Thierry Mugler

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Robe Thierry Mugler

Thierry Mugler, né le (65 ans) à Strasbourg, est un styliste et grand couturier français, créateur de vêtements et de parfums, ainsi que metteur en scène et photographe.

Après une expérience de la danse lors de son adolescence et des études aux Arts décoratifs de Strasbourg, il débute sa carrière de styliste à Paris vers l'âge de vingt ans pour diverses entreprises. Il fonde sa première marque Café de Paris en 1973, et dès sa première collection est présente ce qui deviendra une marque de fabrique, l'hyperféminité de ses création à la silhouette épurée et sexy, loin des standards vestimentaires du moment. Rapidement, Thierry Mugler donne son nom à sa marque puis lance une ligne masculine. Habitué des premières heures du Palace dans les années 1980, il côtoie la génération de « jeunes créateurs » tel que Claude Montana, Kenzo Takada, ou Jean Paul Gaultier qui refusent le conformisme de la haute couture et révolutionnent la mode de l'époque. Ami d'Azzedine Alaïa, dont l'approche sculpturale du corps et du vêtement est parfois comparable, il pousse ce dernier à lancer sa griffe. Les défilés théâtraux de Thierry Mugler, dont celui de 1984 où l'entrée est payante, sont de grands événements de la mode avec leurs décors, leurs mises en scène et leurs chorégraphies. Ceux ci sont plus proches de spectacles démesurés, que de simples présentations de vêtements, et ont lieu à Paris mais également dans plusieurs capitales du monde. Ses réalisations hyperféminines rencontrent un succès commercial important. Devenu créateur « superstar » avec ses créations architecturées pour des « superwomen » à talons hauts et aux épaules carrées, il est source notable d'inspiration — ou de copies — pour la mode de cette époque. Avec l'aide du corsetier Mr Pearl il continue à affirmer son style fortement stylisé et inspiré de la femme fatale. Sa grande maitrise de la coupe et sa technicité font qu'au début des années 1990 il est invité à intégrer la prestigieuse haute couture. Son nom est aussi sur un flacon en forme d’étoile taillé pour le parfum Angel ; celui ci deviendra l'une des meilleures vente de parfums en France. Peu de temps après, il lance des lignes parallèles de prêt-à-porter luxueux pour femmes, tout en conservant une ligne masculine.

En 2002, il cède sa marque à Clarins, le département couture est fermé l'année suivante. De nos jours Thierry Mugler exerce une carrière de photographe et de costumier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thierry Mugler est né à Strasbourg en 1948, à quelques pas de la célèbre cathédrale. Enfant rêveur et solitaire, sa passion s’oriente davantage vers le dessin que l’école. Il pratique vers neuf ans la danse classique et rejoint à quatorze ans les ballets de l’opéra du Rhin, connu pour sa rigueur et sa discipline. Il garde de cette expérience de danseur classique, non seulement un talent développé pour l’expression corporelle, mais aussi le sens de la discipline du corps et de l’esprit. Il rêve bien sûr de devenir danseur étoile dans les ballets de l’opéra de Paris. La danse lui ouvre les portes du théâtre où il découvre les jeux de lumière, la création de costumes et la mise en scène.

Il prend en parallèle des cours à l’école des Arts décoratifs de Strasbourg, pour y suivre des études d’architecte d’intérieur, d’où certainement sa passion pour les constructions aux perspectives fascinantes.

En 1969, à l'âge de vingt et un ans, il vient vivre à Paris. Son allure et son style unique créent un choc, mais plaisent énormément à son entourage. Il s’agit de ses propres créations… Il passe donc rapidement, en toute logique, au stylisme de vêtements qu’il expose dans une boutique parisienne (le nom de la boutique est « Gudule », présentée comme la première boutique parisienne de créateurs).

À 26 ans, devenu styliste indépendant, il travaille pour diverses grandes maisons de prêt-à-porter à Paris, Milan, Londres et Barcelone.

