La Belle Noiseuse

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Emmanuelle Béart et Michel Piccoli lors de la présentation du film au festival de Cannes 1991.

La Belle Noiseuse est un film français de Jacques Rivette, sorti en 1991.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Nicolas, peintre débutant, rêve de rencontrer son aîné, le célèbre Édouard Frenhofer. Par l'intermédiaire de Porbus[1], un marchand de tableaux, il est introduit avec Marianne, sa compagne, dans la demeure de Frenhofer.

Celui-ci les emmène dans l'atelier qu'il a déserté et leur parle de La Belle Noiseuse, un tableau abandonné depuis dix ans, et pour lequel sa femme Liz avait servi de modèle.

D'un commun accord, ils décident que Marianne sera la nouvelle « belle noiseuse ».

Celle-ci se rebelle contre une décision prise sans elle, mais, le lendemain, elle se présente à la porte de la maison. Pendant les cinq journées de pose, la tension va monter entre les différents protagonistes.

Commentaire[modifier | modifier le code]

L'histoire originelle, Le Chef-d'œuvre inconnu, se passait au début du XVIIe siècle. Balzac y traitait de la création artistique et de ses rapports avec l'imitation de la nature.

Jacques Rivette, en adaptant très librement le texte d'origine, a replacé l'action dans un cadre contemporain, gardant le prénom du peintre (Nicolas pour Nicolas Poussin) et le nom de son maître (Frenhofer). Rivette s'attache davantage aux rapports entre le peintre, le modèle et la peinture. Ici, c'est le modèle du peintre, la belle Marianne, qui sera détruite par sa rencontre avec la peinture d'elle-même.

Il est à noter que, contrairement à ce qu'affirme le personnage de Marianne, le mot « noiseuse » n'est pas employé au Québec. Il a vraisemblablement été confondu avec « niaiseuse », un terme québécois dérivé de niais ou niaise[2].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le film est sorti en 1993 sous le titre Divertimento dans sa version courte de 125 minutes.

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans la nouvelle d'Honoré de Balzac, Porbus est le peintre chez lequel se rendent Frenhofer et Poussin.
  2. « À voir à la télévision le mercredi 18 juin - L'inspiration retrouvée », 14 juin 2003, sur ledevoir.com.
  3. Impressions du Sud, p. 135. Numéros 25 à 30, LIBER, 1990.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]


Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) La Belle Noiseuse sur l’Internet Movie Database