-vous avec l'ISS le 2 mars comme initialement prévu, mais plutôt le 3 mars.

Le vaisseau Dragon a été saisi avec le bras robot Canadarm 2 le 3 mars par 2 membres de la NASA, le commandant de l’Expédition 34 Kevin Ford et l'ingénieur de Vol Tom Marshburn, et a été amarré au port d'amarrage du module Harmonie.

Lors de son lancement le Dragon CRS-2 a été rempli avec environ 677 kg de marchandises, dont 81 kg de fournitures d'équipage, 347 kg d’expériences scientifiques et matériel d'expérimentation, 135 kg de matériel pour la station et divers autres articles. Parmi eux une copie CD de la chanson Up in the Air du groupe de rock Thirty Seconds to Mars, qui fut diffusée pour la première fois à bord de la station spatiale internationale le 18 mars 2013, au cours d'une émission de télévision retransmise par la NASA.

Le vaisseau Dragon est revenu avec 1370 kg de marchandises, dont 95 kg de fournitures d'équipage, 660 kg d'expériences scientifiques et matériel d'expérimentation, 401 kg de matériel pour la station spatiale, 38 kg de combinaison spatiale et divers autres articles.

Vol SpX-3[modifier | modifier le code]

Le véhicule de lancement du SpX-3 en position verticale à Cap Canaveral le 14 avril 2014.

SpaceX CRS-3, également connu sous le nom SpX-3, est une mission cargo de ravitaillement de la Station spatiale internationale qui a été lancé le 18 avril 2014.

Ce fut le premier lancement d'une capsule Dragon sur une fusée Falcon 9 v1.1, les précédents lancements avaient utilisé la configuration v1.0, beaucoup plus petite. Ce fut également le premier test réussi d'amerrissage du premier étage d'une F9 v1.1.

Le CRS-3 a été saisi le 20 avril à 11h14 UTC par le commandant de l’Expédition 39 (ISS), Koichi Wakata. Le vaisseau spatial a été amarré à l'ISS à partir de 14h06 GMT ce même jour, et a été relâché le 18 mai 2014 à 13h26 UTC. CRS-3 a ensuite été désorbité avec succès et a amerri dans l'océan Pacifique au large des côtes de la Californie le 18 mai à 19h05 UTC.

Lancement du SpaceX CRS-3 depuis Cap Canaveral le 18 avril 2014.

La NASA a signé un contrat avec SpaceX pour la mission CRS-3, c’est donc elle qui détermine la charge utile principale, la date/heure de lancement, et les paramètres orbitaux pour la capsule spatiale Dragon.

Parmi la cargaison de la NASA, comprenant les pièces de rechange pour l'ISS, la mission SpaceX CRS-3 a transporté un grand nombre d'expériences pour la station spatiale, incluant :

  • High Definition Earth Viewing cameras (HDEV) - Quatre caméras vidéo HD commerciales destinées à filmer la Terre sous de multiples angles de vue différents. L'expérience va aider la NASA à déterminer quelles caméras fonctionnent le mieux dans l'environnement hostile de l'espace.
  • Optical Payload for Lasercomm Science (OPALS) fera une démonstration de bande passante par communication laser de l’espace à la terre.
  • T-Cell Activation in Space (TCAS) - Activation de lymphocyte T dans l'espace - étudier comment les déficiences du système immunitaire humain sont affectés par un environnement de microgravité.
  • Vegetable Production System (VEGGIE) - Système de production de légumes - Permettre la croissance de laitues (Lactuca sativa) à bord de l'avant-poste de recherche scientifique, la purification de l'air et terminer par la consommation par l'homme. Le test de validation du matériel Veg-01 comprend une chambre de croissance de la plante dans laquelle la laitue est cultivée en utilisant l'éclairage à LED.
  • Une paire de jambes pour le prototype Robonaut 2 qui est à bord de la station spatiale depuis son lancement à bord de STS-133 en 2011.
  • Projet MERCCURI, un projet d'étude sur la diversité microbienne sur terre et sur la Station spatiale internationale.

En plus de la charge principale, la mission de transport de la capsule de ravitaillement de l'ISS pour la NASA, SpaceX a déployé une charge secondaire de cinq CubeSats. Les CubeSats font partie du vol ELaNa V partiellement financé dans le cadre du programme de lancement éducatif de nano-satellites de la NASA. Ces engins spatiaux ont été libérés depuis quatre Poly Picosatellite Orbital Deployers (PPODs) attachés au deuxième étage de la Falcon 9 suite à la séparation du Dragon et du deuxième étage.

