Active Cavity Radiometer Irradiance Monitor Satellite

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ACRIMSAT

ACRIMSAT (Active Cavity Radiometer Irradiance Monitor Satellite) est un des 21 satellites scientifiques du programme Earth Observing System de la NASA. Ce micro satellite est lancé le 20 décembre 1999 depuis la base de Vandenberg Air Force Base par une fusée Taurus sur une orbite héliosynchrone à 700 km d'altitude.

Objectif scientifique[modifier | modifier le code]

Le radiomètre ACRIM3 embarqué sur le satellite mesure l'irradiance du Soleil, c'est-à-dire la quantité d'énergie émise par celui-ci qui fluctue en fonction du cycle solaire[1]. Les informations recueillies sont utilisées pour modéliser les changements climatiques. Cette mission spatiale fait partie du programme Earth Observing System qui regroupe un ensemble de satellites de la NASA chargés de collecter des données sur de longues périodes sur la surface de la Terre, la biosphère, l'atmosphère terrestre et les océans de la Terre.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Le satellite ACRIMSAT, qui n'emporte qu'un seul instrument, pèse 115 kg. Il est spinné, c'est-à-dire que son orientation est maintenue par la mise en rotation du satellite autour d'un de ses axes. Son coût total en incluant sa fabrication, son lancement, les installations au sol et l'utilisation sur une période 8 ans est inférieur à 30 Mns$ et constitue une bonne illustration de la doctrine du « plus vite, meilleur, moins cher » mise en œuvre à l'époque de sa conception.

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Les mesures effectuées par le satellite depuis 2000 prennent la suite des informations fournies par les satellites Solar Maximum Mission (ACRIM1: 1980-1989) et Upper Atmosphere Research Satellite (ACRIM2: 1991-2001).

Le 3 avril 2014 le satellite ACRIMSAT qui ne dispose plus d'aucune capacité de manœuvre se trouve sur une trajectoire de quasi collision (moins de 20 mètres) avec le satellite d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne Sentinel 1A tout juste lancé et qui se trouve encore dans la phase d'activation de ses différents systèmes. Les opérateurs de l'ESA doivent effectuer une manœuvre en catastrophe en utilisant la propulsion durant 39 secondes pour éviter une collision qui aurait pu détruire le satellite de 300 millions € avant qu'il n'entre en service[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]