Ordre du Temple solaire

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Croix templière du type utilisé sur les capes rituelles des membres de l'ordre

L'ordre du Temple solaire (OTS), d'abord appelé ordre international chevaleresque de Tradition solaire, est un groupe ésotérique néo-templier fondé en 1984 à Genève par Luc Jouret et Jo di Mambro à la suite de la Fondation Golden Way de ce dernier. Ce faux-ordre est principalement connu pour des affaires d'assassinats ou de suicides collectifs en France, en Suisse et au Canada ayant fait en tout 74 victimes en 1994, 1995 et 1997 et pour les controverses qui ont suivi. L'affaire a été un facteur majeur du durcissement de la lutte contre les sectes en France[1].

L'OTS est considéré comme une secte par le rapport de la commission d'enquête parlementaire de 1995[2].

Les protagonistes[modifier | modifier le code]

Luc Jouret (1947, ex-Congo belge - 1994, Salvan, Suisse) est diplômé en médecine à l'université libre de Bruxelles en 1974, il se spécialise en homéopathie qu'il exercera plus ou moins régulièrement quinze ans durant. Il s'intéresse parallèlement à des thérapies alternatives macrobiotique, iridologie et prend parti pour les guérisseurs à mains nues philippins qu'il a rencontrés à Manille à plusieurs reprises. Après avoir pris la succession du grand maître de l'ordre rénové du Temple (ORT), en 1983, Luc Jouret en est expulsé en 1984.

Joseph Di Mambro dit Jo di Mambro (19 août 1924 à Pont-Saint-Esprit dans le Gard en France - 5 octobre 1994 à Salvan, canton du Valais en Suisse) a été bijoutier[3] et a a fait six mois de prison pour escroquerie[4]. Dans les années 1950, Di Mambro commence à pratiquer le spiritisme. Avant l’OTS, il fréquente un groupement successeur du Service d’action civique (SAC), fondé par Charles Pasqua.

Michel Tabachnik, né le 10 novembre 1942 à Genève en Suisse, est un chef d'orchestre et compositeur Suisse de renommée internationale.

Fondation[modifier | modifier le code]

En 1977, Jo di Mambro rencontre Michel Tabachnik, passionné de philosophie, d'ésotérisme et de spiritualité. Les deux hommes décident de créer l'année d'après à Genève la fondation Golden Way[5]. En 1981, Michel Tabachnik en devient le président [6].

Après avoir créé en 1982, le Club Amenta, qui devint Atlanta[7], Luc Jouret, à la mort de Julien Origas, leader d'un certain ordre rénové du Temple qui avait été créé avec des anciens rosicruciens de l'AMORC, lui succède en 1983, ce qui provoque immédiatement une scission d'où va naître l'ordre chevaleresque international Tradition solaire dont il prend alors la direction[8].

En 1984, les trois hommes fondent l'ordre du Temple solaire[9] en mêlant divers principes des structures précédentes.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant les massacres[modifier | modifier le code]

Selon Françoise Champion, sociologue, ce groupe a une « filiation templière bricolée »[10]. Jean-François Mayer décrit certaines croyances du groupe, telles que les notions de « transit »[11],[12] (voyage de l'âme vers une autre planète, par le biais du suicide, notion similaire à celle du groupe Heaven's Gate) ou l'importance de « transporter le germe de vie sur une autre planète », comme les causes de la dérive ultérieure[10]. Une bonne part des concepts et principes de l'ordre étaient inspirés des écrits « hermétiques » de Tabachnik, « Les Archées »[13] Les objectifs affichés du groupe étaient[14] :

  • Reconnaître et rassembler une élite spirituelle afin de la préparer, par l'étude des Hautes Sciences, à participer à des Travaux en vue de perpétuer la Conscience UNE et la VIE dans le temps et l'espace.
  • Prendre une part prépondérante et active à l'édification des Centres de Vie.
  • Former à travers le monde une chaîne de fraternité véritable, au service des forces positives et du Temple unifié, constitué par l'ordre TS.

La hiérarchie de l'ordre est absolue[15]. Les cérémonies rituelles auraient été mises en scène par un membre du nom de Tony Dutoit[16]. Selon les termes du jugement rendu en 2001 pour Michel Tabachnik, les lieux de culte ont été le « théâtre d'apparitions et de manifestations perçues comme surnaturelles au cours de cérémonies rituelles (...) De nombreux témoins ont rapporté avoir vu (...) des matérialisations d'objets ou de personnages ». Une ancienne adepte déclare avoir assisté à « l'apparition de Maîtres, du Saint-Graal, de l'épée Excalibur, des douze apôtres et même du Christ »[12].

