Gucci

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : GUCY.
Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec l'ancien groupe de luxe de PPR Gucci Group

Gucci

alt=Description de l'image Gucci Logo.svg.
Création 1921
Fondateurs Guccio Gucci
Personnages clés Albert Atamiant (directeur de la création)
Tom Ford
Siège social Drapeau d'Italie Florence, Toscane (Italie)
Produits Habillement, parfums, maroquinerie,
Société mère Kering
Sociétés sœurs Brioni
Filiales Florence, Rome, Paris, New-York
Site web www.gucci.com
Chiffre d’affaires 3,56 milliards d'euros[1] (2013)

Gucci, ou encore Maison Gucci, fondée en 1921[2], est une entreprise italienne spécialisée dans le prêt-à-porter de luxe. Elle appartient depuis plusieurs années au pôle Luxe PPR Luxury Group du groupe français PPR[3], devenu par la suite Kering.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guccio Gucci.

Guccio Gucci ouvre en 1921 une petite boutique de maroquinerie. Le succès est au rendez vous, l'entreprise se développe autour du domaine équestre, Le mors et l'étrier en deviennent l’emblème. En 1930, la marque s'est diversifiée dans les chaussures, gants, caleçons,… La période de la dictature fasciste marque la pénurie de cuir et matières premières, le créateur doit faire preuve d'imagination : c'est ainsi qu'il commercialisera juste après la seconde guerre mondiale le « sac Bamboo », en sanglier avec une hanse en bambou au tout début, modèle devenu iconique de la marque : devant le succès de ce sac, le bambou sera utilisé sur plusieurs autres produits. Les bandes vert/rouge/vert, signe de reconnaissance, apparaissent vers la même époque.

Guccio Gucci meurt en 1953, et la marque passe sous la direction de ses quatre fils. Ceux-ci entament dans les années 1960 l'internationalisation de l'entreprise, avec les États-unis, puis l'Asie. Le logo GG (pour Guccio Gucci) est créé, ainsi qu'en 1975 le sac Stirrup qui sera remis au goût du jour bien plus tard sous forme souple[4].

Les années 1980 sont une période de déclin pour la marque.

Dans les années 1990, alors que Tom Ford arrive chez Gucci, l'entreprise marque, au même titre que Versace, le renouveau d'une création d'origine italienne avec le retour d'une mode voyante, bling-bling[5], mais surtout sexuée et réinterprétant les classiques rétro pour Gucci, en opposition à la tendance minimaliste et unisexe de Margiela ou de Yohji Yamamoto qui prévalait en France à cette époque. Cette volonté de marquer les esprits atteint son maximum avec l'avènement du Porno chic[5] développé par Tom Ford, et sa muse Carine Roitfeld alors à la tête du Vogue français.

En 1999, en pleine « bataille Gucci » dans laquelle Bernard Arnault et François Pinault tentent de prendre le contrôle de la marque (Arnault détient à cette époque 34 % de son capital), le groupe Pinault-Printemps-Redoute, devenu depuis Kering, devient majoritaire de Gucci grâce à un accord sous la forme d'un plan de stock-options équivalent à pas moins de 5 % du capital de Gucci (soit 5,5 millions de titres) dont Domenico De Sole (PDG de Gucci) et Tom Ford sont les bénéficiaires exclusifs, soit 3,75 milliards de francs pour le premier et 750 millions de francs pour le second[pas clair][6],[7].

Après le départ retentissant en 2004 de Tom Ford et Domenico De Sole qui exigeaient une véritable autonomie de gestion alors que PPR leur réclamait une rentabilité qui faisait défaut[8], pas moins de trois stylistes succéderont à l'américain : Alessandra Facchinetti, John Ray et Frida Giannini (it). Cependant, aujourd'hui, Frida Giannini est l'unique directrice artistique des lignes femmes, hommes et accessoires de la marque au double G. l'année 2008 voit la naissance d’un nouveau concept de la marque ainsi que l’ouverture de sa plus grande boutique basée à New York au cœur de la cinquième avenue. Deux ans plus tard, la cavalière, Charlotte Casiraghi devient l'égérie de la marque[9],[10],[11].

Gucci ouvre un musée de 1 700 m2 à Florence en 2011[12] au sein du Palazzo della Mercanzia sur la place principale de la ville[13],[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Kering se maintient en 2013 grâce au luxe, confiant pour 2014, Le Parisien, 21 février 2014 [1]
  2. Histoire de Gucci vogue.fr
  3. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20110218trib000602687/francois-henri-pinault-imprime-sa-marque-a-ppr.html
  4. « Anatomie d'un sac », L'Officiel Paris, Éditions Jalou, no 969,‎ octobre 2012, p. 152 (ISSN 0030-0403)
  5. a, b et c Thiébault Dromard « PPR dope sa cash machine Gucci » sur challenges.fr, 13 octobre 2011
  6. Nathalie Bensahel, « Le feuilleton Gucci rebondit sur des « stock-options » », sur liberation.fr,‎ 20 novembre 2000
  7. Nathalie Bensahel, « Stocks pas en toc chez Gucci », sur liberation.fr,‎ 30 novembre 2000
  8. « Gucci », sur tendances-de-mode.com,‎ 16 avril 2007 (consulté le 28 août 2013)
  9. (en) Gabby Morgan, « Riding in style: Gucci announces second year collaboration with Charlotte Casiraghi » dans le Daily Mail, 29 juin 2011
  10. Eugénie Trochu, « Gucci dédie sa ligne équestre à Charlotte Casiraghi » sur vogue.fr, Vogue Paris, 7 juillet 2011
  11. Note : Charlotte Casiraghi est la petite fille de Grace Kelly, qui reçoit en 1966 de Rodolfo Gucci un foulard de soie avec 37 couleurs en cadeau, intitulé « Flora ».
  12. Gucci fête ses 90 ans puretrend.com, 27 septembre 2011
  13. Le Nouvel Observateur no 2447 du 29 septembre 2011, page 34

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sara Gay Forden, La Saga Gucci : Du Luxe au meurtre, de la création à la guerre boursière, Lattès,‎ 25 septembre 2004, Broché (ISBN 9782709622448)
  • Les dynasties du luxe, Yann Kerlau, Perrin - 2010 - (ISBN 978-2-262-02317-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]