Michel Mayor

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Michel Mayor

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Michel Mayor au VLT (pendant le tournage du documentaire "Les astres Errants" - 2003 - Chili)

Naissance 12 janvier 1942
Lausanne (Vaud, Suisse)
Nationalité Drapeau : Suisse suisse
Champs Astronomie
Institutions Université de Genève
Étudiants en thèse Didier Queloz
Christophe Lovis
Renommé pour Découvertes des exoplanètes
Directeur de l'Observatoire de Genève de 1998 à 2004
Distinctions voir section dédiée

Michel Mayor (de son nom complet Michel G. E. Mayor, prononcé [ma.jɔʁ ]), né le 12 janvier 1942 à Lausanne, dans le canton de Vaud, en Suisse, est un astrophysicien suisse. Membre de l'Observatoire de Genève et professeur honoraire à l'Université de Genève, il est, avec Didier Queloz, le découvreur de la première planète extrasolaire autour d'une étoile de la séquence principale, 51 Pegasi b, en 1995[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Mayor est né le 12 janvier 1942[2] à Lausanne[2], dans le canton de Vaud, en Suisse. Il étudie la physique à l'Université de Lausanne puis l'astrophysique à l'Université de Genève[2]. Il effectue sa thèse de doctorat sur la structure spirale des galaxies[2], sujet qui, bien qu'en apparence fort éloigné de ses travaux actuels, est le début du chemin vers ceux-ci. En effet, le besoin d'acquérir de nombreuses mesures de vitesses stellaires le mène en 1971, année où il passe son doctorat à l'université de Genève, à développer un spectrographe astronomique d'un type nouveau[2]. Il se dirige alors vers des travaux dans le domaine de la cinématique stellaire (étude des mouvement des étoiles)[2].

En 1984, Michel Mayor est nommé professeur à l'Université de Genève[2]. Ses travaux portent alors sur les propriétés statistiques des étoiles doubles[2], un nombre important d'étoiles (environ la moitié) vivant en couple[2]. Il participe alors à la recherche de compagnons toujours plus légers autour d'étoiles similaires au Soleil[2]. Grâce à une nouvelle génération de spectrographes, développée en collaboration avec des instituts français, des infimes oscillations de la vitesse des étoiles, résultant de l'influence de planètes, peuvent être mesurées[2]. En 1995, grâce au spectrographe ÉLODIE installé sur le télescope de 1,93 mètre de l'Observatoire de Haute-Provence, Michel Mayor et son doctorant d'alors, Didier Queloz, découvrent le premier objet de masse indubitablement planétaire en orbite autour d'une étoile de la séquence principale : 51 Pegasi b[2].

Michel Mayor est, de 1998 à 2004, directeur de l'Observatoire de Genève et représentant de la Suisse au Conseil de l'Observatoire européen austral[2].

Michel Mayor effectue sa dernière année d'enseignement en 2007[2], date à laquelle il prend officiellement sa retraite. Depuis, il est professeur honoraire de l'Univers de Genève[2] et reste actif en tant que chercheur à l'Observatoire de Genève.

En 2007, il poursuivait son travail avec le spectrographe HARPS (« High-Accuracy Radial-velocity Planetary Search Project »), qu'il a inventé et qui est installé sur le télescope de 3,6 mètres de l'ESO à La Silla au Chili[2].

Pour ses recherches et découvertes dans le domaine des exoplanètes, et notamment pour la découverte de 51 Pegasi b, Michel Mayor a reçu nombres de récompenses.

Quelques découvertes majeures[modifier | modifier le code]

En 1995, il identifie avec Didier Queloz la première exoplanète confirmée autour d'une étoile de type solaire : 51 Pegasi b, en orbite autour de l'étoile 51 Pegasi, grâce à la méthode des vitesses radiales, en utilisant le spectrographe ÉLODIE installé à l'observatoire de Haute-Provence (France). Des centaines d'identifications similaires utiliseront ensuite la même méthode et Michel Mayor, avec son équipe, développera des spectrographes encore plus fins[3], comme CORALIE, installé au télescope suisse Leonhard-Euler de l'observatoire de La Silla, au Chili, et HARPS, installé au télescope de 3,6 mètres de l'ESO, dans le même observatoire. Depuis, plus de 500 exoplanètes ont été découvertes grâce à la technique des vitesses radiales[4] et de nombreuses autres confirmées par cette technique.

