Solar Maximum Mission

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Solar Maximum Mission

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Vue d'artiste de Solar Maximum Mission

Caractéristiques
Organisation NASA
Domaine Éruptions solaires
Statut Mission achevée
Masse 2 315 kg
Lancement 14 février 1980
Lanceur Delta
Fin de mission 2 décembre 1989
Autres noms SolarMax
Orbite basse
Périapside 508 km
Apoapside 512 km
Période 94,8 min
Inclinaison 28,5°
Index NSSDC 1980-014A

Solar Maximum Mission ou SolarMax ou SSM est une mission d'étude du Soleil développée par la NASA et placée en orbite le . Lancé à une période coïncidant avec le pic du cycle de 11 ans de l'activité solaire (d'où son nom), le satellite est chargé d'étudier en particulier les éruptions solaires qui caractérisant cette phase de la vie du Soleil. Solar Max emporte une série de spectromètres lui permettant de recueillir des données sur l'ensemble du spectre électromagnétique (rayons gamma, ultraviolet, X). SolarMax est le premier satellite à avoir été réparé en orbite par un équipage de la Navette spatiale américaine.

Contexte[modifier | modifier le code]

Objectifs[modifier | modifier le code]

SolarMax a pour objectif d'étudier de fournir des données sur les éruptions solaires et les phénomènes associés sur une large partie du spectre électromagnétique comprenant l'ultraviolet, les rayons X et les rayons gamma. Ce recueil devait se faire au moment ou le le pic du cycle de 11 ans de l'activité solaire était atteint. Il s'agissait de mieux comprendre la nature des phénomènes violents du Soleil et leurs effets sur la Terre. SolarMAx devait également mesurer de manière continue le flux du rayonnement solaire[1].

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Le spécialiste de mission George Nelson effectue une première tentative, qui sera infructueuse, pour attraper SolarMax lors de la mission de réparation par l'équipage de la navette spatiale Challenger.

SolarMax est lancé le par une fusée Delta et placé sur une orbite basse de 508 x 512 km avec une inclinaison de 28,5°. Vers décembre 1980 la défaillance d'un fusible entraine la mise hors service du système de pointage des instruments scientifiques. Le satellite SMM avait été conçu dès le départ pour pouvoir être réparé en orbite. Dans le cadre de la mission STS-41C le 11 avril 1984 l'équipage de la navette spatiale Challenger effectue une sortie extra véhiculaire pour corriger l'anomalie et en profite pour remplacer l'électronique défectueuse d'un des instruments et changer l'antenne parabolique donnant ainsi la possibilité de communiquer avec la terre en passant par les satellites relais TDRS. Il s'agit de la première opération de réparation de satellite en orbite. La réalisation de la réparation s'avère beaucoup plus difficile que prévu car les astronautes ne parviennent pas dans un premier temps à attraper le satellite qui se met à tournoyer. La collecte de données peut reprendre et se poursuit jusqu'au 17 novembre 1989. La mission de Solar Maximum Mission s’achève le lorsque le satellite rentre dans l'atmosphère et se désintégrer[1].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

SolarMax est un satellite de 2,3 tonnes d'environ 4 mètres de long pour 2,3 mètres de diamètres. Le module regroupant l'instrumentation scientifique occupe les deux premiers mètres. Deux panneaux solaires fixes sont attachés à un adaptateur fixé entre c module scientifique et la plateforme standardisée de type MMS (Multimission Modular Spacecraft) également utilisée par les satellites Landsat 4 et 5 , TOPEX/Poseidon, UARS, et EUVE.

Instrumentation scientifique[modifier | modifier le code]

SolarMax emporte 8 instruments scientifiques permettant d'observer le Soleil sur l'ensemble du spectre électromagnétique[2],[3] :

  • Le spectromètre à rayons gamma GRS (Gamma Ray Spectrometer ) mesure l'intensité, l'énergie et le décalage Doppler du rayonnement pour en déduire la manière dont les particules à haute énergie produisent les éruptions solaires,
  • Le spectromètre à rayons X durs HXRBS (Hard X-Ray Burst Spectrometer) détermine le rôle joué par les électrons énergisés dans la production des éruptions solaires,
  • Le spectromètre imageur à rayons X HXIS (Hard X-Ray Imaging Spectrometer) doit produire une image du Soleil dans ce spectre et fournir des informations sur la position, l'étendue et le spectre des rayons X durs dans les éruptions solaires,
  • Le radiomètre ACRIM (Active Cavity Radiometer Irradiance Monitor ) mesure l'énergie produite par le Soleil sur tout le spectre électromagnétique
  • Le spectromètre/polarimètre ultraviolet UVSP (Ultraviolet Spectrometer and Polarimeter) étudier le rayonnement ultraviolet du Soleil en particulier celui émis par les régions actives, les éruptions solaires et la couronne solairen
  • Le coronographe/polarimètre C/P (Coronagraph/Polarimeter) retourne des images de la couronne solaire en lumière visible avant d'étudier de quelle manière les éruptions solaires perturbent celle-cin
  • Le spectromètre à rayons X XRP (X-Ray Polychromator) mesure l'activité solaire à l'origine des températures du plasma atteignant 1n5 à 50 millions de degrés. Il doit mesurer la densité du plasma solaire et sa température.

Résultats scientifiques[modifier | modifier le code]

L'instrument ACRIM de SolarMax a montré que, contrairement à ce que l'on pouvait imaginer, le soleil est plus brillant pendant les périodes de maximum de taches solaires (quand il y a le maximum de taches sombres). Cela vient de ce que les taches sont entourées de faculae, des structures extrêmement brillantes, qui compensent largement l'assombrissement liées à la tache elle-même.

Entre 1987 et 1989, la mission découvrit 10 comètes rasantes au Soleil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « SMM (Solar Maximum Mission) », sur EO Portal (consulté le 11 mars 2015)
  2. (en) NASA, « Solar Maximum Mission factsheet »,‎
  3. et NASA's Solar Maximum Mission : a Look at a New Sun 1987, p. IX-X

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) SMM Principal Investigator Teams, NASA's Solar Maximum Mission : a Look at a New Sun, NASA,‎ , 46 p. (lire en ligne)
    Résultats de la mission Solar Max
  • (en) NASA Goddard, The Solar Maximum Repair Mission, NASA,‎ , 21 p. (lire en ligne)
    Description de la mission de la navette spatiale en charge de la réparation Solar Max

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]