Couvet

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Couvet
Localité suisse
Blason de Couvet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Neuchâtel
District Val-de-Travers
Commune Val-de-Travers
NPA 2108
N° OFS 6505
Démographie
Gentilé Covassons, Covassonnes
Population 2 757 hab. (1er janvier 2007[1])
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 35″ N 6° 37′ 56″ E / 46.926444, 6.63222 ()46° 55′ 35″ Nord 6° 37′ 56″ Est / 46.926444, 6.63222 ()  
Altitude 740 m
Superficie 1 641 ha = 16,41 km2
Divers
Langue français
Localisation

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Couvet
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Couvet est une localité de la commune de Val-de-Travers et ancienne commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans le district du Val-de-Travers.

Couvet a été une commune autonome jusqu'en 2008.

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité tire son nom des couvets, pots servant de chaufferettes créés par les nombreux potiers installés dès le Moyen Âge en ce lieu.

De 1867 à 1987, Couvet est le siège de l'entreprise de machines à tricoter Edouard Dubied & Cie.

Dès 1798, Couvet est connu pour avoir commercialisé la première recette de spiritueux d’absinthe par Henri-Louis Pernod, lui-même habitant de Couvet. Cette absinthe devient connue à travers le monde.

Le 1er janvier 2009, la commune de Couvet fusionne avec celles de Boveresse, Buttes, Fleurier, Les Bayards, Môtiers, Noiraigue, Saint-Sulpice et Travers pour former la commune de Val-de-Travers, après avoir été approuvée par votation populaire le 24 février 2008.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Couvet.gif

Les armes de Couvet se blasonnent ainsi :

D'argent à trois vases de gueules mal ordonnés d'où s'élève une flamme naturelle.

Les armoiries datent de 1890, les vases "covets" ou "couvets" sont devenus l'emblème du village. Il reste toujours un doute sur l'origine du nom: le nom du village vient-il du nom de ces chaufferettes ou inversement, c'est le nom du village qui a donné son appellation aux chaufferettes.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Areuse traverse la commune de Couvet, cette rivière prend sa source au niveau de la commune de Saint-Sulpice et se jette dans le lac de Neuchâtel, entre Cortaillod et Colombier. L'Areuse recueille à Couvet les eaux d'un affluent, le Sucre.

Couvet est une des localités suisses traversée par la Route de l'absinthe, itinéraire culturel et touristique reliant Pontarlier, ville française du département du Doubs, à Noiraigue, commune suisse du Val-de-Travers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Couvet est le pays d'origine des familles nantaises Petitpierre et Favre, qui ont joué un rôle important dans l'industrie des indiennes (indienneries Petitpierre, 1772-1818, et Favre-Petitpierre, 1806-1848) et dans la vie sociale et politique de Nantes, avec notamment Ferdinand Favre, né en 1779 à Couvet, maire de Nantes (1832-1867) et Fleurus Petitpierre, né en 1796 à Nantes, maire de Saint-Sébastien (1831-1859)[4]. D'une autre branche de cette famille descendent les hommes politiques suisses Edouard Ferdinand Petitpierre [5], Max Petitpierre et Gilles Petitpierre[6].

  • Denis de Rougemont (1906-1985), écrivain et philosophe suisse, fils du pasteur Georges de Rougemont, est né à Couvet. Dans son livre Méfaits de l'Instruction Publique (1929), il y évoque son enfance, ses premières années scolaire et adresse d'ailleurs, une vive critique au système scolaire romand.
  • Henri-Edouard Dubied (1823-1878), industriel, est né à Couvet, il s'illustra dans la fabrication de machines à tricoter. Il est le fondateur de la Maison Dubied.
  • Ferdinand Berthoud (1727-1807) est un horloger français, d'origine suisse, né à Plancemont-sur-Couvet. Il serait considéré comme l’inventeur de l’horloge marine[réf. nécessaire] qui permet la détermination de la longitude en mer; cette horloge a servi pour le perfectionnement de la géographie.
  • Emer de Vattel (1714-1767), est un juriste suisse né à Couvet. Il est l'auteur du Droit des gens ou principes de la loi naturelle appliqués à la conduite et aux affaires des Nations et des Souverains en 1758; ses écrits influenceront le droit international et la science politique.
  • Pierre Ordinaire (1741-1821) est un médecin franc-comtois, natif de Quingey (Doubs), il s'exile à Couvet en 1767 pour raison politique. En 1786, il prendra la nationalité suisse. Selon certaines légendes, il serait l'inventeur de l'absinthe en s'inspirant de la recette de la mère Henriod.
  • Bruno Todeschini est un acteur suisse, né le 19 septembre 1962 dans la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Forêt jardinée est une balade thématique de 2 heures qui permet de découvrir le jardinage des forêts pratiqué au Val de Travers depuis la fin du XIXe siècle[7].