En 1973, il crée sa première collection personnelle signée « Café de Paris », citadine et sophistiquée, à contre-courant des tendances du moment : un retour à l’image d’une femme sexy, parisienne, coquette, aguichante et sûre d’elle, et qui n’est pas sans rappeler l’élégance sobre et intemporelle des actrices Hitchcockiennes. Ce sont les prémices d’une hyperféminité. Il affirme déjà son style bien à lui, fait d’un équilibre intemporel entre classicisme et modernité.

À contre-courant d’une mode folklorique et déstructurée, il crée rapidement une société à son nom, avec sa propre griffe, revendiquant l’élégance féminine.

En 1978, année où il habille les serveurs du Palace[1], il ouvre sa première boutique à Paris, place des Victoires (dans le 1er arrondissement). Il lance également une collection pour homme : il retravaille le classique masculin et lui donne un style résolument moderne. Une coupe nette, précise, structurée, qui dessine une silhouette très reconnaissable : épaulée, à la fois, pour une allure dynamique et élancée.

Dans les années 1980-90, Thierry Mugler, par ailleurs proche d'Azzedine Alaïa[2] qu'il encourage à se lancer, acquiert une renommée internationale et ses collections rencontrent un succès commercial. À l’invitation de la Chambre syndicale de La haute couture, il réalise dans les années 1990 sa première collection en tant que « membre invité » de la haute couture.

Style[modifier | modifier le code]

Avec une coupe révolutionnaire, il initie alors une nouvelle silhouette, fortement stylisée : anatomique, graphique et sublimant la féminité des corps. Ses vêtements sont facilement identifiables par leur style et leur structure. Des tailleurs, des robes, des vestes… qui toujours embellissent les femmes, épousent et remodèlent leur corps en même temps[3]. Il réinvente la séduction et est qualifié de « créateur de choc » par la presse. La mode est alors pour lui une mise en scène du quotidien où la femme se révèle. Thierry Mugler innove dans les formes autant que dans les matières et joue avec le cuir, le métal, le vinyle…

Défilés[modifier | modifier le code]

Ils sont conçus comme de véritables spectacles, dont il est le concepteur et metteur en scène.

Quelques uns de ses défilés mémorables :

  • Le Zénith (salle de spectacles) - Paris (1984) : ouvert au public, 6 000 spectateurs, dont les deux tiers ont payé leur place, viennent célébrer les dix ans de la marque. « Ma mesure, c’est la démesure » avoue le créateur ;
  • L’hôtel Ritz - Paris (1992) : Thierry Mugler présente sa première collection haute couture (automne-hiver 92/93) en tant que « Membre invité » ;
  • Le Cirque d'hiver (salle de spectacles) - Paris (1995) : 20e anniversaire de sa maison. Un défilé avec des top models d’hier et d'aujourd'hui, stars du cinéma, de la musique et la jet set… un spectacle d’une heure et demie.

Il fait alors partie des créateurs des années 1990 qui hissent la mode au rang d’art visuel. En 1992, il prend la direction artistique des parfums Mugler[4], alors séparés de la couture.

Thierry Mugler s’éloigne du monde de la mode en 2002, en quittant le prêt-à-porter de sa marque[4], pour explorer d'autres univers : photo, création de costumes de spectacles, mise en scène[5]… Il laisse à son studio de création les collections de prêt-à-porter et les accessoires. D’autres stylistes vont ainsi œuvrer pour la marque. Mais il reste impliqué dans la création des parfums, le design des flacons, les visuels et le monde du spectacle. Après des pertes de plusieurs millions d'euros, Clarins ferme la partie « couture » de la marque l'année suivante[6],[7].

Photographe[modifier | modifier le code]

Tout au long de ces années, il se passionne pour la photo. Une découverte majeure pour lui, qui a lieu en 1978, lors d’une séance avec le photographe Helmut Newton. À la suite d’un désaccord, le photographe lui tend son appareil photo et lui dit de faire le travail lui-même.