Le 25 avril 2007, il est cosignataire d'un papier rapportant la découverte de Gliese 581 c, première exoplanète connue aux caractéristiques terrestres, c'est-à-dire non seulement certainement rocheuse (et non des géantes gazeuses comme précédemment publié) mais en plus située dans la zone habitable de son étoile[5].

Le 21 avril 2009, son équipe de l'observatoire de Genève annonce la découverte de Gliese 581 e, exoplanète tellurique deux fois plus massive que la Terre, mais se trouvant hors de la zone habitable de l'étoile.

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Pour la découverte de la première exoplanète, Michel Mayor a reçu les prix suivants :

En tant que membre individuel de l'Union astronomique internationale[21], Michel Mayor a notamment présidé, de 1988 à 1991, la commission 33 (Structure et dynamique du Système galactique) de la division H[21] puis, de 2006 à 2009, la commission 53 (Planètes extrasolaires) de la division F[21].

Par ailleurs, il a été élu membre associé étranger de la section « Sciences de l'univers » de l'Académie des sciences, le 19 avril 2002[22]. Il est également chevalier de la Légion d'honneur, grade dont les insignes lui ont été remis à Berne, le 20 octobre 2004, par l'ambassadeur de France en Suisse, Jacques Rummelhardt[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Mayor & D. Queloz, A Jupiter-Mass Companion to a Solar-Type Star, Nature, 378, 355. Résumé disponible sur ADS : 1995Natur.378..355M
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Conférence du 26 septembre 2007, sur le site du Cercle des amitiés internationales, 1er septembre 2007.
  3. Michel Mayor : le pape des autres mondes, Le Monde du 1er août 2007
  4. exoplanet.eu , 583 découvertes par vitesses radiales au 5 janvier 2015.
  5. Une planète potentiellement habitable détectée pour la première fois hors du système solaire. Le Monde du 25 avril 2007.
  6. Liste des anciens lauréats du prix Marcel Benoist [html] sur le site officiel de la Fondation Marcel Benoist (consulté le 9 janvier 2015)
  7. Michel Mayor [html] sur le site officiel de la Fondation Marcel Benoist (consulté le 9 janvier 2015)
  8. Liste des anciens lauréats (1990-2008) du prix Jules-Janssen [html] sur le site officiel de la Société astronomique de France (consulté le 10 janvier 2015)
  9. Liste des anciens lauréats (2000-2004) du prix Balzan [html] sur le site officiel de la Fondation internationale Balzan (consulté le 10 janvier 2015)
  10. Michel G.E. Mayor [html] sur le site officiel de la Fondation internationale Balzan (consulté le 10 janvier 2015)
  11. (en) Liste des anciens lauréats de la médaille Albert-Einstein [html] et (en) Michel Mayor [html] sur le site officiel de la Société Albert-Einstein (en) (consulté le 10 janvier 2015)
  12. (en) Liste des anciens lauréats du prix Shaw [html] sur le site officiel de la Fondation Shaw (consulté le 10 janvier 2015)
  13. (en) Annonce du 3 juin 2005 sur la site officiel de la Fondation Shaw (consulté le 10 janvier 2015)
  14. (en) Lauréats du prix international Viktor-Ambartsumian 2010 [html] sur le site officiel du prix international Viktor-Ambartsumian (consulté le 10 janvier 2015)
  15. Prix 2011 de la Ville de Genève -- Les chasseurs de planètes Michel Mayor, Didier Queloz et Stéphane Udry
  16. [ « Les astrophysiciens genevois Michel Mayor et Didier Queloz récompensés »], Tribune de Genève, 24 janvier 2012.
  17. « Avec sa planète "d'enfer", le Suisse Michel Mayor séduit la revue "Nature" », Le Nouvelliste, 19 décembre 2013.
  18. « La revue «Nature» honore l'astrophysicien Michel Mayor », Tribune de Genève, 18 décembre 2013.
  19. http://ipag.osug.fr/science-pour-tous/faits-marquants/archives-2013/article/michel-mayor-distingue-par-l
  20. Michel Mayor lauréat de la médaille d’or en astronomie de la Royal Astronomical Society, Service de communication de l'Université de Genève, 9 janvier 2015.
  21. a, b et c (en) Michel Mayor [html] sur le site officiel de l'Union astronomique internationale (consulté le 10 janvier 2015)
  22. Décret du 4 juillet 2002 portant approbation d'élections à l'Académie des sciences
  23. Jacques Érard, « La Légion d'Honneur à un chevalier de l'espace » [html], sur Université de Genève,‎ mis à jour le 5 juillet 2005 (consulté le 11 janvier 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]