Jusqu'à la réforme, les covassons devaient se rendre au culte à Môtiers Ce n'est qu'en 1657 qu'on commença la construction du temple. Durant les siècles à suivre, on entreprit différents travaux de transformation, notamment à la fin du XVIIIème, avec l'édification d'un clocher[8]. En 1764. parmi une liste de souscripteurs volontaires à "la bâtisse d'une tour de pierre et solide", établie par les gouverneurs de la commune, on retrouve le nom de Jean-Jacques Rousseau, exilé à cette époque à Môtiers, après avoir été chassé de France.

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

En 2001, la commune de Couvet inaugure son centre sportif qui regroupe les installations telles piscine, espace bien-être, fitness, salle omnisports, mur de grimpe, jeux, anneau d'athlétisme, terrain de foot ainsi qu'une borne Euro-Relais. De plus, la commune abrite également un centre commercial et un cinéma (Le Colisée).

Couvet compte différents prestataires de la Route de l'absinthe franco-suisse sur son territoire, constituant une halte intéressante en termes d'hébergement touristique, de dégustation d'absinthe ou de découverte patrimoniale (visite de plusieurs distilleries d'absinthe).

En 1859, sous l’impulsion de Alexandre Houriet, Eugène Petitpierre et Gustave Rosselet, la société d’Emulation du Val-de-Travers est créée. Le but de la société est d’offrir une instruction mutuelle à ses membres, en proposant des conférences par des personnalités de la région. La société subit de nombreux changements dans sa forme et en 1872, elle constitue quatre sections, une section d’histoire locale, une section de musique, une section d’embellissement et de travaux publics et une section de conférences, finances et bibliothèque. Elle prend cette année-là, le nom de société d’Emulation de Couvet. Dès 1944, deux domaines connaissent des succès plus importants, le théâtre et la musique. Des nombreux artistes, troupes de théâtres, musiciens et scientifiques sont invités à participer, des expositions sont organisées[9].

Événements[modifier | modifier le code]

C'est le roi de Prusse qui octroie en 1711 à la commune de Couvet le droit de tenir deux foires par an. Cette coutume est encore usitée à ce jour. Elles ont lieu les derniers vendredi de mai et d'octobre.

Pour la 2e année (depuis 2011), le créateur de mode Franck Sorbier, présente une collection temporaire sur le site Dubied[10]. Cette maison de Haute couture française permet au public de découvrir une partie de ses créations. Les pièces exposées sont représentatives du style du couturier et abordent les thèmes récurrents dans les collections et les techniques spécifiques du couturier. En juillet 2010, la Maison Frank Sorbier, dont l'atelier se trouve à Paris, avait déjà installé sa fondation dans le château de Travers au Val-de-Travers.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Population résidante moyenne selon les communes », Office fédéral de la statistique,‎ 2007 (consulté le 1er mars 2008)
  2. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  3. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Source : Les Petitpierre, indienneurs à Nantes, Publications des Amis de Saint-Sébastien, Saint-Sébastien-sur-Loire, 2010. La brochure cite de nombreux actes passés à Nantes, qui indiquent généralement : Untel, né à Couvet, Suisse, bourgeois de Neuchâtel
  5. Député du grand Conseil et président de la Banque de NE
  6. Archives de la ville de Neuchâtel (Suisse)
  7. Tourisme neuchâtelois éd. 2007
  8. Églises et châteaux neuchâtelois, Jean Courvoisier
  9. « Histoire des sociétés d'Emulation du Val-de-Travers et du Musée de Fleurier 1859/2009
  10. « Frank Sorbier s'installe à Couvet », sur [1] (consulté le 1 octobre 2012)