Ahmadisme

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Mirza Ghulam Ahmad vers 1897

L’ahmadisme ou Ahmadiyyia (أحمدية en arabe et Jamāat-i Amadiyya, احمدِیہ en ourdou) est un mouvement réformiste musulman messianiste fondé par Mirza Ghulam Ahmad à la fin du XIXe siècle au Penjab, alors sous domination britannique.

À partir de 1889, Ahmad proclame qu'Allah lui a confié la tâche de restaurer l'islam dans sa pureté et il se déclare mujaddid (« rénovateur »), muhaddath (« à qui Dieu parle ») puis mahdi (« guide »)[1]. Cette position fait de l'ahmadisme un mouvement vivement combattu par les courants majoritaires de l'islam pour lesquels Mahomet est le dernier prophète. L'ahmadisme a ainsi été déclaré « non-musulman » par le parlement Pakistanais en 1974[2].

Depuis une scission en 1914, ce mouvement comprend deux courants distincts, l'Ahmadiyya Muslim Community et le Lahore Ahmadiyya Movement (Ahmadiyya Anjuman Ishaat-i-Islaman). Le nombre d'adeptes du mouvement – les ahmadis – est généralement estimé à 10 millions bien qu'il en revendique lui-même plus de 200 millions à travers le monde[3],[4],[5]. En 1999, le mouvement revendiquait 4,7 millions de membres au Pakistan, ce qui était contesté par les autorités musulmanes concurrentes[6]. Environ 130 000 ahmadis seraient réfugiés en Inde[7].

Historique et croyance[modifier | modifier le code]

Roza Bal, le tombeau supposé de Jésus (Îsâ) à Srinagar, haut-lieu de pèlerinage pour les Ahmadis.

À la fin du XIXe siècle, Mirza Ghulam Ahmad de Qadian se proclama mudjaddid, le Messie annoncé mahdi[8] et le prophète de son temps (les deux courants de l'Ahmadiyya interprètent cette dernière affirmation différemment). Le 23 mars 1889, Mirza Ghulam Ahmad fonda sa communauté, à qui l'on donna plus tard le nom d'Ahmadiyya Muslim Jamaat. Mirza Ghulam Ahmad déclara avoir accompli la prophétie du retour de Jésus. Lui et ses disciples affirmèrent que cet événement avait été annoncé par Mahomet le prophète de l'islam, ainsi que par plusieurs autres écrits religieux dans le monde[9].

Les Ahmadis, donnent aux prophètes Mahomet et Jésus[10] une place privilégiée ainsi qu'aux autres saints de l'islam. Ils vénèrent un tombeau nommé Roza Bal qu'ils disent être celui de Jésus. Le lieu de culte est un temple situé à Srinagar (en cachemiri : श्रीनगर) au Cachemire. Ce courant développe une christologie particulière selon laquelle Jésus est un prophète de Dieu qui aurait été déposé de la croix en état de coma et non mort et, une fois soigné, serait venu finir sa vie au Cachemire jusqu'à l'âge de 120 ans[11]. Cette doctrine est celle de l'« évanouissement ».

Les croyances des musulmans ahmadis sont considérées comme étant hérétiques et déviantes par rapport à l'islam par beaucoup de théologiens du sunnisme et du chiisme. Les musulmans traditionnels réfèrent souvent aux Ahmadis par le terme Qadiani, qui signifie littéralement « de la région de Qadian en Inde », mais qui a acquis avec les années une connotation différente. Les musulmans traditionnels affirment que la revendication de Mirza Ghulam Ahmad, quant à son essence prophétique et messianique, viole les principes de base eschatologique de la tradition islamique, pour qui Mahomet est mentionné comme étant le dernier prophète, et que c'est Jésus et personne d'autre qui doit revenir à la fin des temps. Certains détracteurs de l'ahmadisme mettent l'accent sur l'irrespect de Mirza Ghulam Ahmad pour la figure de Jésus-Christ, une accusation niée par ses partisans qui estiment que l'allégation est sans fondements et citent Mirza Ghulam Ahmad :

« Nous informons nos lecteurs que notre croyance au sujet de Jésus est très noble. Nous croyons sincèrement qu'il était un vrai prophète d'Allah, et il l'aimait… Par conséquent, nous le tenons en très grande estime conformément à son statut privilégié. » (Nur-ul-Qur'an, partie 2, Ruhani Khaza'in, vol. 9, p. 374).