Son domaine d’expression : la mise en scène de personnages dans des univers démesurés.

Il publie son premier livre en 1988, Thierry Mugler Photographe : on y découvre son goût pour les voyages et l’aventure et on peut constater qu’il préfère les sommets, les toits, l’espace… aux paysages quotidiens.

Suit en 1999 une monographie, Fashion Fetish Fantasy qui regroupe les photos de ses créations : les vêtements couture sont portés par les amies mannequins et stars de Thierry Mugler.

Thierry Mugler est d’ailleurs très souvent à l’origine des visuels publicitaires de ses créations et de ses parfums.

Metteur en scène, conseiller artistique[modifier | modifier le code]

« Metteur en scène de l’extraordinaire », il est également réalisateur de courts métrages, de films publicitaires et de clips vidéo. Il crée régulièrement des costumes pour des comédies musicales, des concerts, des opéras et le théâtre (comme Macbeth pour la Comédie-Française). Il travaille notamment avec des artistes tels que Robert Altman et George Michael (il dirigera son clip vidéo du titre Too funky en 1992, dans lequel il habille également les plus célèbres mannequins : Julie Newmar, Linda Evangelista, Tyra Banks, Estelle Lefébure, Nadja Auermann[8]).

Il a également réalisé le tout premier film publicitaire de ses parfums : celui d’Angel[réf. nécessaire].

Artiste polyvalent, il collabore avec le Cirque du Soleil en 2002, qui distribue ses spectacles dans le monde entier. Il livre son imaginaire fantasmagorique dans Zumanity, une production « pour adultes » proposée durant plusieurs années au New York Hotel de Las Vegas. En créant à la fois l’intégralité des costumes et l'identité des personnages de ce spectacle, il met en scène Extravaganza l'un des tableaux de celui-ci. Avec ce « cabaret érotique », Thierry Mugler fait entrer le cirque dans une nouvelle ère.

En 2009, Thierry Mugler est le conseiller artistique de la star américaine Beyoncé. Il crée les costumes de la tournée mondiale de la star I Am... Tour et donne sa vision pour la mise en scène, l’éclairage, les décors comme la chorégraphie.

En avril 2013, Thierry Mugler quitte son poste de conseiller artistique des parfums Mugler. Une nouvelle qui fait suite au départ de Nicola Formichetti et qui s’inscrit dans la continuité d’une restructuration de la marque[4].

En 2013, il monte une nouvelle revue de cabaret, "Mugler Follies", pour faire concurrence au Crazy Horse et au Moulin Rouge[9].

Parfums[modifier | modifier le code]

Ateliers Parfums[modifier | modifier le code]

Thierry Mugler lance en 2005 « Les Ateliers Parfums par Thierry Mugler », dédiés à tous, animés par des experts de la parfumerie et de l’œnologie. L’objectif est de transmettre l’art et le savoir-faire de l’industrie et de l’artisanat du parfum. Ces ateliers ont fermé au 31 décembre 2011.

Principaux parfums[modifier | modifier le code]

1992 est l'année du lancement d’Angel : c'est le tout premier parfum de Thierry Mugler.

Article détaillé : Angel (parfum).

En 1990 a lieu la rencontre avec Clarins, société de cosmétiques fondée en 1954. La société souhaite poursuivre sa diversification en lançant un nouveau parfum. Thierry Mugler Parfums est créé cette année-là, et Véra Strübi est nommée PDG de la nouvelle marque.

Issu des souvenirs d’enfance du créateur, Angel a ouvert un nouveau courant olfactif, mélange de saveurs sucrées de praline et chocolat à celles fortement accentuées du patchouli : avec Angel est né une couleur inédite pour un parfum féminin : le bleu. Le flacon d’Angel, création complexe en forme d’étoile taillée, a été réalisé par les Verriers de la maison Brosse.

