Standard téléphonique

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Un standard téléphonique en 1967

Un standard téléphonique est le plus ancien type de commutateur téléphonique : les connexions entre usagers sont réalisées par un opérateur (le ou la standardiste), au moyen de cordons équipés de connecteurs de type jack. On parle de PABX pour les commutateurs téléphoniques automatiques d'entreprises ou d'immeubles.

Contrairement à la légende, aucun standard, ou central, téléphonique n'a jamais "explosé". Il peut en revanche leur arriver d'être saturés.

Le commutateur téléphonique électromagnétique inventé par Almon Strowger en 1888 a progressivement remplacé les standards manuels dans les les centres d'appels, dès 1919 quand le système Bell a adopté un standard automatique. Néanmoins de nombreux standards manuels restèrent opérationnels durant la seconde moitié du vingtième siècle dans les bureaux, les hôtels ou dans d'autres entreprises.Plus tard les équipements électriques et la technologie informatique ont donné aux opérateurs un accès à de nombreuses fonctionnalités.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Standard PBX, 1975

Le standard téléphonique est en général conçu pour faciliter le travail de l'opérateur qui lui fait face. Il est composé d'un panneau arrière composé de rangées de prise jack femelles, chaque prise étant désignée et connectée comme une extension locale du standard (qui dessert un client individuel) ou comme un canal entrant ou sortant. Chaque prise jack est également associée à une lampe. Sur la table ou le bureau devant l'opérateur, se trouvent des colonnes de boutons, de lampes et de câbles. Chaque colonne consiste en un bouton  Phrase à traduire sur laquelle le doute persiste, en premier argument  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser "avant" et un bouton "arrière", une lampe "avant" et une lampe "arrière" suivi d'un câble "avant" et d'un câble "arrière". Le bouton avant est le bouton qui permet à l'opérateur de parler avec la paire de câbles associée. Le bouton arrière des anciens tableaux manuels permet de faire sonner les téléphones. Dans les standards plus récents ce bouton permet de collecter l'argent provenant des appels des cabines téléphoniques. Chaque bouton a trois positions : en arrière, normal ou en avant. Quand le bouton est en position normale, un circuit électrique connecte les câbles avant et arrière.  Phrase à traduire sur laquelle le doute persiste, en premier argument  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser Un bouton en position avant connecte l'opérateur à la paire de câbles et un bouton en position arrière envoie un signal de sonnerie dans le câble (dans les standards les plus anciens). Chaque câble est composé d'un triple câble jack : deux pour le système pointe-anneau qui permet de tester, de faire sonner et de parler, et un pour le signal occupé. Quand un appel est reçu, la lampe liée à la prise jack s'allume sur le panneau arrière et l'opérateur répond en plaçant le câble arrière dans la prise jack correspondant tout en réglant le bouton sur sa position avant. L'opérateur discute ensuite avec l'appelant, qui l'informe su l’identité de la personne qu'il souhaite appeler. Si c'est une autre extension, l'opérateur place le câble avant dans la prise jack associée et place le bouton en position arrière pour appeler le destinataire. Après la connexion, l'opérateur laisse les deux câbles branchés avec le bouton en position normale afin que les 2 personnes puissent communiquer. La lampe de supervision s'allume lorsque l'appel est terminé. Chacune des 2 personnes peut également "flasher" la lampe de supervision de l'opérateur en appuyant brièvement sur le commutateur permettant de raccrocher s'ils ont besoin d'aide pour résoudre un problème. Quand l'opérateur décroche un câble, un contre-poids placé derrière le standard fait tomber le câble afin que celui-ci ne s'emmêle pas.

Sur un canal, les signaux "décroche" et "raccroche" doivent passer dans les 2 directions. Sur un canal unidirectionnel le panneau A envoie un signal court pour "raccroche" et un signal ouvert pour "décroche" tandis que le tableau B envoie une polarité normale ou inversée. Ce système de signal à polarité inversée fût ensuite reporté dans les systèmes à échange automatique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Telephone switchboard ca. 1914, Salt Lake City.jpg

Les premiers téléphones dans les années 1870 étaient loués par paire ce qui limitait les conversations entre ces deux instruments. L'usage d'un standard téléphonique apparût rapidement plus avantageux que dans le télégraphe. En juin 1878 la Boston Telephone Dispatch company commença à engager des garçons comme opérateurs téléphoniques. Ceux-ci avaient été très efficaces comme opérateurs télégraphiques mais leurs attitudes (manque de patience) et leurs comportements (farces..) étaient inacceptables pour des contacts téléphoniques instantanés, les entreprises commencèrent donc à employer des femmes pour les remplacer. Ainsi le 1e septembre 1878, la Boston Telephone Dispatch engagea Emma Nutt. C'était la première femme opératrice. Les petites villes avaient traditionnellement leur standard téléphonique installé dans la maison de l'opérateur pour qu'il ou elle puisse répondre aux appels 24h sur 24. En 1894, la compagnie de téléphonie et de télégraphie de Nouvelle-Angleterre installa le premier standard alimenté par batterie à Lexington au Massachusetts.

