John Galliano

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John Galliano

Nom de naissance Juan Carlos Antonio Galliano Guillén
Naissance (53 ans)
Gibraltar, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Britannique
Profession Grand couturier

Juan Carlos Antonio Galliano Guillén, CBE, RDI (né le à Gibraltar), plus connu sous le nom de John Galliano, est un créateur britannique de haute couture.

John Galliano est généralement considéré comme un couturier très talentueux, excentrique, turbulent et iconoclaste. Apparaissant toujours avec un « look » de dandy provocateur, il électrise le microcosme de la haute couture, ne laissant personne indifférent à ses défilés. Avec plus d'une décennie passée chez Dior, cette icône de la mode réveille la marque défilé après défilé.

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Son véritable nom est Juan Carlos Antonio Galliano. Son père, John Joseph Galliano, est un Anglais d'origine italienne qui était plombier de profession, et sa mère, Anita Guillen, est espagnole, amatrice de vêtements et de flamenco. Il a deux sœurs plus âgées, Rosamaria et Immaculada.

John Galliano et sa famille s'installent à Battersea en 1966. C'est alors un faubourg pauvre de la banlieue sud de Londres, avec une population très cosmopolite, habité par des familles africaines, asiatiques et indiennes, ce qui fut pour lui « une source d'enrichissement culturel fantastique »[1].

Il entre en 1981 pour trois ans à Central Saint Martins de Londres une célèbre école de stylisme, où il obtient en 1984 son diplôme. Parallèlement, il travaille comme habilleur au National Theatre de Londres, cette expérience va lui donner l'envie de s'appuyer sur la théâtralité pour mettre en valeur son travail. En troisième année, il suit les cours de mode et 1983, son défilé de fin d'études s'inspire de la France révolutionnaire, lui permettant une outrance stylistique qui a marqué alors les esprits, lui permettant d'obtenir une mention très bien. Les huit tenues incroyables et merveilleuses, toutes en organdi et en volants, sont présentées dans les vitrines du prestigieux magasin Browns dans lequel il va travailler comme assistant vendeur de ses propres créations. Sa première vente a été un manteau à Diana Ross.

Carrière[modifier | modifier le code]

Dès son diplôme obtenu, John Galliano lance sa propre griffe en 1984. Sa première collection[n 1], Afghanistan Repudiates Western Ideals, associe les techniques traditionnelles des tailleurs aux formes et aux tissus orientaux. Il crée ainsi plusieurs collections, à Londres, mais elles obtiennent seulement un succès d'estime, car les industriels, persuadés que ses créations ne peuvent pas être réalisées dans le cadre du prêt-à-porter, ne veulent pas le suivre. Cependant, en 1987, il obtient le prix du Créateur britannique de l'année (en).

En 1990, il présente sa première collection à Paris. Ses finances sont au plus bas[2], il reçoit ponctuellement le soutien d'Alaïa[n 2]. Amanda Harlech se souvient de la nuit qui a précédé son premier défilé parisien : « Nous étions frigorifiés, affamés et sans un sou en poche ». Dans son studio de la Bastille, il commence à avoir quelques clientes prestigieuses qui le font vivre comme Madonna ou l'une des plus grandes vedettes de la chanson africaine Papa Wemba qui va jusqu'à le citer dans ses titres.

Grand technicien, perfectionniste, John Galliano a une passion pour le travail du biais[4], très présent par exemple dans ses collections de l'été 1993 et de l'été 1994 : « Une technique pas commode. Pourtant, une robe en biais, c'est la volupté même ; c'est comme nager dans une mer d'huile ! » C'est en admirant les robes de Madeleine Vionnet[5] que ce technicien curieux et passionné en est venu au biais[2]. L'influence de Poiret se fera également sentir dans ses créations quelques années plus tard[6], et comme Vivienne Westwood, il fera le lien entre la mode d'autrefois, certaines périodes historiques, et son époque[7] .