La naissance de « l'enfant cosmique »[modifier | modifier le code]

Dominique Bellaton, jeune femme toxicomane qui aurait été recherchée par des proxénètes cherchant à l'assassiner, s'intègre à l'ordre à la demande de ses parents. Di Mambro a rapidement le projet d'en faire la mère porteuse de « l'enfant cosmique ». Une cérémonie dans la crypte de l'ordre, avec effets spéciaux (une épée touche le ventre de la jeune femme devant l'assistance et un éclair de lumière surgit), contribue à confirmer aux membres les pouvoirs surnaturels des dirigeants. Di Mambro appelle son rituel : « conception théogamique », une conception sans rapport sexuel, alors que dans la réalité, Dominique est sa maîtresse et qu'elle est enceinte depuis quelques semaines[17]. Emmanuelle naîtra le 22 mars 1982. Elle et sa mère Dominique sont mortes lors du premier massacre à Salvan[12].

Octobre 1994 : 1er massacre[modifier | modifier le code]

Le 30 septembre 1994, au Québec, au 199 chemin Belisle à Morin Heights[18], 3 personnes sont retrouvées assassinées et deux suicidées (les meurtriers des trois premières) dans un chalet ensuite incendié[18], comme les autres lieux avec des dispositifs de mise à feu commandés par téléphone[19].

Le 5 octobre 1994, en Suisse, 25 personnes sont retrouvées mortes au lieu-dit « les roches de cristal » à Salvan, en Valais[20], et 23 à la ferme de « la rochette » à Cheiry[18], dans le canton de Fribourg. Les victimes étaient, dans la plupart des cas, « revêtues d'une cape rituelle blanche, noire ou dorée, selon le degré d'initiation atteint »[21]. À Salvan, il se révèle qu'il a été injecté aux victimes (ou qu'elles se sont injectées elles-mêmes) un poison à base de curare, d’opioïde et de benzodiazépine[20]. À Cheiry, 20 victimes sont mortes d'une ou plusieurs balles dans la tête, 2 étouffées par un sac plastique autour de leur tête et une autre probablement de la même manière[19]. En Suisse, c'est le juge d'instruction de Fribourg, André Piller qui est chargé de l'affaire. L'affaire se présentant selon lui comme un suicide collectif flagrant, sans indice à rechercher, il ordonne la destruction des lieux « pour ne pas choquer les croyants ni attirer les curieux », une décision qui soulèvera des controverses[21].

Thierry Huguenin, ancien membre de l'OTS qui avait alors quitté le groupe, témoigne avoir été appelé 4 octobre à Salvan sur la promesse que de l'argent qui lui était dû lui serait rendu ce jour-là. Mais, pressentant un danger, il aurait quitté les lieux. Il explique ensuite qu'il pense que le projet était de l'assassiner avec les autres afin d'atteindre le nombre de 54 victimes, en rapport avec les 54 chevaliers de l'ordre du Temple exécutés sur le bûcher le 18 mars 1314 sous le règne de Philippe IV le Bel[12].

Le matin du 5 octobre, 300 plis destinés aux médias, à d'autres adeptes et à plusieurs personnalités politiques ou publiques, dont Charles Pasqua, seront envoyées par un membre selon les consignes de Di Mambro. Ces courriers divers contenaient principalement des messages extraits des croyances de l'ordre[12].

Décembre 1995 : 2e massacre[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1995, seize personnes - treize adultes et trois enfants de 2, 4 et 6 ans - ont été immolés par le feu au lieu-dit « le trou de l'enfer », dans une clairière isolée du plateau du Vercors, près de Saint-Pierre-de-Chérennes (Isère)[22]. L'enquête policière a déterminé que quatorze personnes avaient été tuées par une ou deux balles de pistolet 22 long rifle, après avoir absorbé des sédatifs, puis incendiées à l'aide de white spirit. Les deux exécuteurs sont l'inspecteur Jean-Pierre Lardanchet et André Friedli. Ils se sont également aspergés de white spirit et se sont jetés dans le feu après s'être tirés une balle de 9 mm parabellum dans la tête (armes retrouvées près de leurs corps). Le Procureur de Grenoble a alors ouvert une information judiciaire pour "assassinats" et "association de malfaiteurs" avec possibilité de complicité extérieure.