Les 1600 kg de cargaison redescendu par la mission ont été retourné par bateau au Port de Long Beach le 20 mai 2014, deux jours après l'amerrissage. La cargaison périssable a été déchargée en Californie et transportée à l’emplacement de réception de la NASA. Le reste de la cargaison sera déchargé et transféré de la NASA aux installations d'essai SpaceX de McGregor au Texas, où la capsule Dragon sera entièrement déclassée et vidée de son carburant.

De l'eau a été trouvée à l'intérieur de la capsule Dragon mais des vérifications préliminaires ont indiqué qu'aucun équipement scientifique n’avait été endommagé. La source de l'eau n'a pas été confirmée et cela sera étudié lors de la mise hors service de la capsule.

SpaceX Dragon et les autres vaisseaux cargo[modifier | modifier le code]

Comparaison des caractéristiques des cargos spatiaux ravitaillant la station spatiale
Vaisseau SpaceX Dragon Drapeau des États-Unis
Version standard = S
Version allongée = A
Cygnus Drapeau des États-Unis
Version standard = S
Version améliorée = A
ATV Drapeau de l’Union européenne HTV Drapeau du Japon Progress M Drapeau de la Russie
Lanceur Falcon 9 V1.1 Antares 110 (S)
Antares 130 (A)
Ariane 5 ES H-IIB Soyouz
Dimensions
hauteur × diamètre
7,2 × 3,7 m (S)
 ? (A)
5,1 × 3,07 m (S)
6,36 × 3,07 m (A)
10 × 4,85 m 10 × 4,4 m 7,23 × 2,72 m
Masse à vide 4 200 kg 3 300 kg (S)
3 600 kg
10 470 kg 10 500 kg
Masse totale 6 100 kg 3 660 kg (S)
4 860 kg (A)
20 750 kg 16 500 kg 7 150 kg
Fret total 3 310 kg 2 000 kg (S)
2 700 kg (A)
7 667 kg 6 000 kg 2 350 kg
Volume pressurisé 10 m3 18,9 m3(S)
27 m3 (A)
46,5m 3 14 m3 6,6 m3
Fret pressurisé 2,5 t. 2 t. (S)
2,7 t. (A)
5,5 t. 4,5 t 1,8 t.
Liquides - - 840 l. 300 l. 420 l.
Gaz - - 100 kg - 50 kg
Ergols - - 860 kg
+ 4 700 kg
- 850 kg
+ 250 kg (remorquage
Volume non pressurisé 14 m3 (S)
34 m3 (A)
(18,1 m3) Non Non
Tonnage fret non pressurisé 1 500 kg (2 500 kg) Non 1 500 kg Non
Remorqueur Non Non Oui Non Oui
Emport déchets 2 500 kg
3 700 kg (non pressurisé)
1,2 t. 1 620 kg
dont 400 l liquides
Fret retourné sur Terre Oui Non Non Non Non
Type écoutille CBM
(127 × 127 cm)
CBM Russe
(diamètre 80 cm)
CBM Russe
Amarrage automatique Non Non Oui Non Oui
Delta-V
Production électrique moyenne 2 kW 3,5 kW 3,8 kW 0,6 kW
Durée séjour dans l'espace 2 ans 45 jours 180 jours
Prix
Cout / kilogramme

Dragon V2 : la version avec équipage[modifier | modifier le code]

Article principal : Dragon V2.
Maquette de Dragon V2 (mai 2014).
Maquette de Dragon V2 (mai 2014).

SpaceX est un des trois candidats du programme CCDeV de la NASA pour la fourniture d'un vaisseau spatial qui doit assurer la relève des équipages de la Station spatiale internationale, assurée actuellement par les vaisseaux Soyouz depuis le retrait de la Navette spatiale américaine en 2011. SpaceX propose en réponse à cet appel d'offres une version dite V2 de son vaisseau cargo SpaceX Dragon aux caractéristiques fortement modifiées. La présentation d'un premier prototype a eu lieu fin mai 2014. Si SpaceX est retenu, un premier vol d'essais avec un équipage d'au moins un astronaute est planifié en 2015/2016 pour une entrée en phase opérationnelle planifiée par la NASA en décembre 2017 (premier vol USCV-1)[14].

