Fraternité blanche universelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Fraternité blanche universelle (FBU) est une association à caractère ésotérique, fondée en France en 1947 par Omraam Mikhaël Aïvanhov, qui a pour objet d'étudier, de propager et de mettre en réalisation son enseignement. Elle est décrite comme une secte par la Commission parlementaire sur les sectes en France en 1995, et le rapport parlementaire suivant en 1999.

Objectifs[modifier | modifier le code]

La FBU est citée par l'universitaire Antoine Faivre en tant qu'exemple des nouveaux mouvements religieux[1]. Le nom constitue probablement[réf. nécessaire] une référence à la Grande Loge Blanche citée par Helena Blavatsky.

La FBU se définit comme une « association culturelle qui a pour objet d'étudier, de propager, d'enseigner et de mettre en réalisation l'enseignement du maître spirituel Omraam Mikhaël Aïvanhov[2] ». Elle affirme être présente dans 31 pays[FBU 1].

Fondation[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Peter Deunov et Omraam Mikhaël Aïvanhov.

Mikhaël Ivanoff (ultérieurement connu sous le nom de Omraam Mikhaël Aïvanhov), un disciple de Peter Deunov qui affirme agir à sa demande pour propager son enseignement, s'établit en France en juillet 1937[3]. Il donne sa première conférence publique à Paris en 1938[4]. Ses conférences consistent en un enseignement de mouvements de gymnastique, jeûnes, bains de soleil, repas végétariens, musique, prières, exercices respiratoires et méditation[3]. En 1947, il crée la FBU, présentée comme la branche française de mouvement de Peter Deunov.

Ivanoff meurt en 1986 et Claude Lamy le remplace à la tête du mouvement, puis c'est Jacques Gouygou qui lui succède à la mort de Lamy en 1995[5].

Accusations de sectarisme[modifier | modifier le code]

Mouvement ésotérique, l'association FBU est répertoriée comme secte dans un rapport de la Commission parlementaire sur les sectes en France publié en 1995[6]. Elle y est décrite comme « un mouvement spirituel initiatique proposant un ésotérisme syncrétique, fondée sur l'identification avec les forces Christique et solaire, les lois du karma et la galvanoplastie spirituelle[7] ». Un autre rapport parlementaire publié en 1999, portant sur les aspects financiers et économiques, cite la FBU parmi les mouvements sectaires[8].

De la même manière, l'UNADFI considère en 2006 que « la FBU d’aujourd’hui doit toujours être considérée comme une organisation dangereuse dont l’effet peut être désastreux sur certaines personnes[5] », et un rapport de la MIVILUDES détaille en 2005 certaines dérives de la FBU jugées également sectaires[9].

Pour le journal L'Enfant d'abord :

« La vie au Bonfin est, elle aussi, typique du sectarisme. Culte collectif rendu au soleil lors de son apparition matinale, salut le bras droit levé, jeûnes réguliers, régime végétarien, soumission totale, endoctrinement perpétuel, pas de contacts avec l’extérieur, refus de la médecine « classique » et pas de rapports sexuels sans la permission expresse d’un supérieur[10]. »

La FBU conteste ces accusations et indique que « les activités des centres fraternels sont "ouvertes" et n'ont aucun caractère communautaire, chacun poursuivant ses activités professionnelles et familiales dans le monde. (…) Aucun rite n'accompagne les rencontres fraternelles et aucun "grade" n'établit de hiérarchie dans la collectivité[FBU 2]. »

Diffusion et patrimoine[modifier | modifier le code]

En 1999, le patrimoine de la FBU est évalué à 33 millions de francs[11] sur une dizaine de sites[Quoi ?], cinq sociétés commerciales et quatre associations. La maison d'édition Prosveta, qui commercialise les ouvrages de la FBU, est la plus lucrative de ces entreprises[7].

Selon le rapport de la commission parlementaire, elle compterait 500 à 2 000 adeptes[6]. En 1999, le journal Libération évalue leur nombre à une dizaine de milliers[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Faivre, L'ésotérisme, Paris, Presses Universitaires de France - Collection Que sais-je ? (ISBN 978-2-13-059254-9), pages 114 et 115
  2. http://fbu.org/2015/pages/asso-ciation/asso-ciation.html
  3. a et b Pierre A. Riffard, L'ésotérisme, paris, Robert Laffont,‎ , 1016 p. (ISBN 2-221-05464-4), p. 870-871.
  4. Pierre Geyraud, L'occultisme à Paris, Paris, Emile-Paul frères,‎ , 183 p.
  5. a et b La Fraternité Blanche Universelle sur le site de l'UNADFI
  6. a et b Rapport de la commission d'enquête parlementaire de 1995
  7. a, b et c ECLIPSE, MOTEUR ! La secte tourne le dos au soleil infidèle. Classée dangereuse, la Fraternité blanche vénère l'astre., Libération, 11 août 1999
  8. « Les sectes et l'argent », sur Assemblée Nationale.fr,‎
  9. « Rapport au Premier ministre », sur site gouvernemental de la MIVILUDES,‎
  10. L'enfant d'abord, juillet-août 1990, no 143 : "Maternités sous influence des sectes" lire en ligne
  11. http://www.lexpress.fr/informations/la-fraternite-blanche-universelle-fbu_618322.html

Issues de la FBU :

  1. FBU dans le monde, sur le site de la FBU
  2. Page de présentation de la FBU sur le site de sa branche suisse.

Liens externes[modifier | modifier le code]