Astrométrie

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Astrometrie de Martin Alter.

L'astrométrie, mieux connue autrefois sous le nom d'astronomie de position, est la branche de l'astronomie qui évalue la position, la distance et le mouvement des étoiles et des autres objets célestes. Elle donne aux astronomes un cadre de référence pour leurs observations et sert à l'élaboration du Temps universel.

L'astrométrie est fondamentale dans des domaines comme la mécanique céleste, la dynamique stellaire et l'astronomie galactique. Elle est également la base observationnelle de l'étude de la dynamique des corps du Système solaire[1], permettant notamment de confirmer le principe de Copernic et l'héliocentrisme.

Historique[modifier | modifier le code]

L'origine de l'astrométrie remonte au moins à l'Antiquité.

Au IIe siècle av. J.-C., Hipparque compile le premier catalogue d'étoiles et invente l'échelle de magnitude apparente.

Au cours du temps, l'astrométrie a subi différentes évolutions avec l'invention du cadran solaire, de l'astrolabe, du télescope et du sextant.

De nos jours, les mesures des distances des objets très éloignés sont effectuées par des méthodes photométriques ou par l'utilisation d'indicateurs secondaires comme la loi de Tully-Fisher pour les galaxies, qui relie la vitesse maximale d'une étoile à la magnitude absolue de la galaxie.

Bases[modifier | modifier le code]

Systèmes de coordonnées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système de coordonnées célestes.

L'astrométrie peut s'effectuer à l'aide de différents systèmes de coordonnées célestes.

Le plus simple est le système de coordonnées horizontales, qui fait intervenir la « sphère locale »[2]. Cependant, l'astrométrie moderne utilise le système de coordonnées polaires pour repérer la direction des astres. Chacun des astres doit être représenté par un point sur la surface d'une sphère de rayon unité. Pour repérer la position d'un des points, il faut la reporter sur deux plans perpendiculaires passant par le centre de la sphère à l'aide des deux autres angles[3].

Une variété de facteurs introduisent des erreurs dans la mesure de positions stellaires, incluant les conditions atmosphériques, les imperfections dans les instruments et des erreurs faites par l'observateur ou les mesures d'instruments. Plusieurs de ces erreurs peuvent être réduites par une variété de techniques comme l'amélioration des instruments et la compensation des données.

Parallaxe[modifier | modifier le code]

Schéma de la parallaxe annuelle.
Article détaillé : Parallaxe.

Les premières estimations de la distance qui nous sépare des étoiles les plus proches ont été effectuées par des mesures précises de la parallaxe, une méthode de triangulation utilisant l'orbite terrestre comme référence.

Entre 1989 et 1993, le satellite artificiel Hipparcos, lancé par l'Agence spatiale européenne, a mesuré la parallaxe d'environ 118 000 étoiles avec une précision de l'ordre de la milliarcseconde, ce qui a permis de déterminer la distance d'étoiles éloignées de nous de plus de 1 000 parsecs.

Programmes informatiques[modifier | modifier le code]

Pour les astronomes amateurs, il existe plusieurs programmes permettant d'effectuer de l'astrométrie. Certains sont plus performants que d'autres. Astrometica de Herbert Raab offre beaucoup de fonctions d'analyse et il est idéal pour les besoins des astronomes amateurs. Un autre logiciel très efficace et convivial est LagoonAstrométrie de Benjamin Baqué. Mais ce dernier est plutôt destiné à l'identification d'objet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Kovalevsky, « Astrométrie », Encyclopædia Universalis (consulté le 3 décembre 2012)
  2. P. Rocher et Jean-Eudes Arlot, « La sphère locale », sur http://media4.obspm.fr, Astronomie et mécanique céleste (consulté le 3 décembre 2012)
  3. Alain Vienne, « Coordonnées de la sphère céleste », sur http://lal.univ-lille1.fr, Eléments d'Astronomie Fondamentale (consulté le 3 décembre 2012), p. 20

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michae Perryman et al., « The History of Astrometry », he European Physical Journal,‎ 28 novembre 2012, p. 1-52 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]