Philippe Fourastié

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Philippe Fourastié est un réalisateur et un scénariste français né le 14 janvier 1940 à Cabourg dans le Calvados et décédé d'une tumeur au cerveau le 6 septembre 1982 à Tréguier dans les Côtes-d'Armor.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il apprend le métier en démarrant comme assistant. Il démarre avec Pierre Schoendoerffer sur La 317e Section (prix du meilleur scénario, Festival de Cannes 1965). Il retravaille avec lui sur Objectif 500 millions, où il rencontre l’acteur Bruno Cremer avec lequel il collaborera par la suite. Il assiste encore Claude Chabrol pour Marie-Chantal contre docteur Kha, Jean-Luc Godard pour Pierrot le fou et Jacques Rivette, sur un autre film interdit par la censure, Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot.

En 1966, il réalise son premier long-métrage : Un choix d'assassins, adaptation de William McGivern, l'auteur de Odds Against Tomorrow (adapté en 1959 par Robert Wise). Le film raconte l’histoire d’un dessinateur de bandes-dessinées partant à la dérive après la mort de sa femme, qui croise à Tanger trafiquants d'armes, beatniks et gangsters. Le film est qualifié par les critiques de « beau, vif, ambitieux et maîtrisé »[réf. souhaitée].

La Bande à Bonnot est le deuxième et dernier film de Philippe Fourastié, le plus connu. Il relate la vie et le destin tragique de Jules Bonnot, un anarchiste du début du siècle. Fourasité, assisté par Claude Miller, y dirige Bruno Cremer (dans le rôle de Bonnot), Jacques Brel et Annie Girardot. Le discours politique du film, jugé radical, entraîne une interdiction aux moins de 18 ans. Le film, sorti en 1968, est froid et dur. Cremer joue un Bonnot renfermé, déterminé et impitoyable. Fourastié refuse tout psychologisme et mêle non sans habileté la sympathie que lui inspire l'idéologie anarchiste avec la froide violence des actes.

Fourastié développe ensuite divers projets de films, dont avec Maurice Frot une transposition moderne de la vie de Saint-François d'Assise avec Léo Ferré dans le rôle principal[réf. souhaitée]. Ce dernier participe même à l'écriture de certaines scènes[réf. souhaitée], mais le projet avorte[1] et Fourastié travaille ensuite pour la télévision.

En 1972, il signe les six épisodes de la mini-série Mandrin, sur le célèbre brigand du XVIIIe siècle. Ce feuilleton historique est censé se dérouler dans le Dauphiné, qui connaît alors de violentes manifestations paysannes. L'ORTF, craignant que le tournage de cette révolte contre les excès de la fiscalité royale n'exacerbe plus encore les passions, déplace le tournage en Yougoslavie. Outre la possibilité de pouvoir filmer des paysages de campagnes préservés de la modernité, l'armée yougoslave fournit à cette production une importante figuration. Ce feuilleton marque une belle réussite[réf. souhaitée], malgré une distribution parfois hétéroclite du fait d'accords de coproduction.

Philippe Fourastié sur le plateau de son premier long-métrage "Un choix d'Assassin", 1966

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur
Scénariste
Assistant-réalisateur

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ferré en tirera le long monologue Il n'y a plus rien paru dans l'album du même nom en 1973.