Les années LVMH[modifier | modifier le code]

Déjà affublé du qualificatif de « génie »[4],[8] qui le suivra toute sa carrière, il est alors en pleine ascension et veut donner une nouvelle dynamique à la maison Dior. Bernard Arnault, qui a pris la tête de LVMH depuis 1987, le nomme, en 1995 chez Givenchy, « directeur de la création du Prêt-à-porter et de la Haute-couture » et, en 1996 chez Christian Dior, « directeur de la création de la Haute-couture et du Prêt-à-porter féminin », sur les conseils d'Anna Wintour[9]. Il succède à Gianfranco Ferré. Pour l'inauguration de l'exposition des 50 ans de la marque Dior au Metropolitan Museum of Art de New York fin 1996, la princesse Diana porte l'une des toutes premières robes signée par Galliano chez Dior. Remarquée, celle ci va marquer le début d'un grand bouleversement de la Maison[10].

La consécration chez Dior[modifier | modifier le code]

Robe Newspaper John Galliano pour Christian Dior, collection prêt-à-porter printemps/été 2000. Un exemplaire a été porté à deux reprises par Carrie Bradshaw[11].

Son talent fut de s'attaquer à n'importe quel élément et de le réinventer en le sortant de son contexte. En novembre 1999, il devient directeur artistique de l'ensemble des lignes féminines de Dior et prend en charge la responsabilité de l'image globale de la griffe, communication incluse : il contrôle tout[9] et valorise le patrimoine historique de la marque en piochant dans les archives de la maison[5],[12]. En 2001, il ajoute à ses responsabilités celle de l'image des parfums Dior. C'est à cette époque qu'il commence à se transformer en véritable icône de la mode. Il ne veut pas être le fournisseur du tout show-business, mais avoir une relation privilégiée avec seulement quelques célébrités bien choisies capables en devenant des icônes de la mode de propulser Dior au rang de la marque la plus « hype » du monde[n 3]. Années après années, il bouleverse la Maison détenue par Bernard Arnault, qui commente : « Lorsque je suis arrivé chez Dior, c'étaient les mères qui y amenaient leurs filles ; à présent, c'est l'inverse[13]. »

Les collections, où chaque défilé « extravagant[5] » est présenté comme une histoire, un voyage raconté par le couturier « provocateur[2] », s'enchainent : collection « Massaï » pour l'automne-hiver 1997 ; pour la collection printemps-été 2000, avec son défilé dit « Clochards », il veut rendre un hommage luxueux et romantique « à l'ingéniosité que déploient les déshérités pour se vêtir ». Ce défilé a profondément marqué les annales de la mode : il a créé un style sans équivoque, que l’on va bientôt surnommer « porno-chic »[9] et qui a révolté plus d’une fidèle de la marque[14]. Le Financial Times dit alors de lui que c'est « l'homme le plus envié à ­Paris[14] ».

En 2003, il ouvre sa propre boutique John Galliano, Rue Saint-Honoré à Paris, dans la maison où se trouvait autrefois le célèbre salon de Madame de Tencin, reconfigurée par l'architecte Jean-Michel Wilmotte et lance sa collection hommes, puis lingerie, accessoires, enfants… tout en continuant ses activités chez Dior au siège de l'avenue Montaigne[n 4]. Il reprend en main Baby Dior, la ligne enfants, la rapprochant des collections féminines.

L'année suivante, le « créateur le plus influent de sa génération » selon le Time[15] présente la collection « Égypte » (en) avec ses dorures : c'est un « spectaculaire » défilé[16]. Sa collection printemps-été 2006 est portée lors du défilé par des nains et des géants, des gros et des minces, des jeunes et des vieux, des beaux et des laids. Une lettre manifeste revendiquant « le droit à la mode pour tous » parce que « tout le monde est beau » est posée sur chaque chaise. Mais Steven Robinson, ami et collaborateur du couturier, meurt, ainsi qu'Isabella Blow[17],[18] : Galliano commence alors une lente descente qui atteindra son paroxysme en 2011[19]. Les défilés haute couture, durant lesquels il réinterprète l'histoire de la mode[17], continuent pourtant de marquer : la collection printemps-été 2007 qui s'inspire de l'opéra Madame Butterfly et du Japon[20], automne-hiver 2007-2008 pour les 60 ans de la Maison au château de Versailles[21], automne-hiver 2009-2010[n 5], où Galliano retourne aux fondamentaux du couturier Christian Dior des années 1950, allant à l'essentiel[23] et utilisant des tissus habituellement réservés à la lingerie[24], la collection printemps-été 2011 un hommage aux silhouettes de René Gruau[25],[26]Sidney Toledano souligne que lors du « défilé haute couture, c'est aussi le moment où John est à son maximum. Il est en figure libre[12]. »

En une quinzaine d'années, grande longévité à ce poste de directeur artistique, Dior multiplie ses ventes par quatre[14] et le nombre de ses boutiques par dix[9] : « Galliano a réinventé Dior[15] ».

