Naval Ocean Surveillance System

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Naval Ocean Surveillance System (NOSS) ou White Cloud ou Parcae est une famille de satellites de reconnaissance militaires américains chargés de déterminer la position et les mouvements des flottes militaires adverses grâce au recours à l'écoute électronique. Les premiers satellites de cette famille ont débuté leur vie opérationnelle en 1976 et la troisième génération a commencé à être déployée en orbite en 2001.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

NOSS est un programme spatial américain d'écoute électronique destiné à déterminer la position et le déplacement de vaisseaux militaires grâce à leurs émissions radio et radar. L'existence de ce programme est maintenue secrète car il s'agit du principal système utilisé par la marine de guerre américaine pour désigner une cible navale à ses missiles mer-mer ayant une portée trans-horizon. La désignation utilisée (NOSS) n'est pas l'appellation officielle qui a recours à des codes comme White Cloud (nuage blanc en anglais) ou Parcae (Les Parques en latin)[1]. Le système repose sur la technique de la multilatération : les récepteurs radio/radars des satellites mesurent par paire la différence de temps d'arrivée (TDOA) des signaux émis par un navire[2].

Première génération NOSS-1 (1976-1987)[modifier | modifier le code]

La première génération des satellites NOSS est développée par le Laboratoire de Recherche Naval (NRL) en s'appuyant sur les générations de satellites d'écoute électronique précédentes : Grab (1960-1962) et Poppy (1962-1971). À chaque lancement réalisé par une fusée Atlas (de type F, E ou H) un égreneur (dispenser en anglais) et trois sous-satellites sont placés en orbite. L'égreneur est chargé grâce à son moteur à propergol solide de placer les trois sous-satellites sur leur orbite opérationnelle : 1050 km × 1150 km avec une inclinaison de 63°. Pour pouvoir effectuer le repérage des navires les trois satellites maintiennent une formation en triangle avec une distance comprise entre 30 et 240 km. Chaque satellite comporte sur une de ses faces une série d'antennes destinées à collecter les signaux émis par les navires qui sont maintenues constamment tournées vers la Terre. L'orientation du satellite est maintenue par gradient de gravité pointée en direction de la Terre grâce à une bôme longue de 10 à 15 mètres. Huit grappes de 3 satellites ont été lancés entre 1976 et 1987[3].

Une formation triangulaire typique des satellites NOSS photographiée à proximité de la Lune.

Seconde génération NOSS-2 (1990-1996)[modifier | modifier le code]

La seconde génération des satellites NOSS, dont le premier lancement a lieu en 1990, reprend la configuration de la génération précédente. Les satellites sont lancés par grappe de trois avec un égreneur baptisé TLD (Titan Launch Dispenser) qui est chargé de les positionner sur leur orbite opérationnelle (1100 km × 1100 km, inclinaison 63.4°) et adoptent une configuration en triangle. Toutefois les satellites sont beaucoup plus lourds et ils doivent être lancés par une fusée de type Titan-4. L'égreneur joue un second rôle : après avoir éjecté les satellites NOSS, il se place sur une orbite elliptique (1100 km × 9000 km, inclinaison 64.3°) : sur cette orbite un module de télécommunications dédié, baptisé Satellite Launch Dispenser Communications System ou SLDCOM, est utilisé pour les télécommunications militaires tactiques. Quatre lancements de grappes NOSS-2 ont lieu entre 1990 et 1996 (un échec en 1993)[4],[5].

Troisième génération NOSS-3 (2001-)[modifier | modifier le code]

La troisième génération a commencé à être déployée en 2001. Contrairement aux générations précédentes les satellites sont lancés et fonctionnent par paire ; ils ne comportent pas d'égreneur. La masse cumulée des deux satellites est de 6 500 kg. L'orbite suivie est identique : 1 100 × 1 100 km avec une inclinaison de 64°. Les lanceurs utilisés sont initialement des Atlas II/Atlas III puis des Atlas V. Six paires de satellites ont été lancées entre 2001 et 2011 et un nouveau lancement est programmé en 2012[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Major A. Andronov, « The U.S. Navy's "White Cloud" Spaceborne ELINT System », Fas.org,‎ 7/11/1993
  2. (en) « Naval Ocean Surveillance Satellites - a 'UFO' », h2g2 (consulté le 25/2/2011)
  3. (en) « NOSS-1 », Gunter's Space Page (consulté le 25/2/2011)
  4. (en) « NOSS-2 », Gunter's Space Page (consulté le 25/2/2011)
  5. (en) « SLDCOM (TLD) », Gunter's Space Page (consulté le 25/2/2011)
  6. (en) « NOSS-3 », Gunter's Space Page (consulté le 25/2/2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]