Depuis ses débuts, le but de l'Ahmadiyya Muslim Jamaat est le renouveau de l'islam. En 1914, quelques années après la mort de son fondateur, le mouvement se scinde en deux avec, d'un côté, la branche principale, dite « Qadiani » et connue sous le nom de Ahmadiyya Muslim Community et, de l'autre, ceux qui s'en séparent pour former la branche Lahore Ahmadiyya Movement. Pour cette branche des « Lahoris » qui le vénèrent comme calife du mouvement, Ahmad n'est pas un prophète, mais seulement un « rénovateur » (mujaddid)[12].

Les deux courants ahmadi fondent leur croyance sur une interprétation allégorique des références dans la littérature islamique relative au « retour de Jésus », cependant ils divergent en ce qui concerne la finalité de la prophétie, comme indiqué ci-dessous.

Yuz Asaf et la christologie ahmadie[modifier | modifier le code]

Mirza Ghulam Ahmad est originaire d'un milieu soufi sunnite[13] et proclame le 4 mars 1889 avoir reçu une révélation de Dieu, la capacité de prescience ainsi que celle d'accomplir des miracles - ce compris la résurrection des morts - puis, à partir de 1904, être un avatar de Krishna ainsi que Jésus de Nazareth retourné sur terre comme Mahdi[14]. Ce dernier est présenté sous la dénomination de « Yuz Azaf ».

Ce nom est tiré de Yuzasaf, un personnage de légende qui est lui-même dérivé du mot sanscrit « bodhisattva » et puise ses origines dans une légende bouddhiste du IVe ou Ve siècle dans laquelle un futur Bouddha s'abstient d'atteindre le nirvana pour aider les non éveillés[15]. Dans l'islam, la légende est traduite et adaptée dès le VIIIe siècle par Ibn al-Muqaffa (voir Barlaam et Josaphat). Une addition de la version arabe de la légende - le Kitab Bilawhar-wa-Budhasaf - amène ce personnage accompagné d'un disciple[16] au Cachemire où il meurt et est enterré.

De cette version, dont il a connaissance dans une édition indienne de 1889[15], Mirza Ghulam Ahmad compose vers 1900 le personnage de « Yuz Azaf » décomposition du « Yuzasaf » des récits : Ahmad affirme que Yuz signifie « Jésus »[17] (ou « Îsâ ») et Azaf, « le Rassembleur »[15]. « Yuz Asaf » - « Jésus le Rassembleur », créant sa propre version de l'histoire brodée de divers autres éléments[15]

Les ahmadis développent, depuis cette époque, une christologie particulière composée par leur fondateur[15] où Yuz Asaf/Jésus est un prophète de Dieu qui aurait été déposé de la croix en état de coma avancé qui aurait fait croire à sa mort, mais qui, une fois soigné[18] serait venu finir sa vie au Kashmir vers l'âge symbolique de 120 ans[19].

Pour assurer cette croyance, le mouvement s'appuie notamment sur diverses traditions et récits orientaux, arabes, persans ou sanskrits réinterprétés[20] ainsi que des publications occidentales du XIXe siècle[15]. Parmi ces dernières, on trouve notamment le livre du journaliste et aventurier russe Nicolas Notovitch, publié en France en 1894, premier à théoriser une vie de Jésus en Inde dans une forgerie sous le titre de La vie inconnue de Jésus Christ dont la nature inventée ne fait plus de doute chez les chercheurs depuis Max Müller - qui se rendit dans le monastère d'Hemis au Ladakh d'où Notovitch prétendait tirer ses sources[15] - mais qui a connu une certaine audience[21]. Par la suite, les disciples d'Ahmad feront coïncider les versions de ce dernier et de Notovitch en expliquant que Jésus était venu deux fois en Inde[15].