Mars 1997 : 3e massacre[modifier | modifier le code]

5 autres membres sont retrouvés morts à Saint-Casimir au Québec, le 22 mars 1997, dont trois français ; 3 adolescents sont retrouvés vivants, ayant survécu parce qu'ils ont négocié avec leurs parents leur droit à vivre[23],[24] .

Suites judiciaires[modifier | modifier le code]

1997 : Du fait de la mort des deux dirigeants à Salvan en 1994, le chef d'orchestre et compositeur Michel Tabachnik est l'unique prévenu dans le cadre de l'affaire du Temple solaire. Il publie pour sa défense Bouc émissaire. Dans le piège du Temple Solaire, avec une préface de Pierre Boulez[25].

25 juin 2001 : le tribunal correctionnel de Grenoble relaxe Michel Tabachnik au bénéfice du doute.

Le Parquet, lui reprochant d'avoir « par ses écrits ésotériques », poussé les adeptes à un « transit vers Sirius », fait appel et Michel Tabachnik est à nouveau jugé en 2006. L'avocat général, estimant que le prévenu n'était pas membre actif de l'ordre et que « sa responsabilité dans les décès n'était pas établie », ne requiert aucune peine contre lui. Il est une seconde fois relaxé en décembre 2006.

Controverses et théories du complot[modifier | modifier le code]

Suicide ou assassinat[modifier | modifier le code]

Selon le fils et frère de deux des victimes, menant une enquête privée parallèle depuis 1995[26], Alain Vuarnet, les « suicides collectifs » des membres de l'ordre du Temple solaire en décembre 1995 dans le Vercors n'ont toujours pas été véritablement élucidés. Il s'est plaint de l'absence de coopération de la justice, qui a toujours refusé d'enquêter sur la piste d'un assassinat. Selon lui, du phosphore a été trouvé sur les lieux, dénotant l'usage de lance-flammes », ce qui impliquerait qu'il n'y aurait pas eu de suicide mais une mise en scène[27]. Selon M. Vuarnet « Nous restons persuadés, mon père et moi, que ce n'est pas avec quelques branchages humides que ces seize corps ont été carbonisés à ce point»[26]. Le résultat des expertises révèle « un excès en phosphore de plus de 21 à 40 % »[28] ; certaines victimes avaient des sacs en plastique sur la tête, ce qui a été expliqué selon la thèse de l'instruction, comme un signe rituel ; enfin, certaines victimes ont été droguées.

Dans le documentaire d'Yves Boisset sur cette affaire, Bernard Geiger, un responsable de la police du Valais, a déclaré « Je le vois davantage comme un meurtre collectif. Je rejette formellement la thèse du suicide collectif décidé par tous – cette idée est du pur cinéma. » [29]. Le réalisateur construit son argumentation autour de la question : « 74 morts et pas de coupable ? »[30]. La justice soulignant également, lors du procès de 2001, « le caractère improbable de ce nouveau massacre plus d'un an après la disparition des dirigeants » et les investigations qui viennent confirmer « un assassinat collectif suivi du suicide des assassins », tout en établissant que, selon les témoins, la plupart des victimes de 1995, comme celles de 1994, avaient « consenti le sacrifice de leur vie »[12].

En plus d'Alain Vuarnet, d'autres membres de la famille des victimes, René et Muguette Rostan, Willy et Giséla Schleimer, ont demandé en 2001 puis en 2004 une réouverture de l'instruction afin de contester la thèse du suicide collectif[29],[12]. Réouverture, également demandée par Jean-Pierre Brard en 2006[29].

Maurice Fusier, reporter à Radio France, relance la même thèse de l'assassinat au phosphore en 2006[31]

Piste politico-mafieuse[modifier | modifier le code]

Une thèse présentant une origine politico-mafieuse à l'affaire est étayée par certaines sources, dont le psychiatre Jean-Marie Abgrall, évoquant de possibles liens de Luc Jouret avec des membres de Gladio[15].