D’autres parfums sont venus compléter l’offre de la marque, parmi lesquels : A*Men (1996) parfum oriental boisé corsé, Mugler Cologne (2001) destiné autant aux hommes qu’aux femmes, et Alien (2005) second parfum pour femme, à la note ambrée boisée florale.

Autres créations[modifier | modifier le code]

En 2006, Thierry Mugler réalise un projet inédit à l'occasion de la sortie du film Le Parfum réalisé par Tom Tykwer : concevoir une interprétation olfactive de l'œuvre littéraire de Patrick Süskind. Thierry Mugler crée, en collaboration avec la société IFF, un coffret de quinze compositions qui donne l’accès aux émotions olfactives contenues dans cette histoire. 300 coffrets, disponibles par souscription, sont achetés par des passionnés de parfumerie[pertinence contestée].

En 2007, « La Part des Anges » naît de la rencontre entre deux univers différents : la parfumerie et les spiritueux. En association avec la maison de Cognac Rémy Martin, la marque revisite un savoir-faire traditionnel et l’expérimente sur son extrait de parfum Angel. Expérience jamais réalisée que celle de laisser macérer l’extrait d’Angel en fût de merisier, pour obtenir une fragrance plus subtile. 4 700 pièces sont alors proposées à la vente[pertinence contestée].

Thierry Mugler Beauty est une ligne de maquillage, lancée par la marque en 2008.

La même année, toujours autour du thème de la métamorphose, est élaborée Miroir Miroir, une collection de cinq parfums. Laissant libre cours à son imagination, chaque parfumeur a joué à sa façon, en intégrant dans sa création des composants inédits, de belles matières, et en osant des mariages olfactifs inattendus, pour que ces fragrances puissent susciter des émotions. Cette ligne est disponible de manière très sélective dans 200 points de vente de par le monde[pertinence contestée].

En 2009, Thierry Mugler réitère l’expérience de l’alchimie entre parfums et spiritueux en laissant se développer en fût de bois ses trois créations Angel, Alien et A*Men. Trois éditions limitées associent le savoir-faire des maîtres de chais et des parfumeurs, pour devenir des « Liqueurs de Parfums », issues d’une méthode de fabrication brevetée. Comme des cuvées de prestige, ces parfums sont conservés dans des flacons d’exceptions, réalisés en éditions très limitées[pertinence contestée].

Enfin, le 8 mars 2010, Thierry Mugler lance le site Womanity. Les internautes peuvent donner leurs points de vue, transmettre leur expérience, exprimer leur créativité…

La marque aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui et depuis 2008, Joël Palix est Président de la marque de Thierry Mugler et de Clarins Fragrance Group, incluant les marques de parfums : Thierry Mugler, Azzaro, Porsche Design, David Yurman et Swarovski. La ligne accessoire de la marque est composée de sacs, bijoux, montres ou lunettes, et la ligne homme de prêt-à-porter est sous licence du groupe italien Inghirami.

Rosemary Rodriguez[modifier | modifier le code]

En 2008, Rosemary Rodriguez, qui a épaulé Monsieur Mugler entre 1994 et 1999, reprend les créations de mode de la Maison Thierry Mugler en main : les collections de luxe féminin « Thierry Mugler Edition », le prêt-à-porter masculin ainsi que des accessoires pour hommes et femmes.

Avec la ligne « Thierry Mugler Edition » pour femmes, la marque Thierry Mugler présente une collection centrée sur les créations phares d’origine du couturier. Le style intemporel de Thierry Mugler est réinterprété de manière contemporaine par Rosemary Rodriguez. Pour l’homme, Rosemary Rodriguez travaille sur des silhouettes beaucoup plus « soir » ou sportswear. Cette dernière quitte la marque en 2010.

