Valentino Garavani

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Valentino Garavani en 2007 à Cannes avec Elizabeth Hurley.

Valentino Clemente Ludovico Garavani, connu sous le nom de Valentino (Voghera, 11 mai 1932), est un styliste italien et couturier de l'entreprise Valentino appartenant de nos jours à Valentino Fashion Group.

Biographie[modifier | modifier le code]

Château de Wideville, propriété du couturier italien

Valentino Garavani arrive à Paris à l'age de dix-sept ans puis étudie à l'école de la Chambre syndicale de la couture. Il débute sa carrière chez Jean Dessès[1] et Guy Laroche en 1956. Il crée sa propre maison de couture en 1959 à Rome. En 1960, il s'associe à Giancarlo Giammetti (en), un architecte qui est devenu son associé et prendra la présidence de la maison. Sa première collection est consacrée aux tissus nobles et au rouge qui deviendra sa couleur de prédilection. Il reçoit le prix américain « Neiman Marcus ». Il signe sa deuxième collection, la « Collection Blanche », en 1969. Entièrement blanche, elle est consacrée à Jackie Kennedy. L'année suivante, le couturier lui dessine une robe de dentelle pour son mariage avec Aristote Onassis. Il signe ses créations d'un grand V. Il ouvre sa première boutique à Milan et, ensuite, à New York, Rome et Tokyo. En 1975, il commence à présenter ses collections de prêt-à-porter, Valentino Boutique Ltd, à Paris, puis, en 1983, crée un parfum à son nom. En 1984, il crée les tenues des athlètes italiens aux Jeux olympiques. Cinq ans plus tard, il dirige sa première collection sous la très stricte appellation haute couture. Sa marque est rachetée en 2002 par Marzotto SpA mais il reste le directeur artistique de l'ensemble des collections de la maison durant cinq ans. En 2006 il fait une apparition dans Le Diable s'habille en Prada, dans son propre rôle, et Jacques Chirac lui remet la Légion d'honneur. Valentino Garavani prend sa retraite en 2008[2],[3]. Mais quatre ans plus tard, il collabore avec le New York City Ballet pour la création de costumes[4].

Distinction[modifier | modifier le code]

Il reçoit en 2000 le « prix Geoffrey Beene » du Conseil des créateurs de mode américains.

Exposition[modifier | modifier le code]

  • Valentino : Master of Couture, de novembre 2012 à mars 2013, Somerset House, Londres[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard,‎ 2008 (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Jean Dessès », p. 63
  2. Laetitia Quintano « Valentino tire sa révérence » Madame Le Figaro.fr, 5 septembre 2007
  3. Mathilde Gardin, « Haute couture: le "ciao" du maestro Valentino », Actualités, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 23 janvier 2008 (consulté le 26 juin 2013)
  4. Céline Cousin, « Valentino Garavani honoré par le New York City Ballet », sur lofficielmode.com, L'Officiel Paris,‎ 20 septembre 2012 (consulté le 3 octobre 2012)
  5. Marta Represa, « L'imperator du chic », L'Express Styles, no 3203,‎ 21 novembre 2012, p. 11 (ISSN 0014-5270)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Armando Chitolina (éditeur) et Matt Tyrnauer (trad. Claire le Breton, préf. Suzy Menkes), Une grande histoire italienne : Valentino Garavani, Köln, Taschen,‎ mars 2009 (1re éd. 2007), 576 p. (ISBN 978-3836503310)

Liens externes[modifier | modifier le code]