René Gosse

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René Gosse, né le 16 août 1883 à Clermont-l'Hérault et mort le 22 décembre 1943 à Saint-Ismier, est un mathématicien universitaire et résistant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Reçu à l’École normale supérieure de la rue d'Ulm en 1904, il adhère à la SFIO. Il fait la guerre de 1914-1918 comme adjudant. Il est blessé et décoré de la croix de guerre. En 1921 il est délégué lors du Congrès de Tours, partisan de l'adhésion à la Troisième Internationale il rejoint brièvement les rangs du parti communiste.

Buste de René Gosse à Grenoble

En 1921, il est nommé à Grenoble, maître de conférences puis professeur et élu doyen de l'université en 1927.

Lors des élections municiples de 1929, il est élu à Grenoble sur la liste socialiste de Paul Mistral, comme lui cofondateur du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes à Grenoble.

Après la débâcle de 1940, René Gosse ne tarde pas à rejoindre la Résistance, notamment les Réseaux Marco Polo, puis Jade-Amicol.

L'automne 1943 est fatal à de nombreux réseaux de résistance alpins lors de la Saint-Barthélemy grenobloise. Refusant cependant de quitter son domicile, René Gosse y est arrêté par la Milice et retrouvé assassiné avec son fils Jean (1915-1943) le 22 décembre 1943 à Saint-Ismier. Un mémorial a été édifié en leur honneur par l'architecte Auguste Perret dans un ancien four à chaux à Saint-Ismier.

En hommage, une place de Grenoble porte son nom devant un bâtiment universitaire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Gosse (1883-1943) Bâtisseur de l'université, Résistant des « années noires », Lucienne Gosse ISBN 2-7061-0568-2

Liens externes[modifier | modifier le code]

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