Les principales caractéristiques du vaisseau baptisé Dragon V2 (mais également avant la présentation de mai 2014 DragonRider ou Dragon 2), sont les suivantes[15] :

  • Le vaisseau est conçu pour être réutilisable
  • L'atterrissage du vaisseau s'effectuera sur le sol ferme à l'aide de propulseurs pour la première fois sur un vaisseau américain. SpaceX a choisi de remplacer les parachutes pour l'atterrissage par un système de propulsion comprenant 8 moteurs-fusées montés par paire à la base du vaisseau. Ce système de propulsion doit être également utilisé en cas de lancement avorté pour assurer l'éjection du vaisseau loin du lanceur défaillant. Ce dispositif remplace le système habituel de la tour de sauvetage chargé de préserver la vie des astronautes dans ce cas de figure. Le vaisseau disposera également de parachutes en cas de défaillance de sa propulsion. La redondance des propulseurs de type SuperDraco d'une poussée unitaire de 71 kiloNewtons permet de faire face à la défaillance de deux d'entre eux.
  • L'intérieur du vaisseau est aménagé de manière à pouvoir accueillir 7 astronautes.
  • Des écrans plats faisant face aux couchettes du pilote et du copilote rassemblent l'ensemble des données et des commandes. Pour les situations d'urgence l'équipage dispose de boutons manuels classiques.
  • Le vaisseau est prolongé dans sa partie inférieure par un tronc de cône comportant des ailerons à des fins aérodynamiques en cas d'activation de l'éjection au lancement, ce tronc est également recouvert de cellules photovoltaïques destinées à remplacer les habituels panneaux déployables.
  • Contrairement au vaisseau cargo, la version V2 peut s'amarrer de manière autonome à la station spatiale internationale
  • Le cône qui protège l'écoutille au format NASA Docking System n'est plus largué dans l'espace mais est amovible.
  • Le bouclier thermique est réalisé avec un matériau Pica de troisième génération.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « F9/Dragon Will Replace the Cargo Transport Function of the Space Shuttle after 2010 »,‎ 23 décembre 2007 (consulté le 26 janvier 2009)
  2. a et b (en) « DragonLab Fast track ti flight », SpaceX (consulté le 2 juin 2010)
  3. (en) « Dragon Overview », SpaceX (consulté le 11 décembre 2007)
  4. (en) « Dragon overview », SpaceX,‎ 2010 (consulté le 10 décembre 2010)
  5. a et b (en) « SpaceX Updates - December 10, 2007 », SpaceX,‎ 10 décembre 2007 (consulté le 10 décembre 2007)
  6. a, b, c, d et e (en) « DragonLab, Fast track to flight » [PDF], SpaceX (consulté le 10 décembre 2010)
  7. (en) « NASA Told To Expect Longer Wait Between SpaceX Demo Flights », Space News,‎ 28 mai 2010 (consulté le 2 juin 2010)
  8. (en) « DRAGON OVERVIEW »,‎ 2010 (consulté le 1 juin 2010)
  9. « La première capsule privée lancée dans l'espace amerrit dans le Pacifique », AFP,‎ 8 décembre 2010 (consulté le 8 décembre 2010)
  10. (en) « SPACEX ACHIEVES FIFTH CONSECUTIVE FALCON 9 LAUNCH DURING SECOND OFFICIAL CARGO RESUPPLY MISSION », spacex.com,‎ 1 mars 2013 (consulté le 3 mars 2013)
  11. Olivier Lascar, Sciences et Avenir, le 10 septembre 2012
  12. (en) « Successful Dragon Splashdown starts Race against the Clock », spaceflight101.com,‎ 28 octobre 2012 (consulté le 10 décembre 2012)
  13. (en) « Return of the Dragon: Commercial craft back home », spaceflightnow.com,‎ 28 octobre 2012 (consulté le 10 décembre 2012)
  14. (en) Chris Bergin, « SpaceX’s Reisman ready for the next giant leap with Dragon V2 », NASA Spaceflight.com,‎ 3 juin 2014
  15. (en) Chris Bergin, « SpaceX lifts the lid on the Dragon V2 crew spacecraft », NASA Spaceflight.com,‎ 29 mai 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]