Fraternité blanche universelle

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La Fraternité blanche universelle (FBU) se définit comme une association initiatique fondée par Peter Deunov en Bulgarie en 1922. Une nouvelle branche a été créée en France en 1947 par Omraam Mikhaël Aïvanhov. Elle serait aujourd'hui présente dans 22 pays[réf. nécessaire]. La Commission d'enquête parlementaire sur les sectes en France l'a mentionné dans un rapport en 1995[1]. L'association affirme qu'elle n'est « ni une Église, ni une secte. »[FBU 1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 24 février 1922, Peter Deunov ouvre une école ésotérique à Sofia en Bulgarie. Omraam Mikhaël Aïvanhov, qui se déclare un de ses disciples et qu'il agit à sa demande, s'établit en France en juillet 1937. Durant la Seconde Guerre mondiale, le Cactus Varoix fait état de ses bonnes relations avec la Gestapo. Il est arrêté le 21 janvier 1948, il est condamné le 17 juillet 1948 à quatre ans de prison par la 12e chambre correctionnelle de Paris, suite à des « viols commis sur quarante femmes »[2],[3],[4],[FBU 2],[5].

En 1947, il crée la branche française de la F.B.U.

Peter Deunov définit ainsi la Fraternité Blanche Universelle[FBU 1] :

« L'auguste fraternité blanche universelle n'est pas quelque chose de visible. Elle n'est ni une Église, ni une secte. C'est une entité existant en dehors des conditions corrompues dans lesquelles vit le monde ordinaire. »

L'origine de cette dénomination provient d'une notion développée dans le milieu théosophe par Helena Petrovna Blavatsky, qui déclarait que ses enseignants étaient des Maîtres de Sagesse » ou Mahâtmas résidant au Tibet ou dans le royaume mythique de Shambala et formant une Grande Loge Blanche, une Grande Fraternité Blanche des Mahâtmas[6].

Mouvement ésotérique, l'association « Fraternité Blanche Universelle » est décrite dans le rapport de la Commission parlementaire sur les sectes en France (1995) comme « un mouvement spirituel initiatique proposant un ésotérisme syncrétique, fondée sur l'identification avec les forces Christique et solaire, les lois du karma et la galvanoplastie spirituelle »[7]. De la même manière, l'UNADFI considère que « la FBU d’aujourd’hui doit toujours être considérée comme une organisation dangereuse dont l’effet peut être désastreux sur certaines personnes »[2].

Diffusion et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cette organisation affirme être présente présente en Allemagne, Angleterre, Argentine, Autriche, Belgique, Bulgarie, Canada, Colombie, États-Unis, Espagne, France, Haïti, Irlande, Israël, Italie, Pays-Bas, Russie, Suisse, Côte d'Ivoire et Roumanie[FBU 3],[FBU 4].

En 1999, le patrimoine de la FBU est évalué à 30 millions de francs sur une dizaine de sites, cinq sociétés commerciales et quatre associations. Les éditions Prosveta, qui vendent en direct les ouvrages de la FBU, est la plus lucrative de ces entreprises.

Selon le rapport de la commission parlementaire, elle compterait 500 à 2000 membres[1]. En 1999, Libération évalue leur nombre à une dizaine de milliers d'adeptes[7].

La Fraternité Blanche Universelle se veut un enseignement basé sur le développement de l'Homme ; plus particulièrement sur les rapports qu'il entretient avec lui-même, les autres et les forces vivantes de l'univers. C'est un enseignement qui est également orienté vers un objectif de développement social et planétaire.[FBU 1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b rapport 2468 de la Commission parlementaire sur les sectes en France (1995)
  2. a et b La Fraternité Blanche Universelle sur le site de l'UNADFI
  3. Continental Daily Mail, 17.02.1950. Yves Tenret
  4. L'enfant d'abord, juillet-août 1990, n° 143 : "Maternités sous influence des sectes".
  5. Renaud Marhic et Alain KerLidou, Sectes et mouvements initiatiques en Bretagne, Rennes, Terre de brume, 1996. G. Feuerstein, o.c., p. 75, 305.
  6. Peter Washington, La saga théosophique, Exergue, 1999, p. 14.
  7. a et b ECLIPSE, MOTEUR ! La secte tourne le dos au soleil infidèle.Classée dangereuse, la Fraternité blanche vénère l'astre., Libération, 11 août 1999

Issues de la FBU :

  1. a, b et c Site internet de Peter Deunov, le fondateur de la F.B.U.
  2. Svezda, Vie et Enseignement en France du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, Sèvres, F.B.U., 1971, p. 133.
  3. Liens sur le site international de la FBU.
  4. Carte du monde sur le site bulgare de FBU.

Liens externes[modifier | modifier le code]