La chute[modifier | modifier le code]

En février 2011, John Galliano est interpellé dans le 3e arrondissement de Paris, pour faits de violences et insultes à caractère raciste et antisémite, à la suite d'une altercation, mais laissé libre sur instruction du parquet. Bien que « rarement un couturier n'a eu un tel soutien de son patron, il lui a laissé passer beaucoup de choses[14] », John Galliano est suspendu de ses fonctions chez Dior en attendant la fin de l'enquête[27] ; Bill Gaytten, son bras droit, assure la transition. Il porte plainte en diffamation. Le surlendemain, une jeune femme dépose plainte contre John Galliano, pour des faits similaires qui se seraient passés en octobre 2010[28]. Une autre affaire révélée par un quotidien britannique le montre en décembre 2010 dans une vidéo[29], visiblement éméché, en train de déclarer son amour pour Hitler à des interlocuteurs qui, selon ses dires, « devraient être gazés »[30]. En mars 2011, malgré ses excuses[31], l'entreprise Dior annonce qu'elle va engager une procédure de licenciement à son encontre[32]. Les réactions au comportement du couturier sont nombreuses[33],[34],[35]. Au procès, il justifie ses insultes racistes et antisémites par la perte de son père, et de son ami[n 6], Steven Robinson peu après, tous les deux morts cinq ans plus tôt[36], ainsi que ses addictions[37].

Le 8 septembre 2011, John Galliano est condamné pour « injures publiques[38],[n 7] » à 6 000 euros d'amende avec sursis. Il doit également verser 1 euro symbolique de dommages et intérêts auprès des victimes, et rembourser les frais de justice des associations parties civiles[39]. Il ne fait pas appel. À la suite de cette condamnation, John Galliano se voit retirer sa Légion d'honneur[40],[41],[n 8]. Il sera remplacé chez Dior quelques mois après par Raf Simons[42] et effectuera un court stage chez Oscar de la Renta pour marquer son retour[43].

