Abraracourcix

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Abraracourcix
Personnage de fiction apparaissant dans
Astérix

Alias Cochonnet
Origine Gaule
Sexe Masculin
Activité(s) Chef du village
Famille Épouse : Bonemine
Neveux : Goudurix, Falbala
Frère : Océanonix
Ses parents
Son fils

Créé par René Goscinny et Albert Uderzo
Interprété par Michel Galabru (1)
Eric Thomas (3)
Michel Duchaussoy (4)
Voix Pierre Tornade
Jean-Pierre Darras
Henri Poirier
François Chaix
Vincent Grass
Série(s) Astérix
Première apparition Astérix le Gaulois (1961)

Abraracourcix est le chef du village d'Astérix et Obélix dans la bande dessinée Astérix, de René Goscinny et Albert Uderzo. Il joue un rôle continuel dans les aventures Le Combat des Chefs, Le Bouclier Arverne et Astérix chez les Belges.

Carte d'identité[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Rôle du personnage[modifier | modifier le code]

Portrait physique[modifier | modifier le code]

  • Il est plutôt corpulent, bien qu'on le voie sous un nouveau visage très émacié dans Le Bouclier arverne, apparence qu'il possédait étant jeune, lorsqu'il a combattu à Gergovie.

Portrait moral et caractère[modifier | modifier le code]

  • Bien que davantage porté aux festins qu'aux aventures, il est néanmoins toujours prêt au combat, ou à défendre et aider amis et étrangers.
  • Il n'a qu'une seule peur : Que le ciel lui tombe sur la tête (comme tous les autres Gaulois).
  • Au fil des albums, Albert Uderzo force les traits politique et narcissique du personnage. C'est en effet le dessinateur qui, après la mort de René Goscinny, fait faire à Abraracourcix davantage de discours, notamment lors du banquet final. Mais déjà, du vivant de Goscinny, certains associaient Abraracourcix au Général de Gaulle (cf. infra).

Abraracourcix, caricature du Général de Gaulle ?[modifier | modifier le code]

Certaines personnes ont associé l'aspect politique des aventures d'Astérix, aspect illustré par Abraracourcix et la potion magique, à une apologie de la personne du Général de Gaulle. Réponse des auteurs[1] :

  • Goscinny : « Ah oui, la potion magique signifiant le Général De Gaulle... Oui, le gars qui a trouvé ça voyait De Gaulle jusque dans son potage ! C'est formidable, n'est-ce-pas ? (...) On m'a d'ailleurs posé cette question : Que ferez-vous quand De Gaulle aura disparu ? Eh bien ! Quand De Gaulle a disparu, j'ai continué comme avant : disons que nos destinées n'étaient pas spécialement liées ! »
  • Uderzo : « Au début des aventures d'Astérix, certains ont d'ailleurs affirmé que le succès de notre petit Gaulois était dû à une glorification plus ou moins déguisée du Général De Gaulle. Il est vrai que son nom pouvait prêter à confusion. Quand je pense que le grand homme a dit un jour que la seule personnalité qui pouvait le concurrencer était Tintin... Sans rancune, mon Général ! »

Nom[modifier | modifier le code]

  • Origine de son nom : à bras raccourcis (signifiant : avec une grande violence).

Surnom[modifier | modifier le code]

  • Cochonnet (enfin, seule Bonemine l'appelle comme cela), ce qui fait rire aux larmes Astérix et Obélix dans Le Devin.

Situation familiale[modifier | modifier le code]

Première apparition[modifier | modifier le code]

Il apparaît en tant que chef du village dès le premier épisode Astérix le Gaulois.

Sa hutte[modifier | modifier le code]

Elle apparaît dès le premier album (Astérix le Gaulois), planche 11, case 1.

Extérieurement, elle est d'abord ornée du trophée d'une tête de taureau qui se changera en une tête d'urus à partir de l'album Le Combat des chefs (planche 26, case 1). Deux boucliers sont accrochés de part et d'autre de l'entrée.

