Guy des Cars

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cars.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Maison de Pérusse des Cars.
Guy des Cars en 1977 (photo Erling Mandelmann)

Guy Augustin Marie Jean de Pérusse des Cars, dit Guy des Cars, est un écrivain né le 6 mai 1911 à Paris (16e) et décédé le 21 décembre 1993 à Paris (13e). Il est inhumé au cimetière de Hautefort en Dordogne.

Naissance et famille[modifier | modifier le code]

Issu de la haute noblesse française, il est le fils de François de Pérusse, duc des Cars (1875-1941) et de Maria Teresa Edwards (1879-1941), son épouse.

Guy des Cars a contracté trois alliances :

  • Le 17 avril 1934, il épouse à Nancy Françoise Vilgrain (1914-2004), dont il divorce en 1938.
  • Le 19 février 1942, il épouse à Nice Jacqueline Jourdan (1922), citoyenne monégasque, dont il divorce le 21 décembre 1946, après avoir eu un fils : Jean des Cars, le 24 avril 1943, journaliste et auteur spécialisé dans les ouvrages historiques.
  • Le 12 mai 1947, il épouse à Paris (16e) Marthe Claquin (1912-1999), connue sous le nom de Marta Labarr, artiste lyrique et dramatique.

Il fut un des propriétaires du château de Sourches à Saint-Symphorien (Sarthe-France)

Carrière[modifier | modifier le code]

Guy des Cars a fait ses études chez les Jésuites, entre autres, au Collège Saint-François-de-Sales (Évreux), où il entre à l'âge de 7 ans ; il en sort à 16. Entre-temps, il est renvoyé six fois. Ses maîtres disent de lui « Brillant esprit, mauvais élève »[1]. À 19 ans, il part pour le Chili pour mettre fin à une aventure galante et, lors de son retour en France, il écrit une comédie de boulevard, la Croisière pour dames seules[2]. Il embrasse alors la carrière de journaliste. À 28 ans, il est rédacteur en chef du Jour.

Lieutenant d'infanterie, il reçoit la croix de guerre pour sa conduite au front. Après la défaite de 1940, il se retire dans le Midi, où il écrit son premier roman L’Officier sans nom, un livre de guerre qui reçoit le prix Goncourt de zone libre en 1941. Il a écrit de nombreux romans qui ont eu un grand succès, dont L’Impure, La Brute, La Dame du cirque, Le Château du clown, Les Filles de joie, Le Faussaire, L’Envoûteuse, La Justicière, L’Entremetteuse, La Maudite.

En 1962, il fut élu directeur de l'Académie du Maine. En 1974, il publia un récit en forme de confession autobiographique, à diffusion nettement plus confidentielle sans doute, mais non dénué d'intérêt documentaire, sous le titre : J'ose.

Guy des Cars fut également un grand amoureux des arts du cirque. En 1980, il participa avec Yves Mourousi, Francis Fehr et Jean-Pierre Thiollet à la création de l'association de la presse, du music-hall et du cirque (PAVDEC-Presse associée de la variété, de la danse et du cirque) que présida Jacqueline Cartier et qui, avec le soutien amical de Pierre Cardin et d'autres personnalités parisiennes, a joué un rôle notable tout au long des années 1980 et jusqu'au milieu des années 1990.

Rattachant ses œuvres à la catégorie du « roman de gare », ouvrage distrayant et superficiel, certains critiques littéraires l'avaient surnommé « Guy des Gares ».

Il meurt le dans les bras de son fils Jean[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1941 : L'Officier sans nom
  • 1943 : Le Maître d'oeuvre. Editions Flammarion. Réédité en 1956.
  • 1944 : Toni - Roi du Cirque - Édité par Marcus - Imprimé sur les presses le l'Imprimerie Beuchet Vanden Brugge
  • 1945 : Mon Ami Touche à Tout - Les Nouvelles Presses Françaises
  • 1946 : L'Impure
  • 1946 : Contes Bizarres - Éditions Michel Vittonato
  • 1947 : Les sept femmes. Réédité en 1964.
  • 1948 : La Demoiselle d'opéra
  • 1951 : La Brute - Editions Flammarion.
  • 1952 : La Corruptrice
  • 1953 : L'amour s'en va en guerre
  • 1954 : La Maudite
  • 1956 : Amour de ma vie
  • 1956 : La Cathédrale de haine - Editions Jeheber. Réédition de 1943, le nouveau titre convient mieux au nouvel aspect du récit[4].
  • 1957 : La Tricheuse
  • 1958 : Le Château de la juive''
  • 1959 : Les Filles de joie
  • 1960 : Cette Étrange Tendresse - Editions Flammarion
  • 1961 : Le Grand Monde
  • 1962 : La Dame du cirque
  • 1963 : Sang d'Afrique (Tome 1 Sang d'Afrique - Tome 2 L'Amoureuse)
  • 1964 : Les Sept Femmes - Editions Flammarion. Réédition de 1947, version définitive à laquelle l'auteur ne touchera plus[5].
  • 1965 : De Cape et de Plume
  • 1965 : Les Rois de Coeur - Éditions Robert Laffont
  • 1966 : L'Habitude d'Amour
  • 1966 : Le Boulevard des Illusions - Éditions de la La Pensée Moderne
  • 1967 : Un faussaire
  • 1967 : De Toutes les Couleurs - Éditions Flammarion
  • 1968 : La Révoltée
  • 1969 : La Vipère
  • 1969 : Le Train du Père Noël - Éditions Flammarion
  • 1970 : L'Entremetteuse
  • 1971 : Une certaine dame
  • 1972 : L'Insolence de sa beauté
  • 1973 : La Vie secrète de Dorothée Gindt
  • 1973 : Le Donneur
  • 1974 : J'ose, récit autobiographique
  • 1974 : La Coupable - Chez Edito-Service - Illustrations de Umberto Nonna
  • 1974 : Le Mage et la Boule de cristal
  • 1975 : L'Envouteuse
  • 1975 : Le Mage et le Pendule - Éditions Flammarion
  • 1976 : Le Mage et les Lignes de la main
  • 1977 : Le Château du clown
  • 1977 : Le Mage et la Bonne aventure
  • 1978 : La Justicière - Editions Plon.
  • 1978 : Le Mage et la Graphologie
  • 1979 : La Femme qui en savait trop
  • 1979 : Les Reines de cœur de Roumanie
  • 1981 : La Femme sans frontière
  • 1982 : La Vengeresse
  • 1983 : Le Crime de Mathilde
  • 1984 : Le Faiseur de morts
  • 1984 : La Voleuse
  • 1985 : Je t'aimerai éternellement
  • 1986 : La Mère porteuse
  • 1987 : L'Homme au double visage - Éditions Flamme
  • 1988 : La Femme objet
  • 1988 : La Princesse Mathilde - Librairie Académique Perrin
  • 1989 : Le Fabuleux Roman du Lido de Paris (Sous réserve : Peut-être écrit par son fils Jean)
  • 1989 : L'Amoureuse
  • 1990 : La Femme d'argent
  • 1991 : La Visiteuse - Éditions Flamme

Adaptations de certaines de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. voir la vidéo, dans les liens externes
  2. Journal suisse l'Illustré 29 oct. 1975
  3. Historia numéro 806, février 2014.
  4. Avertissement de l'édition J'ai lu de 1969
  5. Avertissement de l'édition J'ai lu de 1970

Liens externes[modifier | modifier le code]