Maronnage

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Illustration de Howard Pyle de 1887.

Le maronnage désigne l'acte d'abandonner quelqu'un dans un endroit inhabité, tel une île déserte ou un banc de sable. Le terme est apparu autour de l'année 1709 et est un dérivé du mot maroon, un mot désignant un esclave fugitif.

Histoire[modifier | modifier le code]

La coutume voulait que la personne soit abandonnée avec son pistolet, de la poudre et des balles permettant au condamné le suicide s'il le désirait[1] et la plupart du temps sans eau ni nourriture. Cette pratique était souvent mortelle pour le concerné malgré le fait que certains aient survécu, tel le capitaine Edward England ou William Greenaway.

La pratique du maronnage était particulièrement courante lors des XVIIe et XVIIIe siècles, à tel point que certains articles du code des pirates, ou Chasse-Partie, le décrivait comme punition pour avoir désobéi.

L'exemple le plus fameux est celui vécu par le marin Alexandre Selkirk qui demanda à être abandonné sur une île après un désaccord avec son capitaine Thomas Stradling (qui était le partenaire de William Dampier. Avant d'être secouru par un navire, il y fut retenu plus de quatre années durant lesquelles il aurait appris à danser à des chats sauvages, des dodos et des chèvres. Son histoire inspira par la suite le roman Robinson Crusoé de Daniel Defoe.

Le maronnage est également mentionné dans le roman L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson : le personnage de Ben Gun raconte qu'il a été maronné sur l'île par un capitaine marchand qui ne croyait pas son histoire selon laquelle le trésor du capitaine Flint y avait été enterré.

Enfin dans Pirates des Caraïbes, le personnage de Jack Sparrow est par deux fois maronné sur un îlot désert par son ennemi juré, le capitaine Hector Barbossa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Hickox, Rex, All you wanted to know about 18th century Royal Navy, Bentonville, Lulu.com,‎ 2007 (ISBN 978-1-4116-3057-4, lien OCLC?), p. 121

Annexes[modifier | modifier le code]

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