Son bouclier[modifier | modifier le code]

  • Il est (presque) toujours sur son bouclier, même si ses deux porteurs attitrés ne sont pas toujours coopératifs, ce qui fait qu'il se trouve aussi souvent assis par terre que fièrement debout dans Astérix chez les Helvètes. On le voit souvent se cogner la tête aux arbres ou aux portes lorsqu'il est debout sur son bouclier. Dans La Zizanie, Astérix est transporté sur un bouclier par Obélix, pour essayer ce bouclier avant de l'offrir au chef.
  • On apprend dans Le Bouclier arverne que celui-ci est le bouclier de Vercingétorix en personne qui en a fait cadeau à César en guise de soumission après la défaite d'Alésia.
  • Ce bouclier du chef est un anachronisme : le fait d'élever le chef sur un pavois n'est pas du fait des Gaulois mais des Barbares, et notamment des Francs qui apportèrent cette coutume en Gaule au Ve siècle[2]. L'image d'Abraracourcix sur son bouclier est inspirée des livres scolaires utilisés sous la IIIe République représentant Clovis roi des Francs sur son pavois[3], Goscinny et Uderzo jouant d'une confusion fréquente entre Gaulois et Francs[3], représentés alors avec les mêmes attributs (moustaches, cheveux longs, braies...).

Les porteurs[modifier | modifier le code]

Dans les premiers albums, les porteurs du chef sont des villageois quelconques, qui se relaient pour assurer la noble tâche de porter le bouclier. Puis deux de ces porteurs sont repris dans la plupart des albums suivants, jusqu'à Astérix chez les Helvètes : Abraracourcix les renvoie, et prend Astérix et Obélix, puis Cétautomatix et Agecanonix comme nouveaux porteurs. Il prendra définitivement deux autres porteurs réguliers à partir du Cadeau de César.

Vêtements[modifier | modifier le code]

Son port d'épée[modifier | modifier le code]

De manière anecdotique on notera un changement de la place du fourreau de l'épée d'Abraracourcix au cours des albums de la série. Ceci faisant d'Abraracourcix un ambidextre surprenant. Ainsi du premier album, Astérix le Gaulois (1961) jusqu'au dernier album du vivant de Goscinny, Astérix chez les Belges (1979), le fourreau de l'épée d'Abraracourcix est disposé sur son flanc droit. On déduira que le chef gaulois est un bretteur gaucher. En 1980, quand paraît Le Grand Fossé, désormais aux éditions Albert-René, subitement, le fourreau passe au flanc gauche. Dès lors, Abraracourcix devient droitier. Dans les dernières cases de L'Odyssée d'Astérix, Abraracourcix récupère pourtant son fourreau sur le flanc droit, pour finalement le maintenir à gauche jusqu'au dernier épisode de la série : Le ciel lui tombe sur la tête. Dans les dessins animés, Abraracourcix porte le fourreau à droite, comme dans les albums, mais manie le glaive de la main droite, par exemple dans Les Douze Travaux d'Astérix ou Astérix et le Coup du menhir.

Le torque[modifier | modifier le code]

Dans l'album Le Combat des chefs (planche 13, case 1), Abraracourcix se fait mettre un torque, sorte de collier caractéristique des guerriers et nobles gaulois. Cette scène est inédite dans les aventures d'Astérix. Mais l'événement est de taille : le chef porte cet anneau afin de bien recevoir Aplusbégalix, le chef d'un village voisin.

Au fil des albums[modifier | modifier le code]

Dans la majorité des aventures d'Astérix, il se contente de discourir, parfois de façon grandiloquente et ridicule, face à ses habitants, notamment quand Astérix et Obélix partent en voyage. Ce n'est que dans les derniers albums, scénarisés et dessinés par Albert Uderzo, qu'il prend la parole de manière régulière pendant le banquet final.

