André Cayatte

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André Cayatte

Nom de naissance Marcel Truc
Naissance
Carcassonne, Aude
France
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 80 ans)
Paris 4e
Profession Réalisateur, scénariste

André Cayatte, né le à Carcassonne, et mort le à Paris, est un réalisateur et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de lettres et de droit, il devient avocat au Barreau de Toulouse, puis de Paris. Mais il décide rapidement de se reconvertir dans le journalisme et l'écriture. Il publie six romans et collabore à deux scénarios, Entrée des artistes (1938) de Marc Allégret et Remorques (1941) de Jean Grémillon.

Sa carrière cinématographique commence en 1942 avec La Fausse Maîtresse, adapté d'un roman de Balzac. Pendant la guerre, a fait plus de 2 films pour la "Continental Films", société de production sous direction allemande. Condamné par le Comité de Libération du Cinéma à l'interdiction à vie d'exercer son métier. Il n'en a pas tenu compte[1].

Il poursuivra avec des adaptations de classiques français, puis des films populaires. En 1950, avec Justice est faite, montrant un jury d'assises prisonnier de ses préjugés, il se lance dans l'analyse de la justice, de ses rouages et de ses enjeux. Nous sommes tous des assassins (1952), Avant le déluge (1954) ou encore Le Dossier noir (1955) sont de la même veine.

André Cayatte a plaidé contre la peine de mort. Cette requête contre « l'imbécile peine de mort », Cayatte la portait en lui depuis que son cousin, nouvel aumônier de prison à Carcassonne, devait assister à l'exécution d'un condamné à mort. Le jeune prêtre qui avait en vain supplié qu'on le déchargeât de cette mission, ne dormit pas de la nuit et s'effondra quand la tête tomba dans le panier. Le jeune prêtre est mort, il n'avait pas supporté cet odieux spectacle[2]. L'ensemble de son œuvre sera un long plaidoyer pour une justice plus humaine, moins aveuglément soumise aux règles et aux rites qui la rendent impitoyable.

Il continuera ensuite, jusqu'à ses dernières œuvres, au cinéma, en 1978, puis à la télévision, à filmer des problèmes de société, voire des sujets brûlants, comme la liaison d'une femme enseignante avec l'un de ses jeunes élèves (Mourir d'aimer, 1971), ou encore l'isolement d'un enseignant accusé de pédophilie (Les Risques du métier, 1967).

André Cayatte meurt d'une crise cardiaque, quelques jours après son 80e anniversaire.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1940[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1950 Grand prix et Lauriers d'argent à la Biennale de Venise pour Justice est faite
  • 1950 Victoire du meilleur film français
  • 1951 Ours d'or au Festival de Berlin
  • 1955 Grand prix du Référendum de Vichy pour Le dossier noir
  • 1960 Lion d'Or à la biennale de Venise pour Passage du Rhin
  • 1971 Grand prix du cinéma pour Mourir d'aimer [3]

Citations[modifier | modifier le code]

"Si les gens de cinéma voient dans Cayatte un avocat, les gens de robe le prennent pour un cinéaste." François Truffaut

Sources[modifier | modifier le code]

  1. http://www.contreculture.org/AT_Roparz.html
  2. Gazette de Lausanne, 1961
  3. Le Figaro 7.02.1989

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]