En 2006, le cinéaste Yves Boisset dénonce également la piste « politico-mafieuse » qu'auraient négligé les enquêteurs. Il souligne en particulier les liens de Di Mambro avec Jean-Louis Fargette, un « parrain » de Toulon assassiné en 1993. Le cinéaste a réalisé un film « Les mystères sanglants de l'OTS » pour exposer son point de vue[32]. Il dit voir « l'ombre de Charles Pasqua dans cette affaire »[33],[32] et a parlé de « trafics d'armes entre le Canada et l'Angola », ce que le journal Le Monde a nommé Angolagate. Yves Boisset déclare également que le juge Piller aurait « brûlé des pièces à conviction » en détruisant le châlet, scène du crime[34]. Il déclare également que l'inspecteur Jean-Pierre Lardanchet, trouvé mort dans le Vercors, était un agent des renseignements généraux et proche de Charles Pasqua[35]. Lardanchet est présenté par d'autres sources comme un agent de la Police de l'Air et des Frontières[36] ou comme une « taupe » infiltrée dans l'ordre[37].

Les cassettes audio[modifier | modifier le code]

Plusieurs mois après l'affaire, deux journalistes de France 2 se rendent dans les décombres du chalet de Salvan et déclarent trouver, dans la poubelle de la cuisine, des cassettes audio en excellent état où sont enregistrées des conversations téléphoniques d'adeptes, espionnés par Di Mambro[38]. Bien que cette découverte semble incroyable, des extraits du contenu des cassettes sont diffusés et jugés conformes aux croyances et thèses de l'ordre[39].

L'affaire Yann Piat[modifier | modifier le code]

L'enquête de Boisset le conduit à trouver un lien avec l'affaire Yann Piat (ex-députée du Front national de 1986 à 1988 puis députée de la 3e circonscription du Var sous l'étiquette UDF de 1988 à sa mort), qui s'était intéressée à un projet immobilier d'un membre de l'OTS peu de temps avant d'être assassinée, en février 1994 par deux motards. Arnaud Palisson, ancien analyste de la Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) à Paris, considère pour sa part que Boisset « s’est fait balayer par les arguments prodigieusement fallacieux de journalistes de province en quête de leur Watergate en Vercors »[40].

Texte de Jocelyne Duplessis[modifier | modifier le code]

Lors des fouilles de l’appartement de Joseph Di Mambro un document a été retrouvé, ainsi qu'un exemplaire imprimé dans un chalet, et attribué à Jocelyne Duplessis, épouse de Di Mambro, dont le contenu, rapporté par le réseau Voltaire indique :

« Suite au tragique Transit de Cheiry, nous tenons à préciser, au nom de la Rose + Croix, que nous déplorons et nous nous désolidarisons totalement du comportement barbare, incompétent et aberrant du docteur Luc Jouret. Prenant la décision d’agir de sa propre Autorité, à l’encontre de toutes nos règles, il a transgressé notre code d’honneur et est la cause d’un véritable carnage qui aurait dû être un Transit effectué dans l’Honneur, la Paix et la Lumière. Ce départ ne correspond pas à l’Ethique que nous représentons et défendons face à la postérité. »[19]