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sa toute première collection, qui n'était pas alors sous sa marque, était en fait « Les Incroyables » (en français), présentée en fin d'études à Central Saint Martins.
  2. En 1991, John Galliano, alors en difficulté financière avant ses années glorieuses chez Dior, reçoit l'aide d'Azzedine Alaïa :
    « Il avait fait faillite et baladait toutes ses créations dans un camion. […] J’avais de la place. J’ai annulé mon défilé, invité les rédactrices de mode. On a mis un portant avec une flèche marquée Galliano au mur[3]. »
  3. Le magazine Vogue Paris dit de lui que
    « l’image classique de Dior est dépoussiérée et devient contemporaine et glamour, sans perdre pour autant son raffinement et son élégance, valeurs centrales de l’enseigne. »
  4. L'entreprise John Galliano SA appartient a Christian Dior Couture ; suite à son licenciement de chez Dior en 2011, John Galliano perd également la direction de sa propre marque.
  5. Perpétuant son goût des voyages comme source de création, sa propre collection s'inspire de la Russie, tout comme Karl Lagerfeld pour Chanel la même année[22].
  6. John Galliano déclare en public : « Steven a commencé Dior avec moi, nous étions comme des frères siamois ».
  7. Le communiqué de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris indique qu'« un faisceau d'indices nombreux et concordants (…) suffisant pour démontrer que les propos visés ont été tenus. Même si des divergences subsistent entre les diverses auditions, il est établi que le prévenu a multiplié les termes outrageants et méprisants. » Puis ajoute : « À l'issue de l'enquête (…), le parquet de Paris fait savoir qu'il a décidé de poursuivre John Galliano par voie de citation directe devant le tribunal correctionnel du chef d'injures publiques envers des particuliers à raison de leur origine, de leur appartenance à une religion (…) proférées à l'encontre de trois victimes ».
  8. Décret du Président de la République daté du 20 août 2012 et publié au Journal officiel.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Madame Figaro, no 1117[réf. insuffisante]
  2. a, b et c Patrick Cabasset, « John Galliano depuis 1997 », L'Officiel, Éditions Jalou « 1000 modèles », no 81 « Dior 60 ans de création »,‎ janvier 2008, p. 140 à 141 (ISSN 1290-9645)
    « Bernard Arnault le nomme alors à la direction artistique de Givenchy. Sa mission : décoincer la haute couture parisienne légèrement pétrifiée dans ses règles d'une autre époque. »
  3. Farida Khelfa, « Azzedine Alaïa et Jean Paul Gaultier par Farida Khelfa », Style, sur madame.lefigaro.fr, Madame Figaro,‎ 27 septembre 2011 (consulté le 27 janvier 2013)
  4. a et b Anne Boulay, « John Galliano. Le latin lover de la coupe », Portrait, sur liberation.fr, Libération,‎ 17 mars 1995 (consulté le 7 décembre 2012) : « le monde de la mode en parle comme d'un génie (1995) »
  5. a, b et c Noël Palomo-Lovinski (trad. Lise-Éliane Pomier), Les plus grands créateurs de mode : de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles,‎ 2011, 192 p. (ISBN 978-2-212-55178-5), « John Galliano », p. 154 à 157
  6. Noël Palomo-Lovinski (trad. Lise-Éliane Pomier), Les plus grands créateurs de mode : de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles,‎ 2011, 192 p. (ISBN 978-2-212-55178-5), « Paul Poiret », p. 14
    « Les collections de Galliano pour la maison Dior démontrent un net penchant pour les créations de Poiret. »
  7. Noël Palomo-Lovinski (trad. Lise-Éliane Pomier), Les plus grands créateurs de mode : de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles,‎ 2011, 192 p. (ISBN 978-2-212-55178-5), « Vivienne Westwood », p. 140
  8. (en) Imogen Fox, « How John Galliano changed the face of fashion », sur guardian.co.uk, The Guardian,‎ 26 décembre 2011 (consulté le 7 décembre 2012) : « the designer as untouchable genius (2011) »
  9. a, b, c et d Charlotte Brunel, « John Galliano, du métissage au racisme », Styles, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 26 février 2011 (consulté le 6 décembre 2012)
  10. Patrick Cabasset, « Gianfranco Ferré 1989-1996 », L'Officiel, Éditions Jalou « 1000 modèles », no 81 « Dior 60 ans de création »,‎ janvier 2008, p. 124 (ISSN 1290-9645)
  11. (en) Michael Solomon, « Rachel Freire’s Controversial Material », Fashion, sur elle.com, Elle UK,‎ 7 octobre 2011 (consulté le 5 juin 2013) : « John Galliano for Christian Dior newspaper dress that Carrie Bradshaw famously wore in season three of Sex and the City. […] Carrie wore it again in the movie Sex and the City 2. »
  12. a et b Olivier Wicker, « Le testament de Christian Dior n'existe pas », sur next.liberation.fr, Libération,‎ 1er juillet 2005 (consulté le 22 janvier 2013) : « Dans son premier défilé, John Galliano avait repris tous les codes de Christian Dior en plongeant dans les archives. Ensuite, il a coupé le cordon. C'était nécessaire. La marque ne pouvait pas rester enfermée dans l'héritage. »