Les ahmadis se réclament notamment de textes supposés parler de Jésus, comme le Bhavishya Purana, une collection de traditions hindoues de différentes époques publiée à Bombay en 1910 où il est dit qu'un « roi des sakas » appelé « Shalivahana » a une vision sur une montagne couverte de neige où lui apparaît un « fils du Seigneur » (ishaputra) « né d'une vierge » (kumarigarbhasambhava). Cette vision peut faire allusion à Jésus mélangée à des éléments de culte solaire iranien mais c'est seule la tradition ahmadienne qui la transpose au Srinagar et transforme la vision en rencontre physique[15]. En guise de preuve, Ahmad a également fait référence à une inscription persane sur un temple hindou près de la ville où le nom de Yuz Asaf aurait été mentionné mais aurait été effacé et dont il n'existe aucune trace[15].

En tout état de cause, les ahmadis vouent à Yuz Asaf un culte tout comme aux saints de l'islam autour du tombeau de Roza Bal (Mohalla Khaniyar) situé à Srinagar[15]. Sur une pierre massive accolée à la pierre tombale de Yuz Asaf ont été gravés l'empreinte de deux plantes de pied stylisées, sur lesquelles figurent deux représentations de cicatrices laissées par un clou qui aurait traversé ses deux pieds, qui montrent que Yuz Asaf était considéré comme un crucifié ayant survécu à son supplice[22][non pertinent].

La tradition de « Budhasaf »/« Yuzasaf » dont s'inspire le « Yuz Asaf » des ahmadis est également à l'origine de la tradition chrétienne - essentiellement orientale - de « Ioasaph » en grec ou « Josaphat » en latin[15]. Cette légende de la tombe de Jésus au Cachemire a connu un certain renom médiatique en occident particulièrement à la fin des années 1970[15], relayée par une série d'auteurs et de journalistes ésotéristes occidentaux, à la suite de Notovitch[23].


Jésus en Inde[modifier | modifier le code]

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Dans la tradition ahmadie, après quelques apparitions à ses disciples pour organiser sa prédication, Jésus « grand voyageur » serait parti à l'est de l'Euphrate pour rassembler les Tribus perdues d'Israël, ce qui l'aurait conduit à Srinagar, via Nisibe, Herat, Peshawar[24],[25]. Selon Ghulam Ahmad, toutes ces régions auraient conservées dans leurs traditions le souvenir de son passage et il juge cet itinéraire logique si Jésus recherchait les Tribus perdues d'Israël[24]. Les ahmadis croient que Jésus a pu poursuivre sa prédication jusqu'au Népal et se servent même de certains récits en Pāli concernant Jésus. En revanche, ils estiment que les récits dans cette langue qui font vivre l'enfance de Jésus dans la région, sont des constructions bouddhistes plus tardives qui se servent des traditions qu'ils estiment authentiques. Pour eux, Jésus n'est venu dans la région qu'après sa crucifixion.

Devise et Symboles[modifier | modifier le code]

Liwa-e-Ahmadiyya (Drapeau de l'ahmadiyya)

La devise des Ahmadis est « l'amour pour tous, la haine pour personne »[26].

Le minaret blanc (White Minaret (en)) est un symbole de l'ahmadisme et figure sur son drapeau.

Les musulmans ahmadis comparés aux musulmans orthodoxes[modifier | modifier le code]

