Bobino (Paris)

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Bobino
Surnom Bobinche
Type Music-hall
Lieu 20, rue de la Gaîté
Paris 14e Drapeau de France France
Coordonnées 48° 50′ 23″ Nord
       2° 19′ 23″ Est
/ 48.83985, 2.32307
48° 50′ 23″ N 2° 19′ 23″ E / 48.83985, 2.32307
Inauguration 1873
Fermeture 1984
Capacité 1 100 places (jusqu'en 1985)
850 places (dans sa jauge actuelle)
Anciens noms Les Folies Bobino (1873)
Direction Montpreux, Paul Fournel, Alcide Castille (1934-?), Teddy Castille, Félix Vitry (1958-1962), Pierre Guérin (1962-1964), Félix Vitry (1964-1971), Jean-Claude Dauzonne (1973-1984), Philippe Bouvard (1991-2006), Gérard Louvin (2006-2010), Jean-Marc Dumontet (2010-aujourd'hui)
Site web Site officiel de Bobino

Bobino est une célèbre salle de music-hall située dans le quartier du Montparnasse, au 20, rue de la Gaîté, dans le 14e arrondissement de Paris. Son emplacement remonte à 1873. Successivement guinguette et café-concert, cette salle devient un music-hall au lendemain de la Première Guerre mondiale. Le lieu historique est détruit en 1985.

Sommaire

Histoire [modifier]

Préhistoire [modifier]

Bobino doit son nom et son origine à une simple baraque en planches de bois du jardin du Luxembourg, au bout de la rue de Fleurus, appelée « théâtre du Luxembourg », où se produisait dans les années 1810 un clown-prestidigitateur italien nommé Bobino.

Dans les années 1870, du fait des projets d’urbanisation du préfet Haussmann, le théâtre déménage et s’implante définitivement rue de la Gaité, où se trouvent de nombreux "caf'conc". Fernand Strauss, son directeur d'alors, inaugure une modeste salle de 200 places : les Folies Bobino. On peut y voir des numéros de magiciens, contorsionnistes et autres pétomanes. Les directeurs se succèdent sans que la programmation fidélise le public. La salle connaît des difficultés financières.

Le théâtre du Luxembourg au XIXe siècle.

Les débuts [modifier]

Le 17 janvier 1901, les Folies Bobino deviennent Bobino, quand la société des cinémas Pathé s'en porte acquéreur. L'imprésario Montpreux prend la direction de la salle en 1912 et oriente résolument la programmation vers la chanson et le music-hall.

La salle s'agrandit en 1918, mais ce n'est qu'après les travaux engagés par directeur Paul Fournel en 1927 que Bobino devient une vraie belle salle de spectacles, un théâtre à l'italienne pouvant accueillir jusqu'à un millier de personnes (une jauge inférieure à celle de l'Olympia, faisant de ce théâtre un lieu jugé plus intimiste par de nombreux artistes).

Dans les années trente Bobino devient la principale salle de la rive gauche consacrée à la chanson. Damia, Lucienne Boyer, Félix Mayol, Georgius entres autres s'y produisent. Édith Piaf y triomphe à la fin des années 1930, alors qu'elle est encore une (relative) nouvelle venue.

La grande époque [modifier]

Félix Vitry et Bruno Coquatrix s'associent en 1958 pour racheter Bobino à la famille Castille, qui en est propriétaire depuis les années 1930 et souhaite se recentrer sur L'Européen, une autre salle en sa possession. Les deux directeurs décident de programmer des humoristes comme Raymond Devos et Fernand Raynaud mais aussi des artistes qui ne sont pas encore des vedettes. Coquatrix, ne pouvant mener de front la gestion de deux salles, se retire en 1960. Félix Vitry transforme la salle et la rend plus confortable. Georges Brassens en fait sa salle de prédilection (il y passe une quinzaine de fois entre 1953 et 1976, jusqu'à y tenir résidence pendant cinq mois en 1976 !), de même que Léo Ferré (de 1958 à 1970) ou Barbara (de 1961 à 1975 ; elle y triomphe le 15 septembre 1965, triomphe qui sera à l’origine de Ma plus belle histoire d’amour, un de ses grands succès).

Mais après avoir été un haut lieu du monde de la chanson pendant un demi-siècle, la salle finit par fermer en 1984 du fait de ses difficultés financières.

Bobino n'a pas eu la chance d'être classé au patrimoine culturel comme l'a été l'Olympia (en 1993), et l'immeuble est racheté et rasé par les promoteurs en 1985, pour y installer un ensemble immobilier comprenant un hôtel de luxe et une salle faisant office de boîte de nuit à partir de 1987.

Avatars récents [modifier]

En 1991 le lieu accueille de nouveau des spectacles sous le nom Studio Bobino, sans vraiment renouer avec sa tradition musicale. Il se divise en différents espaces dédiés au théâtre, au spectacle, à l'enregistrement d'émissions télévisées (Les Grosses Têtes notamment)… Philippe Bouvard en est le directeur et propriétaire jusqu'en 2006. Des humoristes tels que Yves Lecoq ou Anne Roumanoff y rencontrent le succès.

En 2006, Gérard Louvin succède à Philippe Bouvard et rebaptise la salle du nom de Bobin’o, pour y proposer des dîners-spectacle. Le cabaret-restaurant ferme ses portes en avril 2009, faute de succès. Jean-Marc Dumontet en reprend la direction en 2010 et entreprend des travaux pour agrandir la jauge de la salle. Renommé cette fois Bobino le lieu se concentre exclusivement sur le spectacle et accueille de nombreux artistes pour des concerts, des one man show, des spectacles musicaux.

Les artistes qui se sont produits à Bobino [modifier]

ClubBobino.jpg


Exemples de programmation [modifier]

  • Programme du 26 octobre 1967 : Pierre Perret - Georges Chelon - Anne Venderlove - Les Haricots rouges - Gérard Gray - Jean-Pierre Denys - Saddri Dancers - Les Baladins.
  • Programme du 13 décembre 1967 : Fernand Raynaud - Jacqueline Dulac - Michel Orso - Igoe et Anouchka - Les Gesi - Iréne Berthier - Roger Comte - Armand Motta et son orchestre.

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