  13. Sabine Delanglade, Catherine Maliszewski, « Bernard Arnault : "Les créateurs sont notre richesse" », Styles, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 16 février 2004 (consulté le 6 décembre 2012)
  14. a, b, c et d Anne-Laure Quilleriet, « La descente aux enfers de John Galliano », Styles, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 5 mars 2011 (consulté le 6 décembre 2012)
  15. a et b (en) Kate Betts, « John Galliano: Fashion Forward », sur time.com, Time,‎ 26 avril 2004 (consulté le 18 décembre 2012)
  16. (en) Cathy Horyn, « From Vision to Catwalk, Backstage at Dior », sur nytimes.com, The New York Times,‎ 20 janvier 2004 (consulté le 7 décembre 2012)
  17. a et b Olivier Wicker, « Pour John Galliano, la fin de l’âge Dior approche », Culture, sur next.liberation.fr, Libération,‎ 1er mars 2011 (consulté le 22 janvier 2013) : « La décennie 2000-2010 sera pourtant celle de tous les succès. John Galliano est associé à une esthétique bling-bling, excessive dans les strass et l’omniprésence des logos. Mais il fait un tabac. »
  18. « Steven Robinson : Les véritables causes du décès de l'ami de John Galliano », sur purepeople.com,‎ 22 août 2011 (consulté le 7 décembre 2012)
  19. « Galliano avoue une triple addiction à l'alcool, aux somnifères et au valium », sur lci.tf1.fr, Groupe TF1,‎ 22 juin 2011 (consulté le 7 décembre 2012)
  20. Virginie Mouzat, « Dior - Haute couture Printemps-été 2007 », sur lefigaro.fr, Madame Figaro (consulté le 7 décembre 2012)
  21. Virginie Mouzat, « Dior - Haute couture Automne-hiver 2007-2008 », sur lefigaro.fr, Madame Figaro,‎ 2007 (consulté le 7 décembre 2012)
  22. Noël Palomo-Lovinski (trad. Lise-Éliane Pomier), Les plus grands créateurs de mode : de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles,‎ 2011, 192 p. (ISBN 978-2-212-55178-5), « Karl Lagerfeld », p. 18
  23. Virginie Mouzat, « Dior - Haute couture Automne-hiver 2009-2010 », sur lefigaro.fr, Madame Figaro (consulté le 7 décembre 2012)
  24. Noël Palomo-Lovinski (trad. Lise-Éliane Pomier), Les plus grands créateurs de mode : de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles,‎ 2011, 192 p. (ISBN 978-2-212-55178-5), « Christian Dior », p. 40
  25. [image] Amber Jane, « Style Cycles: Rene Gruau and Christian Dior », sur theatreoffashion.co.uk,‎ 3 février 2011 (consulté le 8 décembre 2012) : « John Galliano reproduced Rene Gruau’s illustrations »
  26. Virginie Mouzat, « Dior - Haute couture Printemps-été 2011 », sur lefigaro.fr, Madame Figaro (consulté le 7 décembre 2012)
  27. Dérapage : John Galliano suspendu par Dior lci.tf1.fr, 24 février 2011
  28. Propos antisémites : nouvelle plainte contre Galliano leparisien.fr, 28 février 2011
  29. [vidéo] Déclarations de John Galliano - Dailymotion
  30. Quand Galliano déclarait son amour pour Hitler nouvelbs.com, 28 février 2011
  31. « Galliano s'excuse mais nie tout antisémitisme », Styles, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 2 mars 2011 (consulté le 6 décembre 2012)
  32. Dior lance une procédure de licenciement contre John Galliano lepoint.fr, 1er mars 2011
  33. AFP, « Le PDG de Dior dénonce les propos de Galliano », sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion,‎ 4 mars 2011 (consulté le 6 décembre 2012)
  34. Ludmilla Intravaia, « Affaire John Galliano : la réaction des célébrités », sur lci.tf1.fr, TF1,‎ 4 mars 2011 (consulté le 6 décembre 2012)
  35. AFP, « Pour Gaultier, Galliano n'est pas raciste », sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 5 mars 2011 (consulté le 6 décembre 2012)
  36. « Affaire Galliano: "J'ai bien compris que c'était un défouloir" », Actualité, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 22 juin 2011 (consulté le 18 décembre 2012)
  37. Olivier Wickers, « Pour John Galliano, la fin de l’âge Dior approche », Culture, sur next.liberation.fr, Libération,‎ 1er mars 2011 (consulté le 18 décembre 2012)
  38. Pascale Robert-Diard, « John Galliano condamné pour « injures publiques » », Chroniques judiciaires, sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 8 septembre 2011 (consulté le 18 décembre 2012)
  39. Peine légère pour Galliano, sur lexpress.fr
  40. Céline Cabourg, « Galliano « désépinglé » », Le Nouvel Observateur, no 2495,‎ 30 août 2012, p. 23 (ISSN 0029-4713)
  41. AFP, « Galliano privé de Légion d'honneur », sur lefigaro.fr,‎ 24 août 2012 (consulté le 24 août 2012)
  42. Raf Simons chez Dior, 10 avril 2012
  43. Marie-Caroline Bougère, « John Galliano en stage de réinsertion chez Oscar de La Renta », Style, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 18 janvier 2013 (consulté le 19 janvier 2013) : « Le créateur américain Oscar de La Renta, 80 ans, va accueillir John Galliano en stage de réinsertion dans son studio à New York. »
  44. (en) THE ROYAL GALLIANO sur highbeam.com, 28 novembre 2001
  45. La Légion d'honneur du Nouvel An lefigaro.fr, 1er janvier 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]