Les premiers standards des villes de grande taille étaient en général installés du sol au plafond afin que les opérateurs puissent atteindre l'ensemble des lignes lors des échanges. Les opérateurs étaient des garçons qui utilisaient des échelles pour connecter les câbles les plus haut. Dans la fin des années 1890 cette organisation ne suffisait plus face au nombre croissant de lignes et [[Milo G. Kellogg]] conçu la division multiple des standards pour que les opérateurs puissent travailler ensemble, avec une équipe sur le "tableau A" et une autre sur le "B". Ces opérateurs étaient presque toujours des femmes avant le début des années 1970 quand les hommes furent de nouveau engagés. Les câbles utilisés étaient souvent surnommés "cordboard" par les employés des entreprises de téléphone. Le passage aux premiers systèmes automatisés de panneau de contrôle (Panel Switch) élimina tout d'abord les opérateurs "B" avant que, souvent des années plus tard, les opérateurs "A" soient eux aussi remplacés. Les standards ruraux ou situés dans les banlieues restèrent pour la plupart de petite taille et assez simples. Les clients finissaient donc souvent par connaître leur opérateur par son nom.

Tandis que les échanges téléphoniques s'automatisaient, les standards continuaient de servir des buts précis. Avant l'avènement des appels automatiques interurbains de longue distance (direct distance dialing), les utilisateurs contactaient des opérateurs longue distance afin de réaliser leur appels taxés. Dans les plus grandes villes, il existait souvent un numéro spécifique qui donnait directement un accès aux opérateurs longue-distance. Ailleurs les utilisateurs contactaient leur opérateur local qui les mettaient en relation avec l'opérateur longue-distance.

L'opérateur longue-distance enregistrait le nom et la ville de la personne qui devait être contactée, il prévenait ensuite l'utilisateur qui appelait de raccrocher et d'attendre que l'appel soit complété. Chaque centre d'appel avait seulement un nombre limité de canaux  Phrase à traduire sur laquelle le doute persiste, en premier argument  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser vers les villes éloignées, et si ces circuits étaient occupés l'opérateur essayait alors un chemin alternatif à travers des villes proches. L'opérateur reliait alors le canal vers la ville de destination. L'opérateur de destination  Phrase à traduire sur laquelle le doute persiste, en premier argument  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser obtenait alors le numéro grâce à l'opérateur local et effectuait alors l'appel. Une fois que le destinataire avait répondu, l'opérateur lui demandait de patienter le temps que l'appelant réponde à l'appel lui aussi. L'opérateur démarrait le temps de conversation une fois que l'appel avait commencé.

 Phrase à traduire sur laquelle le doute persiste, en premier argumentmerci d’apporter votre expertise, et de préciser

Dans les années 1940, avec l'avènement des appels automatiques interurbains et multi-fréquence l'opérateur connectait la prise jack dans un bi-canal et composait automatiquement le code géographique relatif à la région de destination de l'appel. Si le client connaissait le numéro et que le but de l'appel était un appel automatique interurbain, l'opérateur effectuait directement l'appel. Si la ville distante n'avait pas de numéro pour les appels automatiques interurbains, l'opérateur appelait l'opérateur de cette ville et lui demandait d'appeler le numéro souhaité.

Dans les années 1960, une fois que la plupart des clients avaient accès à des appels automatiques interurbains, un seul type d'opérateur commença à remplir à la fois les fonctions locales et longue-distance. Un client pouvait appeler pour demander un appel en PCV, un appel facturé à un numéro tiers ou un appel de personne à personne  Phrase à traduire sur laquelle le doute persiste, en premier argument  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser. Tous les appels payants depuis des cabines téléphoniques requéraient l'aide d'un opérateur. L'opérateur pouvait également aider à compléter les numéros locaux ou longue-distance qui n'étaient pas complets. Par exemple si le client entendait la tonalité correspondant à un téléphone occupé l'opérateur pouvait intervenir et indiquer que tous  Phrase à traduire sur laquelle le doute persiste, en premier argument  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciserles circuits étaient occupés ou qu'il y avait un problème au niveau de la ligne. L'opérateur était également capable d'utiliser une route différente pour effectuer l'appel. Si l'opérateur ne pouvait pas accéder au téléphone voulu grâce à l'appel automatique interurbain, il pouvait appelé l'opérateur dans la ville de destination et lui demander d’essayer d'appeler la ligne pour savoir si celle-ci était occupée ou hors-service.

Les câbles utilisés dans les standards furent remplacés dans les années 1970-80 par des systèmes TSPS ou similaires, ce qui réduisit grandement l'implication de l'opérateur dans les appels. Le client composait directement le numéro composé d'un 0, d'un indicateur géographique et du reste du numéro au lieu de simplement composer le 0 qui le mettait en relation avec l'opérateur. L'opérateur répondait alors et fournissait le service désiré (accepter un appel en PCV par exemple) avant de laisser l'appel être automatiquement pris en charge par le système TSPS.

Avant la fin des années 1970 et le début des années 1980, il n'était pas rare que les villes les plus petites aient leurs propres opérateurs. Un code géographique était en général d'abord relié au centre d'appel des grandes villes, et les centres d'appels plus petits desservaient les villes plus petites de cette région. Le système TSPS permit aux compagnies téléphonique de fermer les plus petits centre d'appels et de consolider les services régionaux qui pouvaient être à des centaines de kilomètres du client.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Telephone switchboard Article 1911 Britannica Privateline