Invasion soviétique de la Pologne

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52° 08′ 49″ N 19° 22′ 41″ E / 52.14694, 19.37806

Avancée des troupes allemandes et soviétiques.
Parade de la cavalerie soviétique après la reddition de Lviv, alors territoire polonais.

L’invasion soviétique de la Pologne a été une opération militaire des premières phases de la Seconde Guerre mondiale. L'armée soviétique s'est attaquée à la Pologne le 17 septembre 1939 sans déclaration de guerre préalable, soient seize jours après le début de la Campagne de Pologne, l'Allemagne et l'Union soviétique ayant associé leurs objectifs et stratégies par le pacte germano-soviétique.

L'invasion s'est terminée par la victoire de l'Armée rouge, les forces de la Pologne étant dispersées sur deux fronts.

Il semblerait[réf. nécessaire] que 466 516 hommes aient pris part à cette opération. Durant cette campagne, elle rencontre peu de résistance. Les pertes seraient de 1 475 tués et 2 383 blessés. Les Soviétiques annonceront avoir désarmé 452 536 hommes, mais il semble cependant que beaucoup eurent été des miliciens. Des sources polonaises modernes comme la Wielka Encyklopedia PWN parlent d'environ 240 000 prisonniers. Les troupes soviétiques, respectant le traité avec les Allemands, s'arrêtent sur la ligne Curzon et une parade militaire commune a lieu à Brest-Litovsk, le 23 septembre.

Déroulement de l'invasion[modifier | modifier le code]

L'invasion de la Pologne par l’URSS le 17 septembre 1939 est entreprise conformément au protocole secret du pacte germano-soviétique. Les Soviétiques interviennent car, selon eux, les populations ukrainiennes et biélorusses de Pologne sont victimes de discrimination, bien que la raison officieuse soit l'intention qu'a Staline d'annexer des territoires polonais et ainsi d'agrandir l’Union soviétique. Enfin, la Russie Soviétique, qui avait précédemment subi une défaite cuisante durant la guerre russo-polonaise de 1920, souhaite depuis cette date laver cet affront.

Le 18 septembre, la résistance polonaise devient plus forte mais la fin est proche pour l'armée polonaise qui cherche d'ailleurs plus à combattre les Allemands que les Soviétiques. Les troupes soviétiques qui attaquent sont constituées de deux groupes d'armées. Celui de Biélorussie est constitué de 4 armées et celui d'Ukraine de 3 armées. Parmi ces trois armées, la 12e reçoit l'ordre de couper l'accès à l'armée polonaise aux frontières hongroise et roumaine. En face de cette force d'invasion, les Polonais n'alignent que 18 bataillons et 5 escadrons de cavalerie. Certains de ces hommes, surpris de voir des soldats soviétiques croient tout d'abord que ces derniers sont venus les aider, mais ils comprennent très vite leur erreur lorsqu'ils sont capturés. Le même jour, le gouvernement polonais basé à Kolomyja que les avants-gardes russes menacent est pleinement conscient que l'armée polonaise ne pourra plus résister et se retire donc par la voie des airs en Roumanie et de là, en France. Les derniers coups de feu polonais sont tirés le 6 octobre. Par voie terrestre, 30 000 soldats polonais réussiront à s'enfuir par la Roumanie, dont la flotte les amène, par la Mer Noire et l'Égée, à Alexandrie, en territoire britannique[1]. 60 000 autres Polonais, dont de nombreux soldats, fuient par la Slovaquie, la Hongrie et la Yougoslavie: beaucoup de ces exilés rejoindront, par l'Adriatique ou par la Grèce, l'armée polonaise reconstituée à Alexandrie, en France et en Grande-Bretagne (ces routes d'exil se ferment en juin 1940, après l'effondrement de la France, lorsque tous ces pays rejoignent l'orbite allemande: dès lors, les réfugiés polonais y sont internés).

Pendant ce temps, les Soviétiques progressent en deux jours de près de 100 km et pillent tous les magasins qu'ils rencontrent, malgré l'interdiction des généraux. C'est Guderian qui rencontre les premiers Soviétiques, qui demandent au général allemand d'évacuer avant le 22 septembre la ville de Brest-Litovsk en vertu de l'accord germano-soviétique. Pour Guderian le coup est dur, car la conquête de la ville a occasionné des pertes lourdes à ses troupes et il estime que le délai d'évacuation est trop court. Finalement, les Russes acceptent de lui donner un délai. Le 18 septembre, Hitler annonce la fin de la campagne de Pologne, mais, en fait, les Polonais résistent encore dans certains endroits du pays et notamment à Varsovie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Grigore Gafencu, Préliminaires de la guerre à l’est : de l’accord de Moscou (21.08.1939) aux hostilités de Russie (22.06.1941). Egloff, Fribourg/Suisse 1944

Articles connexes[modifier | modifier le code]