Bye Bye Blondie (film)

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Bye Bye Blondie

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L'équipe du film lors d'une avant-première en mars 2012

Réalisation Virginie Despentes
Scénario Virginie Despentes
Acteurs principaux
Sociétés de production Red Star Cinema, Frakas Production, Vega Film, Exception Wild Bunch, Master Movie
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Sortie 2012
Durée 97 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Bye Bye Blondie est un film français réalisé par Virginie Despentes, présenté au Festival du film gay et lesbien de Paris en 2011 puis sorti en 2012. Il s'agit d'une adaptation du roman homonyme de Virginie Despentes, publié en 2004.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Nancy, dans les années 1980. Gloria (Soko) est une ado rebelle dans une famille très stricte. Alors qu'elle se fait donner des leçons par ses parents (Nadège Prugnard et Fantazio), elle fait une crise de nerfs et elle est internée dans l'hôpital psychiatrique Jeanne d'Arc de Dommartin-lès-Toul. Le psychiatre (Jean-Yves Ruf) lui reproche sa façon de s'enlaidir avec son look punk, sa façon de « se mettre en danger » et lui pose des questions intimes sur sa sexualité, auxquelles Gloria refuse de répondre. Gloria a du mal à supporter sa privation de liberté, mais sa rencontre avec Frances (Clara Ponsot), prétendument internée pour amnésie, lui donne plus de courage. Frances, très sûre d'elle et apparemment contente d'être là, commence à flirter avec elle. À sa sortie, Frances envoie plusieurs lettres d'amour enflammé à Gloria alors que cette dernière lui envoie qu'une seule lettre de rupture. Quand Gloria sort finalement de l'hôpital, elle réintègre sa bande de punks et revoie Frances qui fait partie de la bande adverse de skins. Les deux tombent pourtant amoureuses l'une de l'autre et Frances suit la bande de Gloria pour quelque temps, même si elle ne s'y sent pas à l'aise. Frances finit par la quitter et Gloria part zoner seule dans la ville par dépit.

Nancy, dans les années 2000. Après s'être disputée avec son ami Bertrand chez qui elle habitait, Gloria (Béatrice Dalle) visite un atelier d'amis. Alors qu'ils regardent l'émission Lettre à Frances à la télé et que tout le monde à part Gloria montrent son admiration pour la présentatrice vedette, la même Frances (Emmanuelle Béart) apparaît. Elle vient se rappeler au bon souvenir de Gloria, qu'elle avait connue jeune. Malgré sa réaction initiale de rejet, la rmiste accepte de suivre la riche star de la télé chez elle à Paris pour quelques jours. Frances vit dans la même maison que Claude (Pascal Greggory), un écrivain à succès en panne d'inspiration. Frances et Claude sont mariés alors que tous deux sont homosexuels, mais Frances utilise son mariage pour se donner une légitimité dans son métier et ne pas être vue comme la « gouine du PAF ». Même si Claude a du mal à comprendre l'attirance de Frances pour le « pitbull » Gloria et que la cohabitation s'avère difficile, il finit par accepter que Frances a besoin d'air frais alors que les rumeurs de son remplacement à l'émission se font persistantes. Pour occuper ses journées alors que Frances est au travail, Gloria construit une cabane de bric et de broc dans son appartement. Lors d'un dîner de gala avec les personnalités de la télévision, Gloria s'en prend violemment à Hélène Soult (Olivia Csiky Trnka) en la traitant de « connasse » et repart avec Tonina (Camille Chamoux) dans une teuf punk. Frances les suit et pique une crise de jalousie. Le lendemain, Frances apprend qu'elle est virée de l'émission et elle en profite pour se défouler en distribuant quelques claques. Elle termine au poste de police où Gloria et Claude viennent la chercher et Frances embrasse Gloria devant les journalistes, révélant ainsi son homosexualité au grand public.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Réalisation : Virginie Despentes
  • Scénario : Virginie Despentes d'après son livre homonyme.
  • Directrice de la photographie : Hélène Louvart
  • Musique : Pia Hoffmann
  • Montage : Martine Giordano
  • Casting : Sarah Teper
  • Décor : Laurie Colson
  • Costumes : Gil Lesage
  • Production : Sébastien de Fonseca, Jean-Yves Roubin, Ruth Waldburger, Cédric Walter
  • Société de production : Red Star Cinema, Frakas Production, Vega Film, Exception Wild Bunch, Master Movie
  • Distribution : Happiness Distribution
  • Pays d'origine : Drapeau de la France France
  • Genre : Comédie dramatique
  • Budget : 4 000 000 euros[1]
  • Dates de sortie :
  • Box-office : 33.215 entrées. Il fait partie des dix films français les moins rentables de 2012[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

Musique originale de Varou Jan & Stéphane Augagneur.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Après avoir réalisé Baise-moi (2000) puis le documentaire Mutantes (2009), Virginie Despentes travaillait sur une adaptation contemporaine de Bel-Ami de Maupassant mais deux producteurs lui ont proposé d'adapter à l'écran son propre roman Bye Bye Blondie[2]. Malgré cette proposition, elle dit avoir eu besoin de sept ans pour pouvoir produire et réaliser ce film[2].

Despentes a proposé un rôle à Soko après avoir vu la performance de celle-ci dans À l'origine[2].

Le film a été tourné dans le département de la Meurthe-et-Moselle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Exclusif: les tops et les flops du cinéma français en 2012 sur BFM TV.com, publié le 7 janvier 2013, Simon Tenenbaum et Jamal Henni.
  2. a, b et c « Interview de Virginie Despentes pour le film "Bye Bye Blondie" », sur abusdecine.com,‎ 2012 (consulté le 9 avril 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]