Famine soviétique de 1946-1947

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La famine soviétique de 1946-1947 s'est produite après trois autres famines (1917–1922, 1931–1934 et 1941-1945 ) en Union soviétique. Elle était peu documentée avant 1989, et est mieux connue grâce à des documents d'archives déclassifiés depuis la chute de l'URSS..

L'estimation jugée la meilleure actuellement indique un nombre de morts compris entre 1 et 1,5 millions de morts[réf. nécessaire]. Les pertes démographiques sont plus élevées[1],[2],[3].

Pendant la famine les réserves en surplus possédées par l'état semblent avoir été suffisantes pour pouvoir nourrir tous ceux qui sont morts de faim. La famine aurait pu être évitée, en évitant la diminution de la nourriture disponible, due à une sécheresse causant de mauvaises récoltes[4].

Il est clair qu'une minorité est morte de famine sans que la nourriture disponible diminue réellement, car le gouvernement a reservé les stocks de nourriture prioritairement aux villes, laissant les paysans affamés.

L'estimation des décès est difficile par suite de l'absence d'enregistrement d'une partie des décès.

Beaucoup d'enfants sont morts, notamment ceux des familles nombreuses dont le père était mort pendant la guerre et qui avaient donc moins de ressources pour vivre.

Des cas de cannibalisme ou plus exactement d'anthropophagie ont été rapportés[5],[6][réf. à confirmer].

Causes[modifier | modifier le code]

Les raisons de la mauvaise gestion des stocks de nourriture sont :

  1. les paysans avaient été forcés de donner leur récoltes nécessaires à leur survie.
  2. une partie des réserves de l'état a été utilisé pour les exportations, sans tenir compte de la famine, ceci pour consolider le bloc de l'Est.
  3. les plus pauvres et faibles, des paysans, souffrant le plus de la famine ont été exclus du système de distribution publique

Les rations étaient bien plus disponibles aux fonctionnaires, ayant droit aux distributions alors que les paysans étaient exclus, pourtant dépossédés de la partie vitale pour eux de leur récolte, et on a ignoré les pertes par stockage et distribution.

Ainsi la Russie n'a pas connu le baby boom d'après guerre, comme l'Europe et l'Amérique du nord.

Le nombre de morts est contesté dans le référence 3 sur la démographie de l'Ukraine[7], qui reste vague, vu la grande difficulté de retrouver trace de ces morts, parmi tous les morts sur toute l'URSS pendant la guerre et après, leur nombre ayant augmenté au cours des évaluations de 15 à 27 millions, en raison de l'absence de statistiques de l'URSS détaillées suivant les régions, dans le décompte macabre par millions de toute sortes de souffrances, guerres, génocides, expulsions, déportations, famines, etc... .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Camb. J. Econ. (2000) 24 (5): 603-630. doi: 10.1093/cje/24.5.603
  2. http://www.paulbogdanor.com/left/soviet/famine/ellman1947.pdf [PDF]
  3. http://cje.oxfordjournals.org/content/24/5/603.abstract
  4. http://ecsocman.hse.ru/data/579/695/1217/004.POPOV.pdf
  5. Golod. 1993. Golod v Moldove (1946–1947). Sbornik dokumentov, Chisinau/Kishinev, Shtiintsa
  6. Golod. 1996. Golod v Ukrainii 1946–1947, Kyiv and New York, M. P. Kolts
  7. http://www.demoscope.ru/weekly/2004/0173/analit06.php