Super-Terre
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Une Super-Terre est une exoplanète ayant une masse comprise entre celle de la Terre et celle d'une géante gazeuse avec une limite de dix fois la masse de la Terre, la limite inférieure variant entre un à cinq fois la masse de la Terre selon les sources.
Dans les médias, la présentation des Super-Terres est souvent erronée, les confondant avec des planètes qui pourraient abriter une forme de vie ou possédant à sa surface des conditions proches de celles de la Terre, ce qui n'est pas le cas pour la grande majorité d'entre elles.
Plusieurs Super-Terres ont été découvertes depuis celle de Gliese 876 d par l'équipe d'Eugenio Rivera en 2005. Le système solaire n'en contient aucune, toutes les planètes plus massives que la Terre étant des géantes gazeuses dotées d'une masse minimale de 14 masses terrestres.
Sommaire |
Définition [modifier]
Il existe quelques incertitudes au sujet de la fourchette de masse servant de critère à cette appellation : Valencia et al. (2007) définit une super-Terre comme une planète rocheuse dotée d'une masse comprise entre une et dix masses terrestres[1], tandis que Fortney et al. (2007) propose une fourchette comprise entre 5 et 10 masses terrestres[2], sans compter d'autres définitions pouvant apparaitre dans la presse scientifique[3]' [4]' [5]. Dans le cas du télescope spatial Kepler, une super-Terre est définie comme ayant un rayon Rp compris entre 1,25 et 2 fois celui de la Terre (planète "de taille terrestre" [Earth-size] : Rp < 1,25 RT, "super-Terre" [super-Earth size] : 1,25 RT < Rp < 2 RT, planète "de taille neptunienne" [Neptune-size] : 2 RT < Rp < 6 RT, planète "de taille jovienne" [Jupiter-size] : 6 RT < Rp < 15 RT, planète "de très grande taille" [very-large-size] (jusqu'à deux fois la taille de Jupiter) : 15 RT < Rp < 22,4 RT, non-prises en compte [not considered] : Rp > 22,4 RT)[6]. Certains distinguent également les super-Terres, telluriques avec un sol bien défini, des « mini-Neptunes », d'une taille/masse comparable mais qui seraient couvertes d'une épaisse atmosphère gazeuse. Ils en questionnent également l'habitabilité[7].
Planètes candidates [modifier]
- Autour de Gliese 581
-
- Le 4 avril 2007, le spectrographe HARPS installé sur le télescope de 3,6 m de l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili annonce la découverte d'une planète « de type terrestre habitable » : Gliese 581 c, orbitant autour de l'étoile Gliese 581 située à seulement 20,5 années-lumières de la Terre. Trois laboratoires associés du CNRS ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l'Observatoire de Genève et du Centre d'astronomie de Lisbonne[8].
-
- Le 24 avril 2007, Gliese 581 d, une autre planète « de type terrestre habitable » est également découverte autour de l'étoile Gliese 581. Gliese 581 d semble également être une meilleure candidate que sa voisine quant au potentiel d'habitabilité.
-
- Le 29 septembre 2010, la découverte de Gliese 581 g est annoncée. Aussi découverte autour de l'étoile Gliese 581, elle est la planète dont le potentiel d'habitabilité est le plus élevé à cette date[9].
- Autres exo-planètes.
-
- Découverte de Kepler-22b le 5 décembre 2011, dont la masse est encore inconnue à cette date mais qui pourrait être plus habitable que les planètes orbitant autour de Gliese 581.
-
- HD 40307 g, planète extrasolaire de type Super-Terre orbitant dans la zone habitable de l'étoile HD 40307, située à 42 années-lumière de la Terre dans la direction de la constellation australe du Peintre.
-
- Kepler-69c, planète extrasolaire de type Super-Terre orbitant dans la zone habitable d'une étoile de même type que le Soleil située à 2 700 années-lumière du système solaire. Elle a été découverte le 7 janvier 2013.
-
- Kepler-62e est une exoplanète de type Super-Terre, en orbite autour de l'étoile Kepler-62 située à 1 200 années-lumière de la Terre. Elle fut découverte par le téléscope spatial Kepler en 2013.
-
- Kepler-62f, la « grande soeur » de Kepler-62e, est la planète la plus éloignée de son étoile (Kepler-62) parmi les cinq planètes de ce système. Elle fut également découverte par le téléscope spatial Kepler en 2013.
Notes et références [modifier]
- (en) Diana Valencia, « Radius and structure models of the first super-earth planet », The Astrophysical Journal, vol. 656, no 1, 2007, p. 545–551 [texte intégral, lien DOI]
- (en) Fortney et al., « Planetary Radii across Five Orders of Magnitude in Mass and Stellar Insolation: Application to Transits », The Astrophysical Journal, vol. 659, no 2, 2007, p. 1661–1672 [texte intégral, lien DOI]
- Peter N. Spotts. Canada's orbiting telescope tracks mystery 'super Earth', Hamilton Spectator, 2007-04-28
- Life could survive longer on a super-Earth - space - 11 November 2007 - New Scientist Space
- ICE - News Detail
- - Characteristics of planetary candidates observed by Kepler, II: Analysis of the first four months of data
- (en) Are super-Earths really mini-Neptunes?
- (fr) Première découverte d'une planète habitable hors du système solaire, dépêche de l'AFP du 25 avril 2007
- (en) Dennis Overbye, « New Planet May Be Able to Nurture Organisms », The New York Times, 29 septembre 2010 [texte intégral]
Articles connexes [modifier]