Caban
Le caban est un manteau court, chaud et imperméable. Il peut comporter une capuche, le col est large et les poches situées sur les hanches comportent généralement un rabat. Il est le plus souvent foncé (noir ou bleu) avec une boutonnière double et croisée et de six boutons souvent ornés d'une ancre.
Ce sont les premiers navigateurs européens au XVe siècle qui en popularisèrent l'usage[1].
C'est de ce manteau que serait tiré le nom de l'actuelle République gabonaise Gabon. En effet, quand les navigateurs portugais pénétrèrent en 1472 dans l'estuaire du fleuve, ils le baptisèrent Rio de Gabão, en raison, dit-on, de la forme des côtes de l'actuelle capitale Libreville et sa proche région, semblable à un caban (gabão en portugais)[2]. Par la suite l'état du Gabon conserva cette appellation.
Le caban fait partie de la tenue règlementaire dans la Marine nationale depuis le Second Empire. Il était réalisé par les matelots eux-mêmes qui savaient le rendre imperméable au moyen d’un apprêt constitué de goudron, de suif et d’huile de térébenthine. Depuis, il est passé d'un usage de tous les jours chez les milieux modestes à un statut de prestige. Vêtement devenu classique, le caban a été réapproprié par les grands couturiers et a fait son apparition généralisée dans les rues notamment pendant la saison 2006/2007.
Usage : Le double boutonnage du caban permet de le fermer d'un côté ou de l'autre selon la direction du vent, suivant que l'on soit de la bordée bâbord ou tribord.
Notes[modifier]
- Le vêtement, M.N. Boutin-Arnaud, S. Tasmadjian, Éditions Nathan, 1997. (ISBN 2-09-182472-0)
- Trésor de la langue française au Québec (TLFQ), L'aménagement linguistique dans le monde