article de foi croyance musulmane orthodoxe croyance du Lahore Ahmadiyya Movement croyance de l'Ahmadiyya Muslim Community
Mort de Jésus Jésus n'est pas mort. Il est encore vivant au ciel. Il a été élevé physiquement au ciel par Dieu pour échapper à la crucifixion. Jésus n'est pas mort sur la croix (plutôt évanoui ou inconscient). Il a repris connaissance dans la grotte de Joseph. Il est mort de mort naturelle après l'évènement de la croix à un âge fort avancé dans son exil en Inde.
Retour de Jésus Jésus lui-même descendra du ciel d'où Allah l'avait élevé vivant, peu avant la fin du monde. Les références à la réincarnation de Jésus sont allégoriques. La prophétie de la réincarnation spirituelle a été accomplie en la personne de Mirza Ghulam Ahmad. Autant Jésus est le messie de Moïse, autant Mirza Ghulam est le messie de Mohammed.
Statut de Mirza Ghulam Ahmad Diffère selon les cas, mais souvent considéré comme apostat Un prophète au sens allégorique. Mujaddid (réformateur) du XIVe siècle de l'islam. Le mahdi annoncé et une réincarnation spirituelle de Jésus.
Chahada Il est obligatoire pour devenir musulman de prononcer la chahada (et dans certains cas au Bangladesh et au Pakistan ainsi qu'en Inde de déclarer que Mirza Ghulam Ahmad est un apostat). Toute personne qui prononce la chahada ne peut être déclarée non-musulmane par qui que ce soit Pour être considéré comme musulman, il faut prononcer la chahada. Toute personne qui prononce la chahada ne peut être déclarée non musulmane par qui que ce soit.
Finitude de la qualité de prophète Mahomet est le dernier (le « sceau ») des prophètes. Cependant, cela n'exclut pas le retour d'un ancien prophète (Jésus) avant la fin du monde même si celui-ci ne reviendra pas en tant que prophète mais en tant que musulman. Mahomet est le dernier des prophètes. Aucun prophète, nouveau ou ancien, ne peut venir après lui. Mahomet a amené la qualité de prophète à la perfection (le "sceau" des prophètes). De nouveaux prophètes peuvent venir après lui à condition qu'ils suivent l'exemple établi par lui en tout point. Les nouveaux prophètes ne peuvent toutefois pas dépasser Mahomet en excellence, ni recevoir de nouvelle Loi comme le Coran.

Discrimination et violences[modifier | modifier le code]

L'Organisation de la conférence islamique les a déclarés non musulmans en 1973, leur interdisant le pèlerinage à La Mecque. La constitution de la république islamique du Pakistan a été amendée le 7 septembre 1974 pour dénier aux Qadiani ou Lahori la qualité de musulmans. Ils sont persécutés dans de nombreux pays[27] et les autorités pakistanaises ont souvent accusé les convertis à l'ahmadisme de blasphème, de violations des lois anti-ahmadis ou d'autres crimes[28].