Pourtant, Abraracourcix occupe l'un des rôles principaux dans trois aventures du célèbre Gaulois :

  • Le Combat des chefs : Aplusbégalix, le chef d'un village gallo-romain voisin du village d'Astérix, est sollicité par les Romains à défier publiquement le chef Abraracourcix. Le perdant devra se soumettre au village voisin. Pour faire perdre Abraracourcix et le soumettre ainsi à Jules César, les Romains capturent Panoramix, en vue de priver le chef de potion magique.
  • Le Bouclier arverne : Abraracourcix part en cure avec ses fidèles compagnons, Astérix et Obélix. Ces derniers apprennent que Jules César cherche à récupérer le bouclier de Vercingétorix dans le but de triompher devant les Gaulois. Après plusieurs recherches, les deux Gaulois s'aperçoivent que le bouclier est détenu depuis fort longtemps par... Abraracourcix.
  • Les Lauriers de César : le chef gaulois parie avec son beau-frère Homéopatix qu'il lui servira prochainement un ragoût parfumé avec les lauriers de César.

Voyages[modifier | modifier le code]

Abraracourcix fait trois grands voyages :

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Pourvu que le ciel ne nous tombe pas sur la tête ! »
  • « Il y a des fois où je me sens fatigué... mais fatigué ! »

Origines historiques[modifier | modifier le code]

Du temps des Gaulois, toutes les tribus avaient un chef. Le plus connu est Vercingétorix, mais il y eut aussi Lucterius, Arioviste, Orgétorix et Dumnorix.

Lucterius est le nom du véritable Abraracourcix, c'est-à-dire du véritable dernier chef gaulois qui résista à César.

Son retranchement ne s'appelait pas Petibonum (nom d'un des camps romains qui entourent le village gaulois) mais Uxellodunum (nom latin du site). Il n'était pas en Armorique mais dans le Quercy.

En plus de ces légers détails et pour tout le reste, il ressemblait plus à Astérix : il était courageux, volontaire, plein de bonnes idées, sans peur et sans reproche[réf. nécessaire].

La ressemblance avec la bande dessinée est d'ailleurs si forte que, aussi incroyable que cela puisse paraître, les disputes en Quercy n'en finissent plus pour savoir exactement où était situé l'oppidum d'Uxellodunum.

Abraracourcix dans le monde[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de personnages de la série, son nom évolue selon les éditions linguistiques. Ainsi il est appelé[4] :

  • Macroeconomix en version américaine
  • Alabodix en version finnoise
  • Vitalstatistix en version anglophone
  • Moŝtiks en version espérantophone
  • Majestix en version germanophone
  • Abraracurcix en version hispanophone
  • Maiestix en version latine
  • Asparanoiks en version polonaise
  • Fasempascrèdix (nous ne faisons pas crédit) en version occitane
  • Groultoudix (qui boude toujours) en version picarde
  • Gälwitwix (tu veux de la baston !) en alsacien
  • Heroïx en version néerlandaise (nouvelle série, autrefois comme en français)
  • דגוליקס « Da-Goullix » (grand, majestueux, magnifique) en version hébreuse
  • Ο Ακριτονικον « O Akritonikon » en version pontique
  • Ο Μοναρχίκιος « O Monarchikios » en version crétoise
  • Majorix en version créole
  • Ala Braforix en version réuninonnaise
  • O Μαζεστίξ « O Majestix » en version grecque

Abraracourcix au cinéma[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Abraracourcix n'apparait pas dans le deuxième film Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, sorti en 2002.

Dessins animés[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Les chefs des villages voisins :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interviews des auteurs tirées du Livre d'Astérix le Gaulois, éd. Albert René, 1999.
  2. "Vocabulaire : pavois et élévation sur le pavois", Over-blog, http://comprendre.over-blog.fr/article-16389703.html, consulté le 5 mai 2012.
  3. a et b BNF, Astérix de A à Z, Paris, Hazan,‎ 2013, 207 p., p. 45 à 46 Chef: Abraracourcix
  4. Entre guillemets la manière de prononcer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Andrieu (préf. Anne Goscinny), Le Livre d'Astérix le Gaulois, Paris, Éditions Albert René,‎ septembre 1999, 145 p. (ISBN 2-86497-133-X, résumé), « Abraracourcix », p. 28-29.