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'OTS, facteur déclencheur de la guerre contre les sectes sur TF1
  2. Citée dans le rapport français n°2468, mais non retenue dans la liste des sectes
  3. Le monde des sociétés secrètes: Des druides à al-Qaida, John Lawrence Reynolds, Les Editions Fides, 2007, p. 288
  4. Les millions de l'Apocalypse dans l'Hebdo, octobre 1994
  5. L'ordre du Temple solaire, La Croix consulté le 6 septembre 2011
  6. Serge Pueyo, Ordre du Temple solaire : les larmes de Tabachnik, Le Figaro, consulté le 6 septembre 2011
  7. Les origines de l'ordre du Temple Solaire
  8. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine par Jean-Pierre Chantin, Editions Beauchesne, 2001
  9. Michel Tabachnik le troisième homme TF1 news, avril 2001, consulté le 18 juillet 2011
  10. a et b Françoise Champion, archives de sciences sociales des religions, 42e Année, No. 98 (Apr. - Jun., 1997), pp. 91-92, EHESS
  11. Le document « Transit pour le futur » (voir le site du CESNUR) contient les passages suivants : « Notre Transition Consciente et volontaire entraîne avec elle, tous ceux qui partagent, consciemment ou non, ce noble héritage et acceptent en eux le Feu Christique d'une façon vivante. Parce que nous savons qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons, conscients de notre futur, nous concrétisons aujourd'hui les conditions d'un Plan préétabli en d'autres temps et appartenant depuis toujours au Règne de l'Esprit, nous incarnant sans rompre le lien subtil qui unit la Créature au Créateur, nous rejoignons notre Demeure (...) La race va irréversiblement vers son autodestruction. La Nature entière se retourne déjà contre ceux qui ont abusé d'elle, l'ont corrompue et profanée à tous les niveaux. L'homme en payera le lourd tribut car il n'en demeure pas moins le seul responsable. Attendant les conditions favorables d'un Retour possible, nous ne participerons pas à l'anéantissement du règne humain, pas plus que nous ne laisserons nos corps être dissous par la lenteur alchimique de la Nature, car nous ne voulons pas courir le risque qu'ils soient souillés par des fous et des forcenés»
  12. a, b, c, d, e, f et g Ordre du Temple solaire Procès du 25 juin 2001 à Grenoble sur le site du CESNUR
  13. Tabachnik épargné par le parquet Sur L'Express, 2006
  14. Qu'est-ce que l'ordre du Temple solaire ? à partir du Bulletin de liaison du CCMM de décembre 1994
  15. a et b Arnaud Bédat, Gilles Bouleau, Bernard Nicolas, L'ordre du Temple solaire : les secrets d'une manipulation, Éditions Flammarion
  16. L'ordre du Temple solaire: enquête sur les extrémistes de l'occulte II, Renaud Marhic, L'Horizon chimérique, 1996, p. 26
  17. De l'épée volante à l'enfant cosmique dans Libération, Marc Pivois, avril 2001
  18. a, b et c Rapport de la Commission d’enquête parlementaire belge sur les pratiques illégales des sectes - Commission rogatoire relative à l’ordre du Temple solaire (OTS) - Première phase (Morin Heights, Canada) Sur Voltairenet.org
  19. a, b et c Rapport de la Commission d’enquête parlementaire belge sur les pratiques illégales des sectes - Commission rogatoire relative à l’ordre du Temple solaire (OTS) - Deuxième phase (Cheiry, Suisse)
  20. a et b Rapport de la Commission d’enquête parlementaire belge sur les pratiques illégales des sectes - Commission rogatoire relative à l’ordre du Temple solaire (OTS) - Troisième phase (Salvan, Suisse)
  21. a et b Hécatombe à la secte, Le Monde, 15 août 2006 par Jean-Pierre Tenoux
  22. L'affaire de l'ordre du Temple solaire revient devant la justice Sur le site Prevensectes, à partir d'une dépêche Reuters de 2003
  23. Revue politique et parlementaire, Volume 99, A. Colin., 1997
  24. Folie suicidaire à Saint-Casimir-de-Portneuf
  25. cf infra Bibliographie.
  26. a et b Le retour du mystère du temple solaire sur Libération, août 2003
  27. « Le phosphore ne peut être utilisé que par une arme militaire de type lance-flammes. Sur les lieux du massacre, aucune arme de ce type n’a été retrouvée. L’usage du phosphore explique pourquoi il manquait des membres sur six des seize victimes ». Interview accordée à France-Soir, 1er Octobre 2007
  28. Nouvelle expertise à la veille du procès sur Le Parisien, septembre 2003
  29. a, b et c Le procès de l'ordre du Temple solaire
  30. L'obscur Temple solaire sur La Libre Belgique, février 2006
  31. Secret d'État ?: ordre du temple solaire, 10 ans après le drame du Vercors, Maurice Fusier, Éd. des Traboules, 2006
  32. a et b Le cinéaste Yves Boisset dénonce une affaire politico-mafieuse
  33. 50 films qui ont fait scandale, Gérard Camy, Alain Riou, Corlet-Télérama, 2002 p. 146
  34. Yves Boisset enquête sur le scénario de la piste mafieuse, repris de l'article de 24 heures, en 2005
  35. La vie est un choix de Yves BOISSET, 2011
  36. La France des sociétés secrètes, Sébastien Fontenelle, Romain Icard, Fayard, 2006, p. 195
  37. L'ordre du Temple solaire: enquête et révélations sur les chevaliers de l'apocalypse, Arnaud Bédat, Gilles Bouleau, Bernard Nicolas, Libre expression, 1997, p. 341
  38. Soleil trompeur de Éric Lemasson dans Envoyé Spécial du 21 mars 1996
  39. (08 :45 – 09 :38 ) Eric Lemasson (journaliste) : « C’était encore l’hiver, c’est-à-dire qu’il y avait de la neige partout, les chalets de Salvan étaient intacts et à l’intérieur, c’était absolument incroyable parce qu’il y a avait encore tout c’est-à-dire les murs calcinés, la vaisselle cassée, et ce qui était très surprenant c’est qu’il y avait des objets qui manifestement auraient pu intéresser la justice et la police. C’est-à-dire qu’on trouvait par exemple des petites fioles de médicaments avec écrits ‘Luc’ comme ‘Luc Jouret’ dessus et le caméraman a vu une poubelle de cuisine avec des détritus à l’intérieur. Il prend la poubelle et je lui dis « mais on va quand même pas fouiller les poubelles », il me dit « au point où on en est, allons-y ». et il descend comme ça les détritus qu’il y avait à l’intérieur de cette poubelle et à l’intérieur, il y avait une enveloppe avec 3 cassettes. » et un extrait de dialogue : « (09 :49 – 10 :08) « De toute façon, c’est prévu, on ira sur Jupiter. Alors Vénus, pour finir, ça tombe à l’eau. Moi j’ai l’impression qu’on va d’abord aller sur Vénus. Moi je m’en fous, l’essentiel c’est d’aller là où on doit aller. Moi je pense qu’on va d’abord aller sur Vénus car d’ici à ce que Jupiter soit prêt, ça va aller loin »
  40. L’ordre du Temple solaire et la théorie du complot : Les « X-Files » d’Yves Boisset