Le 28 mai 2010, des attaques contre deux mosquées de ce culte à Lahore font environ 80 tués et 80 blessés. Le Tehrik-e-Taliban Pakistan est soupçonné d'être l'auteur de ces actions[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denise Brégand, « La Ahmadiyya au Bénin », Archives de sciences sociales des religions, no 135,‎ 2006, p. 73-90
  2. Yohanan Friedmann et Jane Dammen McAuliffe (dir.), « Amadiyya », dans Encyclopaedia of the Qurān, Brill,‎ 2001, p. 50.
  3. (en) « Ahmadiyya Canada »
  4. (en) « Pakistan: Prosecute Ahmadi Massacre Suspects », Human Rights Watch
  5. (en) « Who are the Ahmadi? », BBC
  6. Munawwar Ahmad Malik, [du Nombre dans La Jamaat Ahmadiyya: 5 Millions de Baiths en 1999 ! Mythe ou Réalité ?], Al Hafeez,‎ novembre 1999.
  7. (en) « Number of Ahmadis in India », Immigration and Refugee Board of Canada,‎ 1 November 1991 (consulté le 9 March 2009)
  8. Hazrat Mirza Ghulam Ahmad de Qadian "Le Messie Promis et l'Imam Mehdi", 23 juillet 1900
  9. Mirza Ghulam Ahmad écrit dans son livre Jesus in India que Jésus survécut à la crucifixion et, plus tard, voyagea en Inde, où il vécut en prophète jusqu'à l'âge de 120 ans, sous le nom d'Îsâ ou de Yuz Asaf. Ahmad explique qu'une fois descendu de la croix, il sombra dans un état proche de celui de Jonas dans le ventre de la baleine. Un onguent connu sous le nom de Marham-e-Issa (Onction de Jésus) fut appliqué sur ses blessures et il guérit. La raison du voyage de Jésus est la recherche des tribus perdues d'Israël, installées par là quelque 700 ans auparavant.
  10. "La vie cachée de Jésus", Rachid Ahmad Chaudry, Islam International Publication, version française 2007
  11. voir Per Besko, « Jesus in Kashmir », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-463, extraits en ligne
  12. Marc Gaborieau, « Une nouvelle prophétie musulmane : les Ahmadiyya », ch. XXIV : « Réformes socio-religieuses et nationalisme (1870-1948) », in Claude Markovits (dir.), Histoire de l'Inde moderne, 1480-1950, éd. Fayard, 1994, p. 551-5
  13. cf. Reem A. Meshal et M. Reza Pirbhai, « Islamic Perspectives on Jesus »in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 245
  14. cf. Wilfred Cantwell Smith, « Amadiyya », in The Encyclopaedia of Islam, éd. Brill, 1996, vol. I, pp. 301-303
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Per Beskow, « Modern Mystifications of Jesus. Jesus in Kashmeer », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-464
  16. Ababid ou Ananda
  17. Ce qui ne se retrouve dans aucune langue précédemment ; cf. Per Beskow, op. cit., 2010, p. 463
  18. Selon des traditions présentes dans l'espace perse et en Inde, Jésus aurait été guéri par une pommade bien précise, qui à la suite de cet événement se serait appelé « Marham-i-Isa » (pommade d'Îsâ). Dans son livre inachevé publié en 1906 après sa mort, Mirza Ghulam Ahmad utilise l'abondance des mentions de cette pommade dans les traités médicaux en farsi, en arabe, dont un qui d'après lui aurait été compilé à l'époque de Jésus et traduit en arabe sous le règne de Mamun al-Rashid, pour tenter de démontrer l'ampleur de la diffusion de cette tradition et son ancienneté. cf. Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, chapitre III, Mouvement musulman Ahmadiyya, 1965 - 103 pages, réédité en français en 1987 chez « Regent Press ».
  19. Voir Per Beskow, « Jesus in Kashmir », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-463, extraits en ligne
  20. Per Besko, « Jesus in Kashmir », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-463
  21. cf. Bart D. Ehrman, Forged, éd. Harper & Collins, 2011, p. 282–283
  22. Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note n° 103, p. 473.
  23. voir Wilhelm Schneemelcher, New Testament Apocrypha, Vol. 1 : Gospels and Related Writings, éd. John Knox Press, 1991 ; Gerald O'Collins et Daniel Kendall, Essays in Christology and Soteriology, éd. Gracewing Publishing, 1996 ; Günter Grönbold, Jesus in Indien : das Ende einer Legende, éd. Kosel Verlag, 1985
  24. a et b Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, chapitre IV.
  25. La carte du voyage de Jésus selon les Ahmadis.
  26. The motto „Love for All, Hatred for None“ was mentioned by Mirza Nasir Ahmad in his speech in the occation of laying the foundation stone for the Basharat Mosque in Spain. See „Pathway to Paradise“, Chapter 7
  27. voir http://www.persecution.org
  28. (fr) [Commission de l'immigration et des réfugiés au Canada, « Pakistan : information sur la situation des musulmans non ahmadis qui se convertissent à l'ahmadisme ; la fréquence des conversions (2005-novembre 2009) », sur http://www.unhcr.org, UNHCR,‎ 23 novembre 2009 (consulté le 29 mai 2010)
  29. « Au moins 80 morts dans l'attaque de deux mosquées au Pakistan », Le Monde,‎ 28 mai 2010 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

  • Per Beskow, « Modern Mystifications of Jesus. Jesus in Kashmeer », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010
  • Reem A. Meshal et M. Reza Pirbhai, « Islamic Perspectives on Jesus » in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010
  • Yohanan Friedmann, « The Messianic Claim of Ghulad Ahmad », in Peter Schäfer et Mark R. Cohen (dirs.), Toward the Millenium : Messianic Expectations from the Bible to Waco, éd. Brill, 1998, pp. 299-310
  • Marc Gaborieau, « Une nouvelle prophétie musulmane : les Ahmadiyya », ch. XXIV : « Réformes socio-religieuses et nationalisme (1870-1948) », in Claude Markovits (dir.), Histoire de l'Inde moderne, 1480-1950, éd. Fayard, 1994, pp. 551-552
  • Yohanan Friedmann,Aspects of Ahmadis Religious Toughts and its Medieval Background, éd. University of California Press 1989
  • Günter Grönbold, Jesus In Indien. Das Ende einer Legende, éd. Kösel-Verlag, 1985

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]