Nicola Formichetti[modifier | modifier le code]

2011 : Nicola Formichetti (il collabore entre autres avec Uniqlo en 2009, mais surtout Lady Gaga dont il est le styliste[10]), né en 1977, est le nouveau directeur artistique de la marque[11]. Lors de la présentation de sa collection prêt à porter Automne / Hiver 2011 au Gymnase Japy. La chanteuse Lady Gaga a parcouru le podium au rythme des titres de son dernier album Born This Way faisant du défilé l'un des évènements de la Fashion Week parisienne[12]. La collaboration entre Nicola Formichetti et Mugler n'aura duré que deux ans et s'achève le 2 avril 2013[13].

Studio de création[modifier | modifier le code]

Thierry Mugler, c’est aussi aujourd’hui un studio de création : Le Studio Mugler

Grâce à son équipe de design, le Studio Mugler propose d’appliquer son savoir-faire à l’architecture, au mobilier, à l’objet. C’est ainsi que, pour le magazine Intersections, son équipe a entièrement réalisé en 3D un concept-car, fusion d’un galet et d’une « batmobile ». Le studio a également détourné un conteneur Algeco de chantier pour en faire un espace nomade d’exposition, de consultation ou de vente. Et, aujourd’hui[Quand ?], il se lance dans la conception de designs d’intérieur et d’architecture…

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Historique » sur le site officiel du Palace
  2. Véronique Bergen précise que « Thierry Mugler divinisait la femme pour en faire une créature hypersexy, fétiche, immatérielle. Azzedine Alaïa a fait de même. » in : Elvira Masson, « Véronique Bergen, philosophe « La mode est (aussi !) une matière à penser » », L'Express Styles, Groupe l'Express-l'Expansion, no 3244,‎ 4 septembre 2013, p. 156 à 157 (ISSN 0014-5270)
  3. Laurence Benaïm, Azzedine Alaïa, le Prince des lignes, Paris, Grasset, coll. « Documents Français »,‎ octobre 2013, 160 p. (ISBN 978-2-246-81055-1, présentation en ligne), « Anatomie du temps », p. 115

    « Nouvelle étape dans la vie des femmes, ces amazones qu'une nouvelle génération de couturiers, de Thierry Mugler à Claude Montana, fait triompher, avec leur tailleurs sanglés, leur nouveau corps carapace, qui fait d'elles les super héroïnes du Gay Power. »

  4. a, b et c Lisa Agostini, AFP, « Thierry Mugler n’est plus au parfum », Mode, sur next.liberation.fr, Libération,‎ 22 avril 2013 (consulté le 10 décembre 2013)
  5. Laurence Benaïm résume ainsi le passage de Thierry Mugler de la mode aux spectacles : « Certains vont continuer, comme Thierry Mugler […] de passer de la mode à la scène où il sublimera sa vision de l'hyperféminité, dans des tenues de dominatrice. » in : Laurence Benaïm, Azzedine Alaïa, le Prince des lignes, Paris, Grasset, coll. « Documents Français »,‎ octobre 2013, 96 p. (ISBN 978-2-246-81055-1), « Anatomie du temps », p. 119
  6. « Sursis pour Thierry Mugler Couture » L'Usine nouvelle, 23 janvier 2003
  7. « Clarins ferme le pôle couture Thierry Mugler » L'Expansion, 3 juillet 2003
  8. [vidéo] Behind the scenes: THIERRY MUGLER "Too Funky" video sur YouTube
  9. Thierry Mugler, de la mode au cabaret, Télérama, janvier 2014
  10. Mathilde Laurelli, « Nicola Formichetti lancera sa propre marque en 2012  » L'Express Styles, 8 août 2011
  11. Géraldine Dormoy, « Le styliste de Lady Gaga devient le directeur de la création de Thierry Mugler  » L'Express Styles, 13 septembre 2010
  12. Anne-Cécile Sanchez, « Le celebrity marketing ? En pleine forme. » Les Échos, 13 mai 2011
  13. Lisa Agostini, « Nicola Formichetti quitte Mugler », Mode, sur next.liberation.fr, Libération,‎ 4 avril 2013 (consulté le 10 décembre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]