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Renaud Marhic, Enquête sur les extrémistes de l'Occulte. De la loge P2 à l'ordre du Temple solaire, L'Horizon Chimérique, 1995, 254 pp. et L'Ordre du Temple solaire. Enquête sur les extrémistes de l'Occulte II, Éditions L'Horizon Chimérique, Bordeaux, 1996 (ISBN 2-907202-58-8)
  • Roger Facon, Vérité et révélations sur l'ordre du Temple solaire. Opération Faut, chronique d'un massacre annoncé, Éditions Savoir pour être, 1995.
  • Christophe Leleu, La Secte du Temple Solaire. Explications autour d'un massacre, Coll. Documents, Paris, Claire Vigne, 1995, 204 p.
  • Arnaud Bédat, Gilles Bouleau et Bernard Nicolas, Les Chevaliers de la mort, TF1 Éditions, 1996
  • Hermann Delorme, Crois et meurs dans l'ordre du Temple solaire, Favre, 1996, 191 p.
  • Maurice Fusier, Des Mots qui font des morts, Éditions Pandora Publishing (ISBN : 2-9700386-0-9).
  • Thierry Huguenin, Le 54e, Éditions Fixot [récit d'un ancien membre de l'OTS].
  • Massimo Introvigne, Les Veilleurs de l'Apocalypse, Claire Vigne Éditrice, 1996, 254 p.
  • Jean Vuarnet, Lettres à ceux qui ont tué ma femme et mon fils, Paris, Éditions Fixot, 1996, 204 p.
  • Serge Caillet, L'Ordre rénové du Temple. Aux racines du Temple solaire, Dervy, 1997, 225 p.
  • Michel Tabachnik, Bouc émissaire. Dans le piège du Temple solaire, préface de Pierre Boulez, Éditions Michel Lafon, 1997 (ISBN 2 84098 308 7).
  • Rosemarie Jaton, OTS : en quête de vérité, préface de Jacques Barillon, Slatkine, 1999, 364 p.
  • Arnaud Bédat, Gilles Bouleau, Bernard Nicolas, L'Ordre du Temple solaire : les secrets d'une manipulation, Éditions Flammarion, 2000 (ISBN 2-08-067842-6)
  • Jean-Luc Chaumeil, L'Affaire de l'ordre du Temple solaire, ACM Edition, 2001, 295 p.
  • Maurice Fusier, Secret d'Etat ? Enquête au cœur d'une secte... Ordre du Temple solaire..., éditions des Traboules, 2006, 291 p. (ISBN : 2-915681-16-3)
  • Alain Vuarnet, Ma rage de vivre, Éditions du Rocher 2007
  • Charles Dauvergne, Temple Solaire, un ex-dignitaire parle. Vingt ans au soleil du Temple, Desclée de Brouwer, 2008, 349 p. (ISBN : 978-2-220-06036-1)
  • Rapport de la commission rogatoire belge relative à l’ordre du Temple solaire

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L'Ordre du Temple solaire, docu-fiction de 90 minutes, 2005, Arnaud Selignac et Hugues Pagan, d’après une enquête de Bernard Nicolas. CAPA DRAMA et France 3.
  • Aller simple pour Sirius - l'ordre du Temple solaire